L’avant dernière course de la Super Saison 2018-2019 du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA s’est déroulée dans des conditions dantesques. Ces Total 6 Heures de Spa-Francorchamps ont vu la Toyota #8 du trio Alonso-Buemi-Nakajima l’emporter. Deux titres ont également été attribués : pour Toyota et Porsche.
Total 6 Heures de Spa-Francorchamps : Une course de champions !

« On a tout eu sur cette course: la pluie, le grésil, la neige, le soleil, une piste détrempée, qui s’assèche très vite, bref toutes les saisons en une course ! Au volant, ce n’était vraiment pas facile, mais à la fin d’une épreuve pareille, on doit reconnaître que c’est sacrément kiffant  » souffle Thomas Laurent, 2e des Total 6 Heures de Spa, au volant de sa Rebellion #3. Le Français, auteur d’une course solide et de manoeuvres décisives, poursuit : « Je voulais tellement cette 2e place à la régulière que parfois j’ai pris mes responsabilités. »

L’équipage Laurent-Berthon-Menezes devance la SMP #11 de Petrov-Aleshin et Vandoorne. Le Belge, qui a réalisé un magnifique relais en début d’épreuve, termine sa première course en Championnat du Monde d’Endurance par un podium, à domicile.

Sébastien Buemi, vainqueur de l’épreuve avec Fernando Alonso et Kazuki Nakajima, semblait plus se réjouir du titre décroché par Toyota que par le déroulé de sa course: « Nous avions notamment des problèmes de radio, qui font que lorsque j’aurais du m’arrêter je ne l’ai pas fait car je n’ai pas entendu. La voiture soeur a connu aussi des soucis (un problème de capteurs qui l’immobilisa plus de 11 minutes à son stand), ce qui nous a permis ce résultat. » Son équipier Kazuki Nakajima prolongeait ce sentiment: « C’est une belle réussite pour l’équipe de décrocher ce titre. Pendant la course, nous avons connu différents problèmes, dont nous allons tirer des leçons pour les 24 Heures du Mans, une épreuve qu’il est difficile de terminer, et qui est notre prochain grand rendez vous. »

 

En GTE Pro, ces Total 6 Heures de Spa-Francorchamps ont été âprement disputées, malgré des conditions météorologiques plus que délicates. Pour preuve, l’état de l’Aston Martin #97 victorieuse à l’arrivée. « Ma voiture a été marquée de partout. Personnellement, je me suis fait toucher par une BMW, avant même le drapeau vert, puis une Ferrari, une Ford….énumère le belge Maxime Martin, qui ne pouvait rêver meilleur spot pour signer son premier succès avec Aston Martin, associé à Alex Lynn. « J’ai couru à de nombreuses reprises dans ma carrière ici sur cette piste, mais jamais encore sous la neige. La stratégie était essentielle. Il ne fallait pas se tromper avec les pneumatiques car paradoxalement, malgré le froid, la piste pouvait s’assécher très vite. On ne voyait vraiment rien. On se repérait parfois aux phares. Le plus dangereux était les périodes de restart, avec les paquets d’eau c’était très compliqué. » Le succès d’Aston Martin n’a pas empêché Porsche de décrocher le titre constructeurs dans la catégorie, de même que la victoire en GTE Am, avec la #77 du Dempsey Proton Racing.

En LMP2, Pastor Maldonado, sur DragonSpeed, reconnaissait avoir connu l’enfer parfois durant ses relais, mais disposait d’une voiture  »qui avait un bon set up pour différentes situations. L’équipe a fait un bon travail. Nous avons concrétisé avec cette victoire sur cette course. »

Après 6 heures (à une dizaine de minutes près, puisque le drapeau rouge fut brandi à 11 minutes de l’arrivée) d’une bagarre contre les élements et les autres concurrents, le plateau du WEC pensait déjà à la Super Finale, la 87e édition des 24 Heures du Mans, les 15 et 16 juin 2019.

Source: Com