Essai BMW 330d Touring xDrive 

Dès 1988, BMW inaugurait le marché des breaks moyens « Premiums », avec sa Série 3 « E30 ». Et au fil du temps, le succès de cette carrosserie n’a fait que s’accentuer, plus fortement encore avec la génération sortante, alors que pourtant la vague des SUV déferlait sur le marché. Il est vrai qu’à comparer de ceux-ci, la 3 Touring avance l’argument d’une sportive comportementale qui fait référence et a du reste contribué à forger sa notoriété. Quid de la « G21 », dernière-née de cette lignée qui compte désormais 7 générations ?  (Marc Lacroix)

 

DESIGN

Logiquement, la Série 3 Touring se calque sur la berline dont elle dérive, en partage la plateforme, la longueur (4,71m, + 76mm que la génération sortante) et le style, tout en bénéficiant aussi de toutes ses améliorations. Comme la berline, la Touring grandit aussi en larguer et en hauteur (+16 et + 8 mm), ceci sans se sacrifier à la prise de kilos : merci les matériaux légers ! BMW peut par ailleurs se targuer d’une répartition du poids idéale de 50/50 entre les essieux.

 

La face avant est celle de la berline ; l’imposant bouclier souligne le double haricot élargi encadré d’optiques effilés, un look typique de la marque munichoise. La partie arrière est particulièrement soignée et la longueur identique à la berline en atteste, plutôt que de se tracasser des aspects utilitaires, comme on pourrait le supposer pour un break, BMW a préféré privilégier l’esthétique, en concevant une poupe à l’allure athlétique, avec une ligne de toit fuyante, encore accentuée par des épaules aux galbes marqués. La garde au sol réduite contribue elle aussi à conférer le dynamisme qui caractérise ce modèle.

 

Bref, quand on regarde cette Série 3 Touring, on se dit que BMW a vraiment l’art de nous concocter des jolis breaks… cette nouvelle mouture nous paraît en tous cas encore plus séduisante que jamais, ce qui est sans doute une bonne nouvelle, quand on sait la part non négligeable des ventes de la Série 3 que représente cette version. La différence de prix entre berline et Touring varie selon la motorisation (1600€, 1850€), avec un premier prix fixé à 36.000€ pour la Touring 318i.

 

HABITACLE

Comme dehors, c’est la berline Série 3 que l’on retrouve dedans, avec un cockpit comme toujours (chez BMW) très orienté vers le conducteur, une instrumentation 100% numérique, un écran multimédia fort bien intégré, une présentation sobre, une finition et une ergonomie hyper soignées, le tout en prime avec la rigueur et le sérieux que l’on connait aux Allemands, pour un résultat final d’une belle efficacité à l’usage.

 

Si les cotes d’habitabilité de la Série 3 Touring n’ont jamais été les plus généreuses, l’empattement allongé de 41mm pour cette nouvelle génération laisse augurer une amélioration sensible.

 

En ne gagnant que 5 et 10 litres (selon que les dossiers arrière soient dressé ou rabattus (500 et 1.510 litres), selon des proportions 40/20/40 et rabattables électriquement depuis le coffre sur option, le coffre ne bénéficie guère de cet accroissement et reste dans la moyenne. En revanche, l’ouverture de chargement gagne 125 mm en largueur et le seuil sensiblement abaissé.

 

EQUIPEMENT

Comme de coutume chez BMW, l’équipement se fait fort à la carte par le biais de la longue liste des options. La 3 Touring peut profiter des dernières technologies de la firme bavaroise, dont un nouveau système d’assistance au stationnement avec caméra 360° et assistant de marche arrière « AutoReverse ».

 

 

TECHNIQUE

La famille Série 3 se décline en moteurs 2 litres 4 cylindres et 3 litres 6 cylindres en ligne : 318i (156 ch), 320i et 330e (184 ch hybride rechargeable) et 330i (258 ch) pour l’essence, 316d (122 ch), 318d (136/150 ch) et 320d (163/190 ch) pour le diesel dans le premier cas, M340i (374 ch), 330d (265 ch) et M340d (340 ch) dans le second. Les 316d et 330e ne sont pas prévues en Touring.

 

La boîte 8 automatique Steptronic (signée ZF) est montée en série mais la 6 manuelle est possible pour les 318d et 320d. Propulsion de base, la 3 Touring peut recevoir la transmission intégrale xDrive.

 

A BORD

En pénétrant dans notre 330d xDrive 265ch, on retrouve l’ambiance caractéristique de BMW, qualité de présentation et finition irréprochables comprises. Bas placée, la position de conduite est typée sport et avec l’option de réglages électriques qui équipe notre exemplaire, chacun pourra trouver sa position de conduite idéale et personnalisée. Appréciable, l’ajustement des petits coussins « sous genoux ». Des palettes sont « collées » à un volant à trois branches multifonctions qui tombe parfaitement en main, tout comme l’ensemble des commandes, molette circulaire pour multimédia comprise.

 

Un angle d’ouverture des portières arrière optimisé facilitant l’accessibilité à bord et l’espace aux genoux et aux coudes également en progrès contribuent à un meilleur confort pour les passagers arrière. Soulignons aussi que la banquette arrière peut recevoir trois sièges enfants.

 

Dans la male, la surface de chargement qui reste pour ainsi dire plane est appréciée, de même que la lunette arrière du hayon qui s’ouvre indépendamment, une des spécificités de ce modèle. Soulignons aussi la facilité de mise en place et de manipulation des deux enrouleurs (plage arrière et ce famuex filet de séparation souvent monté sur les break du parc presse de BMW).

