Les 24 Heures du Mans 2018 ne resteront pas dans les annales pour leur suspense. Toyota a dominé. Toyota n’a pas faibli. Toyota a gagné. La logique a été respectée.

L’histoire retiendra que Fernando Alonso s’est imposé. Mais il n’était pas le seul à piloter la Toyota TS050 Hybrid. Ses équipiers Kazuki Nakajima et Sébastien Buemi ont pu monter à ses côtés sur la plus haute marche du podium.

 

Derrière les intouchables Toyota #8 et #7, Rebellion a cette année encore été l’équipe privée la plus solide. Mais quel écart abyssal entre les P1 Hybrides et les P1 privées. Douze tours séparaient à l’arrivée la Toyota victorieuse de la Rebellion #3 deMathias Beche, Thomas Laurent et Gustavo Menezes.

Heureusement, la course fut bien plus belle en GT avec de chouettes bagarres pour la tête en début de course puis pour la deuxième place entre Porsche et Ford.

Gérant parfaitement leur avance, Laurens Vanthoor, Michael Christensen et Kévin Estre ont remporté une victoire « historique » sur leur 911 RSR Pink Pig rendant hommage à la 917 victorieuse en 1971. Une superbe victoire pour Laurens en LM GTE Pro douze mois après le succès de son cadet Dries en « Am ».

Photo Porsche Motorsport/Antonin Vincent

En GT, Porsche a même signé le doublé avec sa deuxième 911 RSR « anniversaire » aux couleurs de Rothmans. Ford a finalement dû se contenter des 3e et 4e places.

Photo Porsche Motorsport

En LM P2, la victoire est revenue à l’Oreca G-Drive de Jean-Eric Vergne, Roman Rusinov et Andrea Pizzitola, classés 5e au général. Quant à la catégorie GTE Am, elle a été remportée aussi par Porsche avec la Dempsey-Proton Racing de Matt Campbell, Christian Ried et du très prometteur Français Julien Andlauer.