La saison communautaire des Courses de côte s’ouvrait dimanche dernier

Patrick Scauflaire ne s’attendait certainement pas à rafler la victoire en D4 (F. Zielonka)

C’est, paradoxalement, dans une région au relief peu accidenté que la course de côte a repris ses droits en ce dernier dimanche de mars. Sur les pentes du très touristique Mont Saint Aubert qui a accueilli  pas moins de 57 concurrents (dont 10 inscrits en Histo-Démo mais aussi quelques Français attirés par le label Open de l’épreuve) pour la manche inaugurale du championnat Asaf-FWB. Un réel motif de satisfaction pour les organisateurs de l’ASA Tornacum qui butaient sur le cap de la cinquantaine depuis trois éditions et ce même en ayant dû enregistrer plusieurs forfaits…

Alors que la Division 4 s’annonçait « d’enfer » après plusieurs saisons de disette et une reprise amorcée l’an passé, les désistements de Jacques Marchal (épouse hospitalisée), Damien Randolet (moteur pas prêt), Anthony Milone et Damien Herbiet, tous régulièrement engagés, ont changé la donne. Mais la situation  a atteint son paroxysme lorsque, en pré-grille matinale, un spectateur a trébuché pour atterrir, sans mal, sur l’avant de la Van Diemen de Julien Vandeput. Par contre, carrosserie abîmée et tirant plié, le champion D4 2016 a été contraint de renoncer avant même d’avoir disputé la moindre montée… Seuls rescapés, les kartcrossmen Patrick Scauflaire (leader toute la journée) et Ismaël Cappe ont assuré leur part de spectacle dans des temps, toutefois, assez éloignés de ceux des meilleures « voitures fermées »…

Philippe Dewulf a renoué avec la victoire en D1-2-3 (F. Zielonka)

Une en particulier puisque la Citroën Xsara WRC de Philippe Dewulf fut la seule à descendre sous les 50 secondes ce dimanche. Une performance en soi même si, en réalisant trois fois 49 secondes et quelques dixièmes, le fleuriste de Lasne est resté en-deça des trois fois… 48 secondes et quelques dixièmes signés en 2016 dans des conditions similaires. Il est vrai que, faute d’avoir reçu ses nouvelles gommes, Philippe a dû utiliser de vieux pneus…

Battu par l’autre Porsche de Patrick Clajot, Jean-Louis Deroeck se console avec la victoire en classe 8 (F. Zielonka)

Dans ces divisions 1, 2 et 3, les absences d’Alain Cricus et Quentin Guilbert, champion et vice-champion en titre, ont été compensées par la présence de deux Porschistes. Au volant de sa nouvelle 997 GT3 ex-Buyse, Jean-Louis Deroeck y est allé d’une franche attaque, même pas défranchi par une sortie en première montée officielle. « De visu », le « local hero », au rupteur, n’allait faire qu’une bouchée de Patrick Clajot. Sauf que le Liégeois, dans un style plus discret, a fait bon usage de sa 997 Cup ex-Bodson pour garder jusqu’au bout le dessus sur son adversaire (qui se sera consolé avec la victoire en classe 2-8) et s’offrir un premier accessit mérité !

4e, sur les talons des « flat six », Christophe Le Nouvel a pris en mains, c’est le cas de le dire, la nouvelle boîte séquentielle de sa Citroën AX : « Je suis moins rapide que l’an passé mais je suis en période d’apprentissage ». Clôturant le top 5 au volant de sa BMW M3, Bror Lehoucq emmène surtout dans son sillage un beau paquet de tractions. Honneur à Steve Gorloo (6e et 1er 2-7), vite débarrassé de Maxime Larivière (problème de transmission) et qui s’est défait d’un Axel Blockmans qui n’a jamais abdiqué, même après un tête à queue à la limite de la correctionnelle dans le « raidillon du Cerf » tandis que Julien Lupardi, 8e et 2e en 3-11 derrière le « maître », s’est montré digne de son acquisition – l’AX de réserve de… Christophe Le Nouvel – en résistant à Sylvain Margueritain et sa Peugeot 106 mais aussi à la peu docile VW Golf de Nicolas Hennequart : « C’est une Golf 2 équipée d’un 1800 turbo 20S de Golf 4 préparé maison. Au banc, il donne… 366 chevaux et 519 Nm de couple ! ». Pas étonnant, donc, que le train avant soit complètement dépassé… « Le prochain achat, c’est un pont autobloquant ! ».  Autre VW Golf et autre performance pour le liégeois Steve Fafra, 11e et vainqueur en 3-12 aux dépens de Vincent Vandenabeele et sa belle Ford Escort MK1 et de son paternel Maurice.

Dans les autres classes, il faut encore mentionner deux beaux duels. Entre Yves Deffet (15e) et Quentin Barthelemy (16e) en 2-6, la Citroën C2R2 Max du premier nommé l’emportant finalement pour 33/100es face à la Honda Civic du second mais aussi entre Thierry Beguint et Kevin Moreau en 3-10. Au volant de l’AX de son regretté frangin, Thierry s’est fendu d’un chrono en fin de journée qui a scellé le sort de Kevin. La revanche bientôt ?

Enfin, Philippe Denis (21e) s’est très largement imposé dans la Division 1 des voitures de série où Patrick Scauflaire (oui, le lauréat en D4) a fait coup double en imposant son Opel Corsa en 1-2. Et si Sylvain Cunin a imposé sa VW Polo en 2-5 face à la Mini fraîchement montée pour le slalom des Baudoux père et fils, on saluera encore la prestation de Claudia Tricart, 39e, seule dame au départ… et à l’arrivée !

Le classement final des Divisions 1, 2 et 3 : 1. Ph. Dewulf (Citroën Xsara WRC-1er 3/13) 1.38.84 ; 2. P. Clajot (Porsche GT3-3/13) 1.48.58 ; 3. J-L. Deroeck (Porsche GT3 – 1er 2/8) 1.49.01 ; 4. Ch. Le Nouvel (Citroën AX GTI-1er 3/11) 1.50.17 ; 5. B. Lehoucq (BMW M3-2/8) 1.55.32 ; 6. St. Gorloo (Peugeot 205-1er 2/7) 1.56.98 ; 7. A. Blockmans (Honda Integra-2/7) 1.59.42 ; 8. J. Lupardi (Citroën AX GTI-3/11) 2.01.43 ; 9. N. Hennequart (VW Golf 2-3/13) 2.02.30 ; 10. S. Margueritain (Peugeot 106 16S-3/11) 2.02.44 ; 11. St. Fafra (VW Golf 1-1er 3/12) 2.03.27 ; 12. L. Blockmans (Honda Integra-2/7) 2.03.83 ; 13. V. Vandenabeele (Ford Escort MK1-3/12) 2.05.10 ; 14. M. Honore (Seat Ibiza Cupra-2/7) 2.07.94 ; 15. Y. Deffet (Citroën C2R2 Max-1er 2/6) 2.08.18… 19. Th. Beguint (Citroën AX-1er 3/10) 2.11.86 ; 21. Ph. Denis (Ford Focus ST-1er 1/3) 2.13.43 ; 29. P. Scauflaire (Opel Corsa GSI-1er 1/2) 2.18.31 ; 31. S. Cunin (VW Polo-1er 2/5) 2.20.00… (39 classés).

Le classement final de la Division 4 : 1. P. Scauflaire (Kart Cross-1er 4/14) 2.01.29 ; 2. I. Cappe (Kart Cross-4/14) 2.04.83. (2 classés)