Les 24 Heures du Nürburgring rencontrent à nouveau un succès colossal cette année, aussi bien auprès des participants que du public. Avec pas moins de 157 équipages engagés, le double tour d’horloge de l’Enfer Vert ne connait pas la crise. Les Belges seront également bien présents, avec pas moins de 13 diables rouges attendus sur la grille de départ de cette 45e édition. Et si la plupart viseront la victoire au scratch, d’autres ont également leurs chances chez les « petits cubes »…

A seigneur tout honneur. Le dernier Belge à s’être imposé au classement général n’est autre que notre Laurens Vanthoor national. Le pilote de Zolder s’était imposé voici deux ans avec Audi et WRT. Depuis passé dans le camp de Porsche, il pilotera cette année une 911 GT3-R engagée par le Team Falken, cette même équipe aux couleurs bleues-turquoises si distinctives qui avait terminé 3e en 2015. Epaulé par Martin Ragginger, Jorg Bergmeister et Dirk Werner, le Limbourgeois se verrait bien ceindre une deuxième couronne sur le Ring : « Il est plus difficile de gagner au Nürburgring qu’au Mans », admet Laurens, cité par Autosport.nl. « Ma victoire de 2015 est un des plus beaux succès de ma carrière, et je me verrais bien réitérer cet exploit avec Porsche. Nous avons été rapides lors des courses préparatoires, et nous avons nos chances cette année. Les pneus Falken fonctionnent bien de surcroît sur la Nordschleife. »

Tout le monde se souvient de sa prestation magistrale de 2013 où il avait enrhumé en effectuant un véritable numéro de funambule au petit matin. Bien que très rapide sur le grand Nürburgring, Maxime Martin ne s’être pourtant jamais imposé outre-Rhin. « Pushpapy » rempile en 2017 avec la recette qui lui a permis de remporter les dernières 24 Heures de Spa : une BMW M6 GT3 couvée par ROWE Racing, et Alexander Sims et Philipp Eng comme équipiers. Les trois gaillards seront néanmoins soutenus par Marc Basseng cette année. « Il s’en est fallu de peu pour que BMW s’impose pour la 20e fois au cours de ces dernières éditions, et ce serait bien que nous y parvenions cette année. », explique le Bruxellois. « Le Nürburgring est géographiquement proche de la Belgique. J’espère que de nombreux fans seront là pour me soutenir. Cette édition promet d’être très disputée, mais j’ai hâte d’y être ! »

Deux écuries seront officiellement soutenues par Audi Sport dans la catégorie-reine SP9 : Land-Motorsport et Team WRT. La structure de Vincent Vosse engage ce week-end deux R8 LMS qui peuvent décrocher toutes les deux la timbale. La n°9 est pilotée par Robin Frijns, Marcel Fässler, René Rast et Nico Müller, ces deux derniers étant également inscrits sur la n°10 pour soutenir Frank Stippler et Frédéric Vervisch. Le pilote Comtoyou en TCR International sera ainsi le Belge de service au sein de la structure de Baudour, Dries Vanthoor n’étant de facto pas repris dans l’effectif. Il faudra tenir Fred à l’œil, le Flandrien ayant montré de très belles choses lors de l’édition précédente.

Bras armé de Bentley en Allemagne, ABT Sportsline engagera pas moins de trois Bentley Continental GT3. L’une d’entre elles, la n°36, recevra même l’appui technique de M-Sport, ce qui explique la présence de Maxime Soulet dans l’équipage. « Mad Max » fera équipe avec ses comparses de la Blancpain GT Series, à savoir Guy Smith et Steven Kane. Après une saison de vaches maigres en 2016, Nico Verdonck retrouve le volant d’une GT3 de pointe cette année. Le Bruxellois pilote la Bentley n°37 en compagnie de Chris Brück et Christian Menzel. Et si Verdonck permettait à la firme de Crewe de défaire les marques allemandes dimanche après-midi ? « Pour Bentley Motorsport et pour l’équipe, c’est bien d’avoir signé de bons résultats sur les épreuves de préparation, mais l’essentiel est d’être en mesure de jouer la victoire lors des 24 Heures du Nürburgring. », martèle Nico.

En-dessous du GT3, il y a le GT4. On retrouvera ainsi un de nos représentants au volant d’une monture répondant à la réglementation instiguée naguère par un certain Pascal Witmeur. Ayant récemment trouvé refuge en Asie où sa vitesse de pointe fait des ravages notamment en Audi R8 LMS Cup, Alessio Picariello retrouve la vieille Europe et vient défier l’Enfer Vert. Le jeune Carolorégien est annoncé sur un Porsche Cayman engagé dans la classe SP-X par le team allemand ProSport. Alessio croisera le fer avec les deux Audi R8 GT4 officielles, une Renault RS01 ou encore les iconoclastes SCG. A noter la présence de Stef Vancampenhoudt sur une BMW M4 dans la catégorie SP8T.

Cela fait depuis de nombreuses années que Hyundai vient s’aventurer dans l’Eifel au mois de mai. La firme coréenne est à nouveau de la partie cette année avec deux i30 N qui se veulent proches du modèle de série mais dont on sait que les informations récoltées à l’issue de ces 24 Heures seront bénéfiques au développement de la future i30 TCR qui doit être prête d’ici la fin de l’année. Vincent Radermecker a rejoint à la fin de l’hiver le constructeur sud-coréen, et c’est sans surprise qu’on le retrouve au volant d’une des deux compactes asiatiques alignées dans la classe SP3T. En dépit du fait qu’il soit annoncé chez Hyundai dans la dernière liste d’engagés, Bruno Beulen disputera l’épreuve sur un Porsche Cayman GT4 du Muehlner Motorsport. Un dernier Belge est également inscrit dans la catégorie, le Louvainiste Jean-Luc Behets étant engagé sur une Opel Astra OPC Cup.

On les retrouve tous les ans au volant d’une Toyota GT86 dont la livrée façon Art Car ne passe jamais inaperçue. Jacques Derenne et son compère « Brody » sont à nouveau au départ sur leur coupé japonais qu’ils partagent avec un Italien et un Américain. Les deux amis sont engagés dans la catégorie SP3. Last but not least, Frédéric Ledoux est cette année engagé sur un Porsche Cayman V5 de l’équipe Adrenalin.

Vous l’avez compris, il y a de quoi s’en mettre sous la dent cette année dans l’Eifel. Après les essais libres de 15h50 à 17h30, rendez-vous de 20h05 à 23h30 ce jeudi pour la première séance qualificative qui promet d’ores et déjà d’être très disputée ! Les essais sont à suivre en live ici