Essai Alfa Romeo Giulietta 1.4-120 ch Super Sportiva (31.01.2020)

 

Près de 10 ans de carrière pour la Giulietta. Une période durant laquelle elle n’a évolué que par toutes petites touches, preuve que son dessin initial était une réussite. Mais pour le reste, celle qui est aujourd’hui la plus petite des Alfa Romeo est-elle toujours dans le coup ? (Marc Lacroix)

 

DESIGN

C’est avec son millésime 2019 que la Giuletta a bénéficié de ses dernières adaptations, toujours très légères. Il est vrai que son style râblé reste tout à fait plaisant.

 

Les réactions concernant le faciès et ses feux globuleux restent tout autant mitigées que ce que la face arrière fait l’unanimité. Il y a 3 finitions : Giulietta, Super et Super Sportiva. Nous disposions la plus huppée, dans une jolie robe verte métal foncé.

 

HABITACLE

Au fil des ans, l’intérieur n’a guère plus changé que l’extérieur. L’écran central est apparu avec le restylage de 2013. La version actuelle a été updatée au niveau infodivertissement et connectivité.

 

TECHNIQUE

C’est sous le capot que l’on relève les évolutions les plus importantes subies en cours de carrière pour ce modèle. Mais désormais, seuls les diesel JTDM et turbo essence 1.4 subsistent, tous deux en 120 ch ; le JTDM peut aussi s’associer à la transmission automatique à double embrayage TCT. En ce qui nous concerne, c’est la 1400 essence que nous avons testée.

 

A BORD

C’est en pénétrant dans l’habitacle que l’on se rend compte que la Giulietta commence à dater ; force est de constater qu’elle est désormais assez éloignée des standards de la catégorie à laquelle elle s’attaque. Si le tout est bien assemblé, on pourra déplorer l’abondance de plastiques durs, ainsi qu’une ergonomie… disons particulière.

Nous n’avons pas nécessairement apprécié la position de conduite, notamment parce que « trop haute », par le manque de soutien au niveau des genoux et le manque d’amplitude offerte quant au réglage du volant. Avec certains types de chaussures, la pointe aura tendance à toucher la garniture.

L’âge se fait aussi ressentir en termes d’habitabilité, avec des places arrière et un coffre (350 lit.) qui ne sont pas plus généreux qu’un modèle récent plus petit. A noter aussi l’absence d’accès et de démarrage sans clé.

Depuis 2019, le système multimédia U-connect permet d’avoir un peu de connectivité avec une compatibilité smartphone, le Bluetooth, le GPS.

 

SUR LA ROUTE

Sans être un foudre de guerre, le 1.4-120 ch répondra à vos attentes. Il est bien aidé dans sa tâche par une boîte 6 manuelle idéalement étagée.

Bien que l’amortissement soit plutôt typé moelleux, le comportement général reste assez dynamique et sécurisant, notamment grâce à un bel équilibre. On appréciera aussi une acoustique relativement bien soignée.

Selon le mode sélectionné parmi les trois proposés, le fameux système DNA de la marque au trèfle permet d’optimiser les sensations de conduite.

BILAN

Toujours élégante malgré son âge, l’Alfa Romeo Giulietta continue de séduire pour son style transalpin dynamique aux faux airs de coupé (poignées de portes arrière intégrées au montant). Prévue dès 22.490€ (dès 27.690€ pour la Super Sportiva), elle continue de présenter un certain intérêt. A fortiori pour les passionnés de la marque, qui lui pardonneront les petites lacunes précisément due à son âge.


Story Alfa Romeo Giulietta (15.05.2019)

En 2010, Alfa Romeo commercialisait une nouvelle et attendue compacte. Avec elle, la marque milanaise ressortait pour la troisième fois de son histoire le nom Giulietta. (Marc Lacroix)

1954 : Lancement Giulietta ; Berlina, Sprint (coupé) et Spider (1955) ; produite jusqu’en 1964.

 

1977 : 2e génération produite pendant 8 ans ; berline uniquement.

 

2010 : Commercialisation Giulietta III ;

 

09/2013 : Restylage.

 

03/2016 : Restylage.