Les hommes d’expérience ont gardé le contrôle sur le Dakar, l’épreuve de maturité par excellence. Ce n’est pas Fernando Alonso qui dira le contraire, dont les prestations prometteuses n’ont jamais pu aboutir à un duel espagnol avec son aîné, ni Yazeed Al Rajhi qui poursuit son apprentissage et obtient à domicile son meilleur classement, une 4e place.

Les trois pilotes qui occupent le podium totalisent 50 participations en autos et maintenant 14 titres dans la catégorie. La connaissance de la région et la fiabilité d’un Hilux Toyota ayant fait ses preuves donnait la faveur des pronostics à Nasser Al Attiyah, mais le buggy Mini confié à Sainz n’a jamais dévié de sa route vers le succès. En tête au soir de la 3e étape puis à la journée de repos, El Matador n’a tremblé que sur la 8ème spéciale où il a perdu une partie de sa marge sur ses deux plus proches contradicteurs et a finalement résisté à leurs tentatives d’intimidation jusqu’à Qiddiya.

« Je me sens super heureux, il y a eu beaucoup d’efforts », commente Sainz. « Pour l’entraînement physique, pour la préparation du véhicule avec l’équipe, nous avons beaucoup travaillé. Nous avons gagné ce Dakar à partir du premier jour, nous n’avons pas cessé d’attaquer à fond tout au long. »

Rapidement tenu à l’écart de cette bataille à trois, le Lituanien Vaidotas Zala s’était offert le privilège d’ouvrir le palmarès saoudien du Dakar dans la catégorie, tandis que Mathieu Serradori a signé la première victoire d’étape d’un réel amateur depuis 32 ans à Wadi Al Dawasir. Il leur faudra encore murir pour viser les sommets.