Le pilote grec reprend du rythme, celui de Macon poursuit sur le sien

Christophe Jacob est venu à bout de l’opposition en Prov’Historic Classic

Avec 108 engagés au départ sans compter une dizaine de voitures engagées en catégorie « Démo », le rallye des Boucles Chevrotines est devenu un réel incontournable tant au niveau des équipages locaux, régionaux, nationaux et mêmes internationaux ! Du côté de Sautin, Jourdan Serderidis a remporté un deuxième en succès en rallye, à côté de ceux en rallye-sprint. Sur un terrain qu’ils connaissent beaucoup mieux que le pilote grec, Vincent Gallet et Christophe Jacob gagnent malgré une jolie concurrence au départ.

Après le joli dixième anniversaire de 2017, l’écurie Rançoise a bien ancré son épreuve dans le championnat des épreuves de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Sur un terrain aussi rapide que technique, bosselé et glissant, ils sont nombreux à apprécier un parcours qui représente un véritable défi pour le duo pilote-copilote. Et avec la météo très estivale du week-end, les mécaniques ont également souffert sur ces routes qui ont fait les belles heures du « Bianchi». Un nom qui en fait encore rêver plus d’un comme Hubert Deferm qui n’a pas hésité à effectuer le déplacement avec sa terrible Ford Escort de 350 chevaux à boîte séquentielle et engagée en PH/SR où les anciennes ne correspondent plus à la fiche d’homologation de l’époque. Dans ce classement, on retrouvait ensuite David Hugla et son Opel Ascona. En plus de la dizaine de véhicules historiques en démonstration, c’est dans le classement Classic qu’on en retrouvait encore pour le plus grand plaisir du public. Sur ses terres, Christophe Jacob alignait un sixième succès, non sans mal en début de rallye puisque son ami anglais Simon Crook signait les deux premiers meilleurs temps. Mais dans la dernière des quatre spéciales, le juge de paix de Sivry, le local faisait la différence face aux Anglais venus en nombre avec leur Escort puisque la MK2, 8 soupapes par contre, de Ben Friend suivait sur la dernière marche du podium devant la version MK1 de Ian Rix. Alain Lacassaigne, premier non Escort avec sa Volvo 340, suivait, tandis que le jeune Marvin Jussiant (Opel Corsa) continuait à prendre de l’expérience tout en remportant sa classe.

Jourdan Serderidis a repris le rythme victorieusement à Sautin (J. Berger)

Souvent venu en essais dans la région avec son équipe J-Motorsport, Jourdan Serderidis a tenu une belle promesse faite à l’organisation en s’alignant au départ. Et pas avec n’importe quelle auto puisqu’il étrennait sa DS3 WRC en vue de reprendre le rythme pour la prochaine manche mondiale allemande où il pilotera une nouvelle Ford Fiesta chez M-Sport. Troisième de l’épreuve à deux reprises, le Hollandais Jos Pennartz (Mitsubishi Lancer Evo10 R4) parvenait à précéder la WRC dans la première boucle avant, logiquement, de lâcher prise face au pilote champion du monde 2017 dans la catégorie WRC Trophy réservée aux amateurs. Accablé par la malchance, Jean-Noël Tournay aurait pu se mêler à ce duo sans une commande de boîte cassée sur sa Mitsubishi, après un kilomètre… Une nouvelle fois, les Lancer étaient nombreuses au départ et c’est une autre Evo9, celle d’Emmanuel Cantraine qui grimpait sur la troisième marche du podium. Et après une jolie course puisque le pilote de Tournai jouait avec Vincent Vertommen (Evo9) avant ses soucis de frein au même titre que l’Anglais David Campling sur l’ancienne Subaru Impreza WRC de… Deferm, qui retrouvait avec étonnement et grand plaisir son ancienne voiture à Sautin. Attendus au départ, John Reddington (Escort) et Stéphane Delporte (Renault Clio) sortaient de la route dès la première spéciale. Du côté de Mathieu Lapaille, c’est un cardan cassé qui l’empêchait de signer un nouveau résultat de choix avec sa Peugeot 207 au look S2000 mais à deux roues motrices. De quoi aider le Néerlandophone Bart Vrijdaghs à signer un nouveau top 5 dans une région qu’il affectionne également. Septième du général, le Français Antoine Regnier signait une superbe course puisqu’il remportait sa classe 13 avec sa Peugeot 306 aux anciennes couleurs d’usine. Du côté de Stephen Brown avec son impressionnante Nissan Micra, on parlait bien ici d’une ancienne monture d’usine avec laquelle il remportait la 4-12. Enfin, Jean-Louis Thirifays sauvait l’honneur familial, après l’abandon mécanique de son fils Julien en D1-2-3, en gagnant sa classe 15 avec sa jolie Audi Coupé.

