ESSAI Audi A6 45 TDI 231 ch S-Line (16.11.2018)

Modèle important pour Audi, l’A6 se devait de rapidement se renouveler pour garder la face par rapport à une concurrence qui ne s’est pas croisée les bras. C’est aujourd’hui chose faite et nous avons découvert cette nouveauté dans sa version 45 TDI. (Marc Lacroix)

 

NOTRE VERSION D’ESSAI

89.598€ (51.650€ de base)

 

Le pack sport S-Line retenu pour notre exemplaire assure à l’A6 un look plus dynamique ; à noter aussi l’option peinture « effet perlé ».

Conducteur et passagers (avant et arrière) profitent d’une belle habitabilité ; on apprécie aussi les nombreux rangements.

 

Le touché des écrans n’est pas tactile mais à retour haptique, entendez par là qu’il se produit un « clic » lors de la poussée du doigt sur l’écran. Cela présente l’avantage de ne pas être trop sensible et de pointer involontairement une mauvaise commande lorsque la route est irrégulière, mais aussi l’inconvénient de ne pas être aussi réactif. Toutefois, on s’y fait assez vite et le système s’avère au final assez agréable à l’usage.

 

On remarque assez bizarrement que la radio met parfois jusqu’à près d’une minute et demie (!) avant d’émettre le moindre son quand on démarre la voiture. Etrange…

EN ACTION

Couplé à une boîte 8 automatique « S tronic » relativement réactive (elle donne en tous cas satisfaction la plupart du temps), le V6 TDI 3.0-231 ch convient bien à la vocation de la voiture « routière ». Onctueux, il est de surcroît bien isolé et se fait discret, le tout dans un confort général d’excellent niveau ; à ce titre, notre exemplaire disposait de la suspension avec régulateur d’amortissement (option) 10mm plus basse que la suspension passive prévue d’origine. Celle-ci s’adapte selon le mode de conduite.

 

Confortable, réactive, l’A6 vous emmènera loin sans que cela génère de la fatigue ; elle remplit parfaitement son rôle de routière ; pour avoir parcouru de nombreux kilomètres sur les routes tourmentées de l’Eifel, l’A6 se révèle des plus agréables même sur du sinueux. Que du bonheur que d’enfiler les kilomètres à bord de cette auto.

 

En ville, les assistances veillent : lecture des panneaux, arrêt automatique anticollision, stationnement assisté… La grosse berline allemande fait preuve d’une douceur de fonctionnement remarquable. La fonction Start-Stop redémarre le moteur de manière prédictive : jamais gênant.

 

En conduite plus soutenue, la masse se fait forcément ressentir, tant en « pêche », dès lors un peu juste, qu’en comportement, qui reste néanmoins sécurisant ; le freinage est puissant mais la direction montre ses « limites » ; même si le mode Dynamique fait ressentir des différences de comportement, l’A6 n’est clairement pas calibrée pour une conduite « sportive ». A noter l’option « réservoir 73 litres » (au lieu de 63 normalement) cochée sur la liste des options pour notre modèle (133€).

 

La nouvelle A6 refait le retard accusé par sa devancière face à ses compatriotes et néanmoins rivales de toujours, la BMW Série 5 et la Mercedes Classe E. Le break Avant, qui réalise une part non négligeable des ventes, étant déjà à la carte, reste maintenant à attendre l’élargissement de la gamme moteur.


Présentation Audi A6 « C8 » (12.11.2018)

Née en 2011, relookée en 2015, l’actuelle génération de l’Audi A6 codée « C7 » a cédé la place à une toute nouvelle « C8 », présentée en mars dernier au dernier Salon de Genève. (Marc Lacroix)

 

Story

1968 : Audi 100 « C1 » ;

1976 : Audi 100 « C2 » ;

1982 : Audi 100 « C3 » ;

1994 : A6 « C4 »  (« C3 » relookée) ;

1997 : A6 « C5 » ;

2004 : A6 « C6 » ;

2011 : A6 « C7 » ;

2018 : A6 « C8 » ;

 

 

 

 

DIMENSIONS

A. 4,94m

B. 1,89m

C. 1,47m

D. 2.92m

 

Coffre : 565-1.680 litres.

 

 

DESIGN

Le dessin de la nouvelle A6 est inspiré du Coupé conceptuel « Prologue » présenté en 2014.

 

Comme on pouvait s’y attendre, cette Audi A6 de 5e génération conserve le style général du modèle sortant, ainsi qu’un gabarit similaire ; la calandre SingleFrame se fait sensiblement plus large et ses angles moins arrondis.  (version 2017 en bleu à gauche/ version 2018 en gris à droite)

 

L’A6 applique codes stylistiques de la dernière A8 ; le bandeau lumineux qui relie les feux arrière sur la grande soeur est ici remplacé par un jonc chromé

 

Pas nécessairement évident de reconnaître l’A6 « C7 » de la …

 

Le châssis allie acier et alu (tout alu pour l’A8).

HABITACLE

Au contraire de l’extérieur, tout ici a changé ; possibilité optionnelle de disposer du Virtual Cockpit de l’A8, avec 2 écrans tactiles (multimédia (GPS, radio…) en haut, chauffages en bas).

 

Qualité perçue indiscutable ; sièges à multi-réglages ; possibilité de personnaliser l’atmosphère intérieure en sélectionnant diverses couleurs (LED).

 

Cartographie Google Maps toujours impressionnante, avec vision face au conducteur très pratique ; connexion smartphone possible pour piloter certaines fonctions à distance.

MOTEURS

2.0-204 ch (40 TDI) et 3.0-231 ch (45 TDI) ou 286 ch (50 TDI) ; les 3 litres en quattro, boîte tiptronic (S tronic pour 40 TDI) et architecture électrique à 48V.

 

TFSI 1.8-190 ch (boîte 6 manuelle) et 3.0-340 ch sont attendus à terme ; de même, une version Allroad serait prévue pour courant 2019.

 

FINITIONS/ PACKS

A6, A6 Sport et A6 Design / Packs Business, Business Plus, Platinum, Technology, Technology Plus et S line

PRIX

51.650 à 62.550€ (hors options)