Carlos Sainz (MINI John Cooper Works) a remporté en catégorie autos la 6e étape du Dakar, qui a relié Al-Qaisumah et Haïl, en Arabie Saoudite vendredi sur 689 kilomètres dont 348 chronométrés.

L’Espagnol, qui a décroché sa 38e victoire d’étape sur le Dakar et n’avait pas mâché ses mots sur la nature et les astuces du parcours saoudien, a devancé de 4:03 le Saoudien Yazeed Al-Rajhi (Overdrive Toyota) et de 7:16 le Qatari Nasser Al-Attiyah (Toyota Gazoo Racing).

Le Français Stéphane Peterhansel (Mini,) a terminé au pied du podium, 4e à 7:34 de Sainz. Il conserve la tête du classement général avec 5:53 d’avance sur Al-Attiyah.« On n’a pas mal géré parce que c’est un secteur sur lequel Nasser était plus rapide que nous sur les Bajas de Ha’il », commente Peter. « On a fait une belle semaine. Nous n’avons pas fait beaucoup d’erreurs, et on ne lâche qu’une minute ou deux à chaque fois, mais nous n’avons pas perdu pied dans les endroits compliqués. Sur le prologue je n’étais pas dans le rythme, et hier nous avons jardiné un peu plus. Mais la collaboration avec Edouard est un plaisir. L’avance de six minutes que nous avons, avec un énervé comme Nasser derrière nous, ça peut fondre en moins de deux ». Sainz est 3e à 40:39 du leader.

Le Français Matthieu Serradori et Fabian Lurquin (Century), fortement retardés à cause de problèmes mécaniques jeudi, ont fini la 5e étape à plus de 24h du vainqueur, le Sud-Africain Giniel de Villiers (Toyota). Arrivé dans la nuit, le duo franco-belge a passé la nuit dans un bivouac d’urgence mis sur pied par l’organisation. Repartis vendredi, ils ont de nouveau été victimes de malchance, leur roue arrière se cassant à 18 km de l’arrivée.

La 6e étape a été raccourcie de 100 km en raison d’un trop grand nombre de concurrents attardés et restés bloqués sur la fin de la 5e étape la veille.

Une journée de repos pour les 250 équipages encore en lice est au programme samedi, histoire de récupérer avant l’étape marathon de deux jours qui reliera Haïl à Sakaka (742 Km) puis Sakaka à Neom (709 km) sans autre intervention sur les machines que celle des pilotes et copilotes lors de leur pause au bivouac.

Avec Com