Après les rallyes-sprint, Vincent Gallet a poursuivi sa série de victoire, en rallye cette fois (J. Berger)

De belle bagarre, il en était également question dans les divisions 1-2-3 où les pneus de route sont obligatoires. Comme attendu, Vincent Gallet démarrait sur un rythme où il ne devait plus être rejoint… avant quelques soucis mécaniques. Alors qu’il venait de signer un premier meilleur temps sur une épreuve qu’il découvrait, Sébastien Soyeurt (Clio) n’hésitait pas à aider Gallet pour qu’il puisse poursuivre sa course et remonter vers la victoire. Malheureusement, Soyeurt était mal récompensé avec une voiture qui commençait à chauffer. Il préférait en rester là pour revenir en force la semaine prochaine dans le championnat Rallye-Sprint FWB. En tête après la première boucle, Jean-Pierre Van De Wauwer (Peugeot 206) était très à l’aise sur ces routes qu’il connaît bien depuis l’époque « Bianchi ». Et face à lui, les Françaises étaient en forme puisque « Jé » puis Steve Vermeiren réussissait quelques fameux chronos sur ces spéciales de grands garçons avec leur Citroën DS3 R3. Si Vermeiren sortait malheureusement de la route en dernière boucle, « Jé » finissait même à la deuxième place après une crevaison de « Vande ». Sans soucis de freins, Eddy Marique (Opel Astra) aurait également eu son mot à dire, de quoi permettre à Hugo Page (306) de prendre une belle quatrième place.

Sébastien Luis s’est montré le meilleur en classe 9 (J. Berger)

Pour la dernière place du top 5, la bagarre à la seconde était superbe entre les 1600cc de Sébastien Luis (Citroën C2-R2 Max) et Anthony Kirsch, avant que le joint de culasse ne contraigne le pilote de l’Opel Corsa à en rester là. Sur une monture similaire, Julien Delleuse, leader du championnat actuel, reconnaissait très sincèrement (et avec le sourire) qu’il ne pouvait pas suivre le rythme. A la septième place et dans la classe 11, Stéphane Hubin en a surpris beaucoup tant par la compétitivité que l’originalité de son Opel Omega. Au même titre, la classe 3-8 des moins 1400cc était en grande forme avec 16 concurrents au départ. Si Marc Delfosse (Suzuki Swift) s’y imposait, il reconnaissait les performances de Michel Bernard (Toyota Starlet) et Benjamin Meunier (Peugeot 205) tout proches ou encore Franck Maertens (Citroën AX). Derrière ces derniers, Benoit Coulon (Honda Civic) était devant, toute la journée mais pour son deuxième rallye, Marvyn Ernoux (Peugeot 106) aura impressionné avant de casser son moteur. Intelligent d’un bout à l’autre de l’épreuve, Loïc Dumont (106) progressait vers la deuxième place et un joli top 15 devant le vainqueur en classe 6, Bart Vandevelde (Clio). Dans cette catégorie, on soulignera également le podium de classe du président de l’écurie organisatrice, Jean-Marie Durant (205), à 70 ans !  Dans les dernières classes, c’était une nouvelle histoire de Swift avec Olivier Gillard qui s’imposait après la sortie de Joël Borgnet en 2-4. Quant à la division 1 (et classe 1), elle était remportée une nouvelle fois par Pierre Delfosse qui laissait encore un bon cinquième des classés derrière lui avec sa 28ème place finale.

