En franchissant le pas de la commercialisation, le VW T-Roc a nettement délaissé les caractéristiques qui faisaient l’originalité du concept annonciateur. Dommage sans doute, d’autant que le modèle commercial rentre franchement dans le rang. Ce qui ne signifie pas qu’il manque d’atouts… même si notre déception ne se limite pas à la robe. Explications… qui n’engagent que nous. (Marc Lacroix)

Design : Bien dans le ton maison, mais avec quelques touches d’audace qui restent néanmoins assez loin de ce que proposait le concept du même nom ; légèrement agressif ; ailes musclées.

Se veut jeune d’esprit par son style, ses possibilités de personnalisation et sa robe bicolore.

Habitacle : Moderne et ergonomique ; inserts colorés ; assemblage sérieux et robuste ; ambiance moins « austère » qu’une Golf mais plastiques durs omniprésents (planche de bord, panneaux de portes). Pas un cas de figure, mais au vu de ce à quoi nous a plutôt (et plus tôt !) habitué la marque allemande, nous restons un peu déçus. On ne sait pas tout avoir…

 

Système multimédia intuitif ; facile à utiliser ; le T-Roc adhère à cette tendance qui recourt à des garnitures brillantes, certes d’un très bel effet, mais qui ne font pas bon ménage… avec les doigts ; les maniaques n’apprécieront pas…

 

Places arrière convenables en dépit d’une ligne de pavillon plongeante.

  

Coffre : Belle capacité de 445 litres en traction (380 pour la Golf) mais plus limité avec transmission intégrale 4Motion (390 lit) ; 2 niveaux de plancher dont le plus bas « bien creux ».

Moteurs : TSI 1.0-115 ch avec boîte 6 manuelle ou 1.5-150 ch avec DSG 7 rapports.

Finitions/ Prix : T-Roc, Style et Elegance ; dès 21.500€.

Sur la route : On ne peut plus typé VW ; direction progressive ; boîte DSG dans toute sa splendeur ; un régal, comme à chaque fois.

Aides à la conduite bien calibrées et pas trop intrusives ; roulis contenu et comportement rassurant.

La VW Golf a beau être la référence du marché depuis des décennies, l’engouement que suscitent les SUV pourrait, à terme, changer la donne. Dès lors que son gabarit relativement généreux (4.49m) ne fait pas vraiment du Tiguan le vrai SUV Golf, l’arrivée d’un petit frère (4.23m) était pour ainsi dire inévitable et c’est précisément la raison d’être du nouveau T-Roc. Sous une robe sympa (voire même osée dans le cas de VW, bien que plutôt classique à comparer à l’échelle du marché), il propose les qualités techniques bien connues et reconnues du Groupe allemand. Seule question que nous nous posons, notamment maintenant que des plastiques durs sont utilisés dans l’habitacle, comment se comportera-t-il par rapport aux cousins SEAT Arona et Skoda Karoq, il est vrai un rien plus grands ?