Ne pas profiter de la manne offerte par le marché des petits SUV serait une hérésie et la grande majorité des constructeurs l’a du reste bien compris. Pourtant, certains n’y adhèrent que maintenant. Hyundai fait partie de ceux-là et pour se démarquer, il a offert à son Kona une bouille pour le moins originale et décalée. Et le reste ? (Marc Lacroix) 

 

Nom : Si certains ne manqueront de s’adonner à certains jeux de mots douteux avec cette appellation Kona, il faut savoir qu’il s’agit en fait, comme souvent chez Hyundai pour ses SUV (Santa Fe, Tucson), du nom d’une ville d’Amérique, plus précisément de l’archipel d’Hawaï (Kailua-Kona).

 

Design : Look original et voyant, à l’instar des Nissan Juke et Toyota CH-R ; comme pour eux, on aime ou pas mais il y a le mérite de vouloir faire différent !

 

Optiques avant sur 2 étages ; calandre trapézoïdale

 

Imposants (peut-être trop !) entourages d’ailes en plastique ; L/ l : 4,17 m/ 1.80 m ; look toit « flottant » terminé par un aileron.

 

Feux arrière fins, de très bel effet, doublés de feux encastrés dans le bouclier arrière.

 

Couleurs jeunes et flashy (Acid Yellow, Tangerine Comet, Blue Lagoon).

 

Habitacle : Bien plus ordinaire (pour ne pas dire fade) que la robe ; mixage plastiques durs et moussés.

 

Commandes simples et efficaces (ex. écran tactile en hauteur).

 

Nombreux rangements ; possibilités d’inserts couleurs avec timide programme de personnalisation.

 

Les places arrière ne sont pas les plus généreuses…

 

Coffre : Petit mais bénéficie d’un faux plancher qui abrite un bac à rangements amovible, lui-même positionné au-dessus d’un autre destiné à recevoir la roue galette (option).

 

Finitions : Air, Twist, Urban & Sky.

 

Equipement : Surveillance vigilance conducteur dès le premier niveau ; airco auto ainsi que capteurs parking arrière et de pluie dès Twist ; smart key, chargeur sans fil et jantes de 17 pouces pour Urban ; Sky ajoute encore feux LED, jantes 18 pouces, sièges cuir (avant à commande électrique), et affichage tête haute “He ad Up display” (façon Peugeot).

 

Moteurs : Avant arrivée (juin) des diesel CRDi 1.600 (110 ch/ boîte mécanique/ 4×2, ou 136 ch/ boîte robotisée DCT/ 4×4) et 100% électrique avec une autonomie annoncée de 500 km (pas d’hybride et hybride-rechargeable), offre 100% essence avec les T-GDI 1.0-120 ch (4X2 et boîte manuelle) et 1.6-177 ch (boîte DCT et 4X4).

 

Prix : A partir de 18.349€ (dès 27.849€ en 177 ch) ;Notre modèle d’essai : Kona T-GDi 1.6-177 ch Sky 4X4 DCT Luxury Launch Edition : 30.549€.

 

Sur route : Si la position de conduite ne nous a pas satisfait facilement, l’ergonomie est excellente ; système multimédia facile et très réactif.

 

Une fois en action, comme pour l’habitacle, la conduite reste bien plus conventionnelle que l’aspect. Vif et agile, le Kona pêche cependant par un réglage de suspension très ferme, ce qui se ressent nettement sur nos belles routes belges… (NB : train arrière multibras pour notre 4×4 mais essieu arrière semi-rigide classique pour les 4×2).

 

Certaines réactions étranges de sa part font que la boîte de vitesses DCT ne nous a pas tellement convaincus elle non plus ; nous aurions sans doute préféré une manuelle.

 

En dépit des apparences, le nouveau Kona de Hyundai est donc bien moins audacieux qu’il n’y paraît. Sa proposition 4×4 est plutôt rare sur ce segment, ce qui lui fait un atout supplémentaire, avec notamment certains équipements peu habituels dans cette catégorie (mains libres, chargeur GSM par induction, affichage tête haute, détecteurs d’angle mort…). Si le moteur « vit », la boîte et l’amortissement assombrissent un rien le tableau. Reste le budget. S’il reste relativement dans la norme, nous avons trouvé un Toyota CH-R plus attractif. Il en va de même pour le cousin Kia Stonic qui, fort bien équipé en finition Sense, avec le même T-GID 1.0-120 ch, s’affiche déjà à 22.890€, avec toujours cette exclusive garantie 7 ans ! Une version que nous évoquons à défaut, car chez Kia, le Stonic ne bénéficie pas d’une plus grosse motorisation, ni même de la transmission intégrale. C’est donc à vous de voir…