Amaury Molle et Renaud Herman sont parvenus à rallier l’arrivée du Tour de Corse 2018 ! En janvier dernier ils étaient parvenus à conclure le Monte-Carlo en 2e position en WRC-3. Ici, ils ont pu maintenir leur bon classement au championnat en rejoignant, une nouvelle fois, l’arrivée d’un autre monument du championnat du Monde !

« Je suis plus que ravi de pouvoir terminer une autre épreuve mythique du WRC. », explique Amaury. « Ce fût encore un autre challenge que celui du Monte-Carlo où les conditions de routes étaient compliquées. Ici, c’était surtout les routes en elles mêmes qui étaient difficiles. Ce rallye porte bien son surnom de « rallyes aux 10.000 virages » ! Cela ne fait que tourner sans arrêt et ce pendant plus de 50 kilomètres. Je suis bien content de m’être encore plus préparé physiquement avant cette épreuve, car une meilleure condition physique est davantage nécessaire que sur une autre manche. Finir était l’objectif du week-end, telle est ma ligne de conduite cette année. Je souhaite prendre le maximum d’expérience sur tous les rallyes auxquels je participe. »

« En Corse, ce n’était pas évident de trouver le rythme. En effet, l’adhérence est tellement élevée à certains endroits qu’il est difficile de trouver la limite tant les routes sont étroites et qu’un excès d’optimisme pourraient vous coûter votre week-end. Je souhaitais dans un premier temps y aller étape par étape face à une concurrence plus expérimentée. Pour résumer la course, suite à un chrono prometteur lors du shakedown, nous avons pu découvrir que cela pouvait bien tourner dans tous les sens tout en allant très vite. En début de rallye, je gérais un peu trop les freins et pneus dans les longues spéciales, il vaut mieux cela que de sortir avec précipitation. »

« On m’a toujours dit, il faut apprendre à marcher avant de courir, dès lors je prends d’abord l’expérience du terrain avant tout. Au fil des spéciales, j’ai pu adapter ma façon de conduire en réduisant petit à petit l’écart avec les spécialistes du terrain. Mais il est vrai que les conditions de routes étaient différentes dans certaines spéciales, notamment la dernière du samedi que nous avons effectué une heure plus tard et dans le noir (suite à un arrêt de la course devant nous). Je peux assurer que dans le noir, la Corse c’est encore un autre défi. Tout comme celui du dimanche matin, 55 kilomètres débutés en pneus froids ! »

« Après deux heures de liaisons, nous étions au départ du juge de paix du rallye avec le plus long tronçon que j’ai pu effectuer en carrière. Cela s’est bien passé mais une perte de temps en début de spéciale, suite à une pédale de frein trop tendre, nous ont empêché de montrer davantage l’évolution. Celle-ci même que nous avons pu montrer dans la power stage, sans prendre de risque non plus, afin de pouvoir arriver sur le podium final d’Ajaccio avec un gain d’expérience important ! »