 

CLASSEMENTS GÉNÉRAUX

Division 4 :

1. J. Serderidis-Fr. Miclotte (Citroën DS3 WRC-1er 4/14) en 1h01’17

2. J. Pennartz-Kr. Botson (Mitsubishi Lancer Evo10 R4-4/14) +15’’

3. E. Cantraine-A. Riccio (Mitsubishi Lancer Evo9-4/14) +1’23

4. D. Campling-J. Ducker (Subaru Impreza WRC S10-4/14) +1’27

5. B. Vrijdaghs-P. Jordens (Mitsubishi Lancer Evo7-4/14) +3’21

6. M. Hirst-D. Dear (Mitsubishi Lancer Evo9-4/14) +4’11

7. A. Regnier-N. Descartes (Peugeot 306-1er 4/13) +4’12

8. X. Beel-J. Catelin (Subaru Impreza STi-4/14) +5’05

9. P. Mc Devitt-J. Vandenbussche (Toyota Corolla AE86-4/13) +5’27

10. B. et S. Howlett (Peugeot 306-4/13) +5’38

17. S. Brown-P. Stringer (Nissan Micra-1er 4/12) +11’37

19. J-L. Thirifays-M. Rombaux (Audi Coupé-1er 4/15) +20’52

(19 classés)

Divisions 1-2-3 :

1. V. Gallet-G. Burniat (Peugeot 306 GTi-1er 3/10) en 1h04’28

2. « Jé »-E. De Bolle (Citroën DS3 R3-3/10) +47’’

3. J-P. Van de Wauwer-Gr. Surinx (Peugeot 206 RC-3/10) +59’’

4. H. Page-J. Gibon (Peugeot 306-3/10) +1’55

5. S. Luis-A. Eubben (Citroën C2-R2 Max-1er 3/9) +3’26

6. J. Delleuse-L. Van Huffel (Opel Corsa-3/9) +3’34

7. St. Hubin-E. Defourny (Opel Omega-1er 3/11) +6’01

8. G. Grosjean-J-M. Piret (Peugeot 205-3/10) +6’52

9. M. Delfosse-S. Lemaire (Suzuki Swift GTi-1er 3/8) +6’56

10. Br. Lehoucq-O. Verheye (BMW M3-3/11) +7’05

11. M. Bernard-E. Delpire (Toyota Starlet-3/8) +7’06

12. B. Meunier-A. Hardy (Peugeot 205-3/8) +7’07

13. Fr. Maertens-R. Lechat (Citroën AX-3/8) +7’22

14. B. Coulon-O. Lobet (Honda Civic-1er 2/5) +7’54

15. L. Dumont-Pr. Toffoli (Peugeot 106-2/5) +8’11

16. B. Vandevelde-W. Dodion (Renault Clio-1er 2/6) +8’42

23. O. Gillard-J. Wautier (Suzuki Swift-1er 2/4) +11’45

28. P. Delfosse-Q. Delatour (Suzuki Swift-1er 1/1) +13’24

(36 classés)

Prov’Historic Classic :

1. Chr. Jacob-I. Regnier (Ford Escort MK2-1er PH17) en 1h04’58

2. S. Crook-W. Graeme (Ford Escort MK2-PH/17) +1’13

3. B. Friend-W. Osian (Ford Escort MK2-PH/17) +2’25

4. I. Rix-C. Woodman (Ford Escort MK1-PH/17) +4’33

5. A. Lacassaigne-D. Durbecq (Volvo 340-PH/17) +12’02

7. M. Jussiant-F. Hannot (Opel Corsa-1er PH/16) +23’57

(7 classés)

Prov’Historic S/R :

1. H. Deferm-Th. Surson (Ford Escort Gr.4-1er PH/SR) en 1h05’39

2. D. Hugla-V. Jolivet (Opel Ascona-PH/SR) +7’56

(2 classés)