Bien loin d’un Grand Prix de F1 à Monaco soporifique à souhait et qui aura prouvé une nouvelle fois que la discipline s’éloigne de plus en plus du « sport » automobile, les 24 Heures du Nürburgring ont connu un dénouement haletant. Un véritable sprint mené sur une Nordschleife divisée en deux: une partie totalement détrempée et une section demeurée sèche.

Et malheureusement pour l’équipe belge, le team Audi Sport WRT a perdu à la loterie…

Marquée par la domination des Audi R8 LMS, cette édition 2017 des 24 Heures du Nürburgring a été passionnante jusqu’au bout. En tête depuis de nombreuses heures, l’Audi n°29 verte du team Land Motorsport semblait avoir tout perdu à deux heures du but quand un problème de capteur lui coûtait de précieuses minutes.

En embuscade, l’Audi n°9 de Marcel Fässler, Robin Frijns, Nico Müller et René Rast s’emparait alors des commandes de l’épreuve. En tête à quelques minutes de l’arrivée seulement, l’Audi du team WRT allait cependant tout perdre à cause de… la pluie!

A deux tours de l’arrivée, un orage transformait en effet une partie de la piste en patinoire. Et c’est lors d’un ultime ravitaillement qui s’éternisait que le team Land Motorsport allait prendre la décision qui allait lui offrir la victoire: monter des pneus Pluie et lancer le Sud-Africain Kelvin van der Linde à l’assaut des leaders…

Contrairement au team Land, l’équipe WRT décidait de conserver les pneus slicks. Des Dunlop d’ailleurs, qui ont remplacé en cours de week-end les Michelin utilisés jusqu’alors par l’équipe. En perdition, René Rast ne pouvait empêcher Kelvin van der Linde de prendre le meilleur. L’Allemand perdait également in extremis la deuxième place quand il se faisait dépasser par la BMW n°98 du team Rowe, qui avait aussi choisi de chausser des pneus Pluie.

Le quatuor composé de Nick Catsburg, Richard Westbrook, Alexander Sims et Markus Palttala s’offrait ainsi la deuxième place à 29 secondes de la R8 LMS de Christopher Mies, Connor De Phillippi, Markus Winkelhock et Kelvin van der Linde, qui devenait le premier pilote africain à s’imposer dans l’Eifel.

Du côté des Belges, cette 45e édition ne restera pas dans les annales. Le meilleur Belge  l’arrivée est Maxime Martin, dixième sur la seconde BMW M6 du team Rowe, la #99, retardée en début de course par une crevaison coûteuse en temps.

Sur la Bentley n°37 jaune, Nico Verdonck a croisé le drapeau à damier au 15e rang. C’est cinq places de mieux que Maxime Soulet sur la Continental GT3 rouge n°36.

Sur sa Hyundai i30, Vincent Radermecker a terminé à la 50e place du général, la 4e dans la catégorie SP3T. Olivier Muytjens le suit de près au 53e rang sur un Porsche Cayman. Pour tout savoir de la course des Belges, et des malheurs notamment de Fred Vervisch ou Laurens Vanthoor, rendez-vous dans le #3 de SPEED Magazine!

(c) Photos Gérard ‘t Serstevens – SPEED Magazine