Dans moins d’une semaine, les essais battront leur plein sur le Circuit de Spa-Francorchamps. Parmi ceux qui prépareront assidument la 70e édition des Total 24 Heures de Spa, on retrouvera deux pilotes du Belgian Audi Club.

Frédéric Vervisch rejoindra deux des vainqueurs de l’an dernier – Markus Winkelhock et Christopher Haase – au sein de l’Audi Sport Team Saintéloc, soit l’équipe qui l’avait emporté il y a douze mois. De son côté, Dries Vanthoor pilotera l’une des Audi R8 LMS du Belgian Audi Club Team WRT. Le pilote de Zolder, actuellement en tête de l’Intercontinental GT Challenge et de la Blancpain GT Series Endurance Cup, fera équipe avec l’Espagnol Alex Riberas et l’Allemand Christopher Mies. À 20 ans, le cadet des Vanthoor veut rejoindre son frère, Laurens, au palmarès !

Dries, quels sont vos premiers souvenirs des Total 24 Heures de Spa ?

« Je me souviens d’y être allé enfant pour voir mon père y rouler. Ensuite, j’ai suivi les performances de Laurens. J’ai évidemment très vite compris que c’était une vraie course d’envergure ! Et je me souviens très bien que, quand mon frère a gagné en 2014, je me suis dit : « Moi aussi je veux remporter cette course un jour ! ». Depuis, que je me suis tourné vers les courses de GT, c’est évidemment le plus grand rendez-vous de la saison. J’y ai toujours été performant, mais la chance ne nous a pas souri jusqu’ici. En 2016, avec Will Stevens et Fred Vervisch, nous étions troisièmes quand nous avons rencontré des soucis avec le splitter avant. L’an dernier, avec Marcel Fässler et André Lotterer, nous étions de nouveau bien le coup avant de rencontrer des problèmes de freins. J’espère que la troisième sera la bonne ! »

Cette année, vous faites équipe avec Alex Riberas et Christopher Mies, des équipiers que vous connaissez parfaitement.

« Nous disputons en effet la Blancpain GT Series Endurance Cup ensemble et nous sommes d’ailleurs en tête du championnat grâce à notre victoire à Monza. Je suis très content que notre équipage ait été conservé. Même si les pilotes professionnels s’adaptent rapidement, le fait de bien connaître ses équipiers n’est jamais un désavantage. Nous connaissons les points fort et les points faibles de chacun, nous avons tous les trois une très bonne relation avec notre ingénieur et avec toute l’équipe WRT… Nous serons dans un contexte hyper familier ! »

En plus de mener la Blancpain GT Series Endurance Cup, vous êtes en tête de l’Intercontinental GT Challenge (dont les 24 Heures sont la deuxième épreuve, NDLR) après votre victoire aux 12 Heures de Bathurst avec Robin Frijns et Stuart Leonard. Vous allez penser à ces deux championnats ?

« Nous y penserons probablement s’il faut assurer un résultat en fin de course. Mais l’objectif est clairement de revendiquer la victoire ! Pour moi comme pour l’équipe, un éventuel succès à Spa compterait plus que les points que nous pourrions marquer au championnat ! »

Que faut-il pour gagner cette course ?

« Il faut déjà être au bon endroit au bon moment. Avoir la bonne voiture, la bonne équipe, de super équipiers… Ensuite, une bonne partie se passe entre le siège et le volant. Chaque pilote doit être très fort mentalement et physiquement pour pouvoir être très rapide sans commettre d’erreur. Les membres de l’équipe, que ce soit les mécanos ou les ingénieurs, doivent être à 100% eux aussi. Il n’y a que comme cela – et avec un brin de réussite – que l’on peut gagner ce qui est quand même la plus grande course de GT au monde. Et même en étant tous à 100%, on peut toujours tomber sur plus fort que soi… C’est la loi de la compétition. »

Est-ce qu’on se prépare différemment pour cette course ?

« Moi pas. Sinon, j’ai l’impression que je mets une pression supplémentaire qui va être négative. J’essaie de toute façon d’être au top de ma forme toute l’année ! Même si je sais dans un coin de ma tête que c’est le plus grand rendez-vous de la saison pour l’équipe et pour moi, j’aborde donc cette course comme une autre. »

Vous retrouverez parmi vos adversaires Laurens, votre frère. Il semble que vous aimez entretenir une forme de rivalité entre vous…

« Oui, mais c’est juste pour le fun ! Laurens, qui a 7 ans de plus que moi, a toujours été mon modèle. J’ai décidé de marcher dans ses traces et, s’il gagne une course, je veux la gagner aussi. Nous nous taquinons beaucoup, notamment via les réseaux sociaux, et je crois que ça amuse les gens autant que ça nous amuse. Bien sûr, nous voulons tous les deux être meilleur que l’autre. Mais c’est une saine émulation et jamais nous ne nous mettons de pression négative. Nous nous entendons terriblement bien et je sais que c’est l’un des meilleurs pilotes de GT au monde. Pouvoir me battre face à lui est donc déjà un honneur. J’ai gagné les 12 Heures de Bathurst et je l’ai un peu charrié. Je ne veux pas lui donner l’occasion de se venger après Spa ! »

Gagner les Total 24 Heures de Spa, c’est un rêve ?

« J’ai une longue liste de rêves… mais c’est effectivement l’un d’entre eux ! »

Source : Com