Simon Gachet et son team Saintéloc viennent de vivre coup sur coup deux week-ends « Blancpain GT » mouvementés de l’autre côté de la Manche. Malgré les vents contraires, l’équipage de l’Audi R8 LMS GT3 Evo n°25 a évolué dans le Top 10 pendant la quasi-totalité des 3 Heures de Silverstone, pour se faire subtiliser le dernier point disponible pour 23 centièmes de seconde sur la ligne.

180 minutes haletantes

48 voitures, dix marques représentées, cinq modèles différents aux cinq premières places… les statistiques sont toujours aussi impressionnantes en Blancpain GT Series Endurance Cup. Et sur le plan qualitatif également on est servi avec des bagarres somptueuses d’un bout à l’autre. Ces courses sont de puissants antidotes contre la sieste du dimanche après-midi ! Ce contexte sportif de haut niveau est donc particulièrement valorisant pour les acteurs qui parviennent à évoluer aux avant-postes.

Simon Gachet, Steven Palette et Christopher Haase ont tout donné à Silverstone pour jouer la victoire, comme à Monza il y a un mois, mais l’asphalte anglais leur a refusé ses faveurs. Pendant tous les essais, ils ont cherché un surcroît de grip salvateur, en vain. Pourtant, la 11ème place sur la grille de départ obtenue par leur effort conjoint était loin d’être rédhibitoire. Le premier relayeur Steven Palette s’est d’ailleurs résolument installé en 10ème position. Comme en Italie, les stratèges de l’équipe Saintéloc se sont montrés très inspirés. En tirant partie d’une neutralisation « full course yellow », ils ont propulsé Simon en 5ème position à l’entame de la deuxième heure de course !

Hélas, le potentiel de performance de l’Audi n’a pas permis au Nord-Isérois de se maintenir à ce rang flatteur. Au moment de s’arrêter à son tour, il pointait 10ème. Christopher Haase n’a pas ménagé ses efforts pour revenir 9ème avant de perdre deux places dans la bagarre au dernier des 76 tours.

Simon : « On a tout essayé pour améliorer la voiture aux essais en cherchant de la motricité mais nous n’y sommes pas totalement parvenus. Le circuit n’est pas le plus favorable du calendrier pour l’Audi mais marquer quelques points ne nous aurait pas déplu. Bravo à l’équipe pour la stratégie, quand on peut gagner quelques secondes dans les stands et sur les faits de course dans un championnat aussi compétitif, c’est vraiment appréciable. Avant de poursuivre la saison d’endurance GT3 au Paul Ricard début juin, je suis heureux de retrouver les rues Pau, où je me suis toujours senti dans mon élément ! »

Pau : trois lettres pour un mythe

Simon connaît en effet très bien le Grand Prix de Pau et connaît aussi le chemin qui mène vers le podium dans la capitale du Béarn ! La seule course en ville du calendrier national offrira aux spectateurs un plateau de 40 GT4 pour le deuxième round du championnat de France FFSA GT. Avec l’Audi Saintéloc et son coéquipier Eric Debard, Simon aura un bon coup à jouer les 18 et 19 mai, dans le soleil couchant de la course 1 samedi soir comme dimanche après-midi.