Les pilotes du Dakar n’ont jamais été loin de la plage… ils ont pourtant très peu roulé sur du sable entre Al Wajh et Neom, évoluant toujours en parallèle du littoral de la Mer Rouge. Dans leur remontée vers le nord du pays, ils ont surtout sillonné de vallée en vallée, avec des choix de navigation permanents qui ont même donné le tournis à des équipages expérimentés comme le duo Carlos Sainz-Lucas Cruz.

En s’aventurant dans une portion semi montagneuse en deuxième partie de spéciale, ils ont à peine eu le loisir d’adresser un clin d’œil au Jabal Dabbagh, leur attention étant accaparée par les nombreux passages pierreux menaçant les pneus et même plus sérieusement la mécanique. Chez Toyota, Nasser Al Attiyah en a fait les frais sans conséquence, mais l’addition est nettement plus lourde pour Fernando Alonso.

La course auto a été beaucoup plus mouvementée pour les cadors habituels avec des soucis de navigation qui ont couté beaucoup de temps à Nasser Al-Attiyah, Carlos Sainz ou encore Stéphane Peterhansel. De quoi permettre à l’expérimenté sud-africain Giniel de Villiers de devenir le premier à remporter des spéciales sur les trois continents de l’histoire du Dakar, devant un Orlando Terranova qui en profite pour prendre la tête du rallye.

Inconnu du grand public, Sheikh Khalid Al Qassimi s’était pourtant déjà fait un nom avec une solide 6e place sur le Dakar 2018. Et l’arrivée du prestigieux rallye en Arabie Saoudite, à deux pas de chez lui, semble galvaniser l’ancien pilote WRC qui a su parfaitement tirer profit de sa Peugeot 3008 DKR sur la piste de Neom. Habile en navigation, le représentant d’Abu Dhabi prend une très belle troisième place à l’arrivée de la spéciale. De quoi s’installer en 7e position du général.

Après des débuts honorables et une onzième place lors de la première étape entre Jeddah et Al Wajh, Fernando Alonso avait encore haussé le rythme sur la première partie du chemin le menant à Neom. Mais un choc au kilomètre 160 et une roue arrachée sur sa Toyota ont contraint l’ancien champion de Formule 1 à perdre 2h30 pour réparer. C’est le métier qui rentre pour l’Espagnol…

Source: Com