Essai Audi A1 Citycarver TFSI 30 (19.06.2020)

 

Nous vous l’avions présentée en août 2019 (voir plus bas), le temps était venu d’en prendre le volant. Alors, que donne cette Audi A1 Citycarver… (Marc Lacroix)

 

DESIGN

La ligne générale est forcément celle de l’A1 Sportback, dont la Citycarver est un dérivé à l’aspect aventurier (l’équivalent des Allroad mais sans le système Quattro) ; c’est tendance… Par rapport à elle, la Citycarver adapte des boucliers spécifiques, avec de véritables fausses grilles d’aération (donc… totalement inutiles !). Question de look ? OK ! Pour notre part, nous confirmons trouver cette démarche un peu ridicule dans cette forme ; tant qu’à faire, pourquoi ne pas avoir prévu de vraies grilles et non des garnitures pleines. Mais bon…

 

Toujours selon une appréciation qui n’est que la nôtre, le fait de peindre les protections de passages de roues les rend plus vulnérables face à d’éventuels coups et/ou griffes, réduisant ainsi leur utilité protectrice… à néant ! Un paradoxe qui, une fois encore, s’explique par la seule volonté de soigner l’esthétique.

 

Pour parfaire l’aspect baroudeur qui doit distinguer cette version des Sportback, la garde au sol est sensiblement relevée : 40mm exactement. Nous avons néanmoins eu le sentiment que la couleur bleue foncé de notre exemplaire ne mettait du tout la version Citycarver en valeur…

 

HABITACLE

On retrouve l’habitacle de l’A1 Sportback, avec face au conducteur, des compteurs numériques et au centre, au-dessus de la console, un écran tactile, que les designers ont eu la bonne idée d’orienter légèrement vers le haut et, surtout, vers le conducteur, qui a ainsi une vision parfaite. Celui-ci permet de commander radio, Media, téléphone, Navigation… et procéder à des réglages du véhicule (mode Efficiency, Auto, Dynamic ou Individual, aides à la conduite, éclairage…). Sobre et rigoureux, l’habitacle se pare d’inserts brillants du plus bel effet… mais, comme toujours avec ce matériau, à déconseiller aux « maniaques » s’ils ne veulent pas que les traces de doigts les rendent dingues…

 

TECHNIQUE

Selon cette merveilleuse nouvelle désignation des moteurs instaurée par Audi, le TFSI 25 signale ici la présence sous le capot d’un 3 cylindres 1.0-95 ch, le TSI monté dans tant de modèles du groupe VW, mais appelé…. TFSI chez Audi. Il est accouplé à la boîte « auto » S-Tronic, qui à l’instar des blocs essence TSI de VW qui se désignent TFSI chez Audi, l’appellation donnée par la marque aux anneaux entrelacés pour l’excellente DSG.

 

EQUIPEMENT

Comme toutes les A1, la Citycarver reçoit en série Hill Hold Assist (freine le véhicule automatiquement à l’arrêt), pre sense front (tension des ceintures de sécurité avant, activation des feux de détresse, fermeture du toit ouvrant et fermeture des vitres en cas de détection de situation critique), limiteur de vitesse, Lane Assist (maintien de voie). Pour le reste, il faudra lorgner du côté de la liste des options.

 

A BORD

En dépit de l’aspect que l’on a tenté de leur conférer, l’abondance de plastiques durs continue de nous surprendre, surtout au vu du niveau de tarif pratiqué. N’oublions pas qu’Audi est une marque « Premium » ! Plus encore que pour les panneaux de portes, ceci est gênant au niveau de la console, sur laquelle s’esquinte mollet et /ou genoux. Les sièges baquets qui équipaient notre exemplaire offrent un confort ferme et un maintien latéral efficace. En un mot, efficace comme nous les aimons. Si la contenance de la boîte à gant est honnête, le rangement de l’accoudoir central est franchement « rikiki » ; n’espérez pas y mettre grand-chose… Mais si la sensibilité de l’écran tactile est franchement top, on ne peut pas en dire autant de l’efficacité naturelle du système de navigation ; l’écriture manuelle est plus gadget qu’autre chose, a fortiori vu sa lenteur…

 

Affiché 34.570€ (avantage de 1.220€ liée à une offre spéciale déduit), pour un prix de base de 25.510€, notre exemplaire était donc équipé d’options pour environ 10.000€. Parmi celle-ci, des sièges avant « Sport » (410€) et chauffants (360€), un pare-brise athermique (80€), des rétroviseurs extérieurs dégivrants réglables et rabattables électriquement (180€), régulateur de vitesse (pas de contrôle de distance par rapport aux véhicules qui précède) pour 340€, une climatisation 2 zones à 480€ ou encore l’Audi Drive Select (5 modes de conduite) pour 210€, des phares avant LED (1.170€), et l’Audi Sound à 8 HP (310€). Il vous faudra même débourser 60€ pour disposer d’un plancher de coffre plan et de filets d’arrimage dans le compartiment à bagages. Et oui, tout se paye !