 

 

SUR LA ROUTE

Alors que le haut de gamme essence 330i est passé au 4 cylindres, pour notre plus grand plaisir notre 330d reste fidèle au « 6 en ligne » ; il fournit 265 ch et un couple impressionnant de 580 Nm ; sa sonorité est caractéristique.

 

Les accélérations sont franches et constantes et le couple énorme permet des reprises musclées ; 0-100 km/h en 5″4 et 250 km/h autolimité ; remarquable des rejets en CO2 annoncés à 146 g. Selon le mode de conduite sélectionné (Sport, Confort ou Eco), le caractère du véhicule évolue nettement. La boîte Steptronic montée sur notre voiture se marie très bien à ce bloc ; nous avons été séduits !

 

Si la fermeté germanique reste de rigueur, la 3 Touring s’avère très confortable, surtout au niveau acoustique, particulièrement soigné. On apprécie aussi la précision du train avant, bien guidé par une direction ferme et directe.

 

BILAN

Au terme de cet essai, on se dit que décidément, « BM » sait faire de sacrées autos ! Belle (subjectif), luxueuse, irréprochable en finition et matériaux, confortable et, cerise sur le gâteau, dynamique, cette 330d Touring recèle une brochette d’atouts dont le plaisir que l’on prend au volant n’est pas le moindre. Seule ombre au tableau, mais cela n’est pas nouveau, les 54.500€ de départ pour cette 330d xDrive pourront facilement s’envoler en fonction des options que vous sélectionnerez. Le prix à payer pour un véhicule de qualité…

 


BMW Série 3 (06.02.2020)

La BMW Série 3 a pris le relais de la lignée 1502, 1602, 1802 et 2002 dès mai 1975. La « 3 » est restée le plus petit modèle produit par la marque bavaroise, jusqu’à ce que ce rôle revienne à la nouvelle Série 1, en 2004. Avec le 10 millionième exemplaire sorti des chaînes en septembre 2015, elle est toutefois restée un pion majeur pour la firme de Munich, puisqu’elle compte pour près de 40 % de ses ventes. Elle compte aujourd’hui 7 générations. (Marc Lacroix / illustrations : constructeur)

1966 : Apparition de la Série 02 ;

 

1975 : 1ère génération codée « E21 » ; remplace la 2002 ; à l’avant, phares simples pour les plus petits moteurs, doubles pour les plus puissants ;

1980 : mise à jour ;

 

1982 : 2e génération (« E30 ») ; cabriolet « Baur » (avec larges montants habillés en plastique noir) ;

 

1986 : La 3.25i remplace la 3.23i (6 cylindres 2,5-171 ch ; aussi en 3.25ix à transmission intégrale) ;

 

1986 : Premier cabrio sans arceau ;

 

1986 : Première génération de M3 (2.3-200 ch ; puis 200 et 238 ch au gré de ses évolutions) ; aussi en cabrio ;

 

1990 : 3e génération (« E36« ) ;

1996 : Facelift ;

1998 : 4e génération (« E46« ) ;

 

2001 : Facelift ;

 

2005 : 5e génération (« E90 ») ;

 

2008 : Facelift ;

 

2012 : 6e génération (« F30« ) ; Coupé et Cabriolet deviennent Séries 4 ;

 

2015 : Facelift ;

 

2019 : 7e génération (« G20« ).


BMW M340i xDrive (27.11.2018)

Logiquement, la présentation de la nouvelle génération de BMW Série 3 va nous valoir une extension de la gamme dans les mois à venir. S’il faudra sans doute attendre 2020, voire 2021, pour découvrir la future M3, voici de quoi patienter : la M340i xDrive. (Marc Lacroix)

 

DESIGN

Boucliers et calandre sensiblement modifiés pour accroître l’agressivité mais dans un style plus proches de ce que font les Japonais qu’à la relative discrétion à laquelle nous a habitué BMW.

 

A noter aussi les doubles canules d’échappement spécifiques (une ligne M Sport à « sonorité ajustable ») et les jantes de 18 pouces.

TECHNIQUE

Pour lui donner vie, la maison bavaroise a prévu pour la M340i un 6 cylindres en ligne 3.0-374 ch (500 Nm de couple) ; boîte Sport Steptronic 8 vitesses ; 0-100 km/h : 4″4.

 

Différentiel, suspension et freins M Sport complètent la fiche technique.

 

Présentation : Salon de Los Angles (30 novembre/ 9 décembre)

 

Commercialisation : juillet 2019.


BMW Série 330e hybride rechargeable (12.11.2018)

La nouvelle BMW Série 3 vient d’être présentée. Dans sa foulée, voici sa variante 330e iPerformance. Une hybride rechargeable qui offrira 30 % d’autonomie supplémentaire. Attendue pour l’été prochain, elle inaugurera aussi un mode XtraBoost sur le bloc thermique. (Marc Lacroix)

Le bloc à essence 4 cylindres 2.0-184 ch sera toujours de la partie avec un moteur électrique de 113 ch sur cette 330e iPerformance mais il s’agrémentera d’un « XtraBoost » qui permettra de disposer temporairement de 40 ch supplémentaires, à 288 ch ; le gain serait de 0″3 au 0-100 km/ h (6″0) par rapport au modèle sortant.

Côté batterie, un pack de 9,9 kWh (7,6 kWh pour le modèle sortant) permettra une augmentation d’autonomie de 30%, ce qui se traduira par 60 km en cycle normalisé (environ 40 km concrètement). Du coup, consommation moyenne en cycle normalisé et rejets en CO² seraient en baisse de 10% à 1,7 l/100 km et 39 g CO²/km.