 

 

SUR LA ROUTE

Avec un peu plus de 100 ch disponibles sous la pédale, notre A1 Citycarver n’avait rien de foudroyant, mais cet excellent petit moteur suffit à un usage en bon père de famille. Si vous avez le pied lourd ou que vous voulez du dynamisme, il est évident qu’il vous faudra opter pour un autre bloc, plus puissant ! Le système Stop/Start fait preuve d’une belle réactivité et ne gêne aucunement le conducteur dans ses déplacements. Dans son ensemble, l’acoustique nous a paru pas mal contenue.

 

Comme lorsque nous avions testé l’A1Sportback (voir plus bas), nous avons apprécié la boîte S-Tronic. Honnêtement, est-ce une surprise ? Nous n’avons en tous cas rien d’autres de particulier à dire à ce sujet… Comme dans l’A1 Sportback, la direction est douce et consistante, agilité et maniabilité étant dignes d’une citadine. Comme nous l’avons souligné par ailleurs, il ne faudra toutefois pas vous fier aux protections de passages de roues si d’aventure vous vous heurtez aux aléas de la jungle urbaine.

 

BILAN

Le public demande des voitures à l’allure de SUV, et bien qu’on lui en donne ! A part un look adapté et une hauteur de caisse relevée de quelques millimètres, l’A1 Citycarver apporte-t-elle vraiment quelque chose de plus que l’A1 Sportback ? Selon nous, non. Si ce n’est que suivre une mode, dont nous comprenons tout à fait qu’il faille tenir compte. Maintenant, ceux qui apprécient ce typage devraient apprécier, mais ils devront débourser 2.000€ de plus à équipement égal.


Audi A1 citycarver (20.08.2019)

Citycarver est une nouvelle dénomination utilisée par Audi pour désigner un modèle à l’aspect « baroudeur » mais démuni de transmission intégrale. L’A1 est la première interprétation de cette sorte de Allroad sans quattro… (Marc Lacroix)

 

DESIGN

La spécificité est la garde au sol augmentée de près de 4 cm et les roues plus grandes (dès 16 pouces et jusqu’à 18 pouces avec le pack Dynamic) ; protection du dessous de caisse couleur acier inox ; passages de roue et moulures latérales redessinés à pièces ajoutées ; pare-chocs arrière redessiné.

 

EQUIPEMENT

Composants d’infodivertissement et connectivité numérique étendue ; combiné d’instruments entièrement numérique de série, avec l’Audi Virtual Cockpit et la navigation MMI au sommet de la gamme.

TECHNIQUE

Réglage de la suspension sportive à 4 en option avec le pack Dynamic : disques de frein avec étriers rouges, système de suspension dynamique Audi drive select, exhausteur de sonorité et suspension à amortisseurs réglables ; Audi Drive Select à 4 modes également disponible séparément (auto, dynamic, efficiency et individual).

 

COMMERCIALISATION

Commandée ouvertes ; 1ères livraisons à l’automne 2019.


Essai Audi A1 30 TFSI (20.05.2019)

Après l’échec essuyé avec l’A2, Audi était resté absent du marché des citadines pendant 5 ans, avant de le réintégrer en 2010 avec une toute nouvelle A1. Après 8 années de carrière et 800.000 unités écoulées, il était temps de passer à autre chose et la marque allemande a lancé le deuxième opus de ce modèle, que nous avons découvert au travers de sa version 30 TFSI. (Marc Lacroix)

 

DESIGN

Première différence importante avec la devancière, désormais, l’A1 est exclusivement proposée avec la carrosserie 5 portes Sportback, apparue en 2012 avec la première génération.

 

Une fois n’est pas coutume, Audi a totalement changé le style, moins arrondi, et force est de constater que la nouvelle A1 Sportback exhibe un look plutôt sympa, dynamisé par accroissement de la longueur (+6 cm à 4,03 m) et de l’empattement (+10 cm), ainsi que par une diminution de 1 cm en hauteur (1,41 m) et en largeur (1,74 m).

 

On aimera ou pas, mais cette ligne qui se veut résolument sportive intègre des entrées d’air du bouclier surdimensionnées, tant à l’avant, qu’à l’arrière. Par contre, nous avons du mal à ce qu’elles soient… factices. Pourquoi ne pas en avoir profité pour leur donner une utilité ? Il en est de même pour les ouïes dans le bas du capot, qui selon nous ont pour seul mérite de rappeler la Sport Quattro S1 Gr. B des années 80…

HABITACLE

Comme pour la robe, l’habitacle change énormément pour se faire plus cossu, notamment au niveau de la planche de bord. L’Audi Digital Cockpit est de série (instrumentation digitale), le Virtual Cockpit optionnel (180€). A droite des compteurs digitaux, un écran tactile de 10,1 pouces surplombe la console paraît d’autant mieux situé qu’il est légèrement incliné vers le conducteur.

 

Comme l’extérieur, l’intérieur perd ses rondeurs, comme en attestent les ouïes d’aération, désormais rectangulaires.

 

Globalement correct, l’espace à bord se caractérise notamment par un espace aux jambes qui ne ravira pas les plus grands à l’arrière, même si cela semble déjà un peu mieux que l’A1 sortante. En revanche, avec 335 litres, le coffre gagne non moins de 65 litres par rapport à son aïeule. Banquette arrière rabattue, le volume de charge passe à 1.090 litres.

EQUIPEMENT

C’est une vieille tradition chez les constructeurs allemands, la liste des options reste – très – bien garnie.  Quelques exemples : toit couleur contrastante (480€), phares LED (1.170€), Audi Drive Select (mode auto, dynamic, efficiency et individual) à 420€, régulateur adaptatif (660€), aide au démarrage en côte Hill Hold Assist (70€), ou encore aide au stationnement avant et arrière (APS) à 820€ (arrière seul : 440€), assistance au stationnement (940€) et caméra de recul : 420€. Optionnel lui aussi (180€), le Virtual Cockpit reste un régal pour les yeux et à l’usage.

TECHNIQUE / TECHNOLOGIE

La plateforme est la « MQB A0 » aussi utilisée par d’autres petites du groupe VW. Dans un premier temps lancée en version 30 TFSI (1.0-116 ch 3 cylindres), c’est forcément cette version que nous avons testée. Comme c’est désormais souvent le cas avec les nouveautés, l’A1 Sportback peut recevoir pas mal d’équipements technologiques sur option, tel régulateur de vitesse adaptatif, ou freinage d’urgence. Toutes les A1 Sportback sont d’office équipées d’un limiteur de vitesse et de l’Audi Lane Assist (maintien de voie).

A BORD

Comme toujours chez Audi, et dans le groupe VW en général, le sentiment à bord qui prime est plutôt positif. Bonne position de conduite, commandes bien pensées… Le système multimédia est intuitif et fluide, mis à part pour cette fonction de navigation qui consiste à écrire à la main l’adresse où l’on souhaite se rendre : nos différentes manipulations nous confortent dans notre opinion, c’est franchement un gadget dont nous avons du mal à saisir la réelle utilité. Il faudra se faire à la visibilité en 3/4 arrière, mise à mal par le design retenu. On ne sait pas tout avoir !

SUR LA ROUTE

Si 116 ch peuvent paraître un peu juste a priori, cette modeste mais volontaire cavalerie s’en sort plutôt bien ! Rien de bien foudroyant, forcément, mais suffisant pour un usage en bon père de famille, ce à quoi contribue sans doute un poids contenu sous les 1.200 kg. En revanche, comme souvent avec les mécaniques similaires, les montées en régimes voient croître le niveau sonore. On pourrait aussi regretter un léger manque de finesse du système Stop&Start.

Nous l’avons déjà dit et répété, et nous confirmons, la boîte DSG (ici désignée S-Tronic) reste l’une des plus séduisantes (sinon la plus séduisante !) du marché. Elle se marie plutôt bien au petit « 3 pattes » allemand. Rien de particulier à signaler, nous avons apprécié… Autre point fort, le comportement, rigoureux et efficace, tout en offrant un certain confort. On apprécie aussi une direction douce et consistante. Agile et maniable, elle joue en cela merveilleusement bien son rôle de… citadine.

BILAN

Pas de réelle surprise au terme de cet essai : sérieux, qualité générale, prestations et … tarif sont conformes à ce dont Audi nous a habitué.

 


Story Audi A1 (10.04.2019)

 

Face à ses rivaux historiques BMW et Mercedes, qui avaient déjà adhéré à ce segment des compactes (Série 1 dès 2004 pour le premier, sans compter la Série 3 Compact de 1993, Classe B dès 2005 pour le second), Audi se devait d’en développer à son tour son interprétation. Celle-ci est née en 2010, et en plus, c’est du belge… (Marc Lacroix)

 

2007 : Audi Metroproject Quattro Concept (Salon Tokyo)

 

09/ 2008 : Audi A1 Sportback Concept (Salon Paris)

03/ 2010 : Présentation A1 (Salon Genève)

03/ 2010 : A1 e-tron Concept (Salon Genève)

09.09.2010 : Lancement de la production à (Forest Bruxelles)

05/ 2011 : A1 ClubSport Quattro (Show Car de 503 ch ; Wörthersee Tour Austria) ;

2011 : A1 Quattro (333 ex avec TFSI 2.0-256 ch) ;

02/ 2012 : A1 Sportback (5 portes)

05/ 2014 : S1 (TFSI 2.0-231 ch et Quattro)

 

01/ 2015 : Remise à niveau

 

11/ 2014 : 500.000 exemplaires produits

06/ 2018 : A1 2e génération (Salon Barcelone ; Production déplacée à Martorell/ Catalogne).