Essai DS7 Crossback (29.10.2018)

Créé en 2009 comme ligne de produits à tendance « Premium » au sein de la famille Citroën, le label DS est devenu marque à part entière en 2014. Il lui aura donc fallu 4 ans pour lancer un premier modèle depuis sa dissociation de Citroën, pour son premier véritable SUV aussi. Voici l’expression claire et nette des nouvelles ambitions affichées par la marque : le DS7 Crossback. Et nous avions hâte de le découvrir… (Marc Lacroix)

Story

Mars 2017 : Présentation Salon de Genève.

Début 2018 : Commercialisation.

Dimensions

  1. 4.57m.
  2. 1.89m.
  3. 1.62m.
  4. 2.74m.

Finitions : Chic, Be Chic, « Drive Efficiency » Be Chic, Performance Line (entourage feux noir mat), So Chic & « Drive Efficiency » So Chic.

Prix : de 30.540 à 42.690€ (hors options)

 

 

Equivalents

DS7 Crossback BlueHDi 2.0 4.57m 180 ch dès 38.840€
Alfa Romeo Stelvio 2.2 4.64m 190 ch dès 45.650€
BMW X1 sDrive20d 4.44m 163 ch dès 38.650€
Infiniti QX30 2.2 4.42m 170 ch dès 30.110€
Jaguar E-PACE D180 4.40m 180 ch dès 43.900€
Jeep Compass MultiJet II 4.39m 170 ch dès 41.900€
Land Rover Discovery Sport 4.60m 180 ch dès 41.000€
Range Rover Evoque 4.37m 180 ch dès 38.630€
Mercedes GLA 220d 4.42m 170 ch dès 34.727€
Mercedes GLC 220d 4Matic 4.66m 170ch dès 48.158€
Peugeot 3008 GT Line 4.45m 180 ch dès 37.659€
Volvo XC60 D4 4.69m 190 ch dès 47.550€

 

Design

Peut-être un peu plus conventionnel que celui des autres DS qui l’ont précédé, le design du DS7 Crossback n’en demeure pas moins typé DS.

Imposante calandre « DS WING » à maillage « effet diamant », très droite et encadrée d’optiques full LED directionnelles, capot horizontal, dessin latéral cintrés… le DS7 dégage une certaine prestance. Seule le chrome présent à profusion, censé apporter une touche de luxe, semble ne pas faire l’unanimité.

Les deux fins feux arrière à motif « en écailles » sont estampillés du sigle « DS » et reliés par une jonc chromé. Un bel exemple du détail travaillé avec raffinement qui caractérise ce très beau DS7 Crossback. A noter aussi la forme des sortie d’échappement intégrées.

NB : le chrome est remplacé par du noir mat en Performance Line.

 

Habitacle

Impressionnant est le mot qui résume l’habitacle. Dès sa découverte en statique, il nous avait fait forte impression. Le design est ici aussi très recherché et le souci du détail impressionnant, parfois digne d’un travail d’orfèvre (boutons de commande en « Clous de Paris », succession de petites pyramides employée en horlogerie qui témoignent du luxe à la française).

Présentation luxueuse et soignée. On remarque cette belle montre « B.R.M. » escamotable au centre de la planche de bord. Classe ! A noter aussi le volant à méplat. Le multimédia, qui se commande à partie du large écran central dont les manipulations ne sont pas toujours très intuitives ; il sera parfois nécessaire de chercher un peu… Très généreuse, l’habitabilité permettra même aux plus grands de s’installer confortablement à bord… et même derrière ! Ces derniers pourront ainsi profiter de sièges inclinables. De 555 lit, la capacité de coffre est tout à fait correcte. A noter aussi l’immense rangement sous l’accoudoir central.

 

Sécurité

Dotation technologique de haut niveau, avec pour la 1ère fois sur une voiture française, une caméra thermique disponible pour le DS Night Vision. Peut aussi disposer d’une Conduite semi-autonome (actif jusqu’à 180 km/ h) ou une suspension prédictive (adapte amortissement selon info transmises par caméras, qui ne peuvent malheureusement lire de nuit), en plus des équipements plus traditionnels tel surveillance angle mort ou encore le freinage automatique d’urgence.

 

Moteurs

Essence PureTech 1.2-130 ch, 1.6-180 et 225 ch, et diesel BlueHDi 1.5-130 ch et 2.0-180 ch. Boîte manuelle ou automatique 8 rapports (Aisin). Pour 2019, on attendra un DS7 hybride rechargeable (photo ci-dessus) dérivé du concept E-Tense (300 ch et 4 roues motrices).

 

Notre version d’essai

BlueHDi 2.0-180 Performance Line

 

A l’usage

Intégrons l’espace de vie cossu du DS7. Premier constat, en ce qui nous concerne, un réglage longitudinal un rien trop juste ; le volant reste 5 cm trop loin (un peu comme chez Toyota !) pour obtenir la position de conduite souhaitée, bras légèrement croqués. Autre chose, le soutien sous genoux est un rien trop bas, un phénomène souvent constaté chez PSA (un réglage de l’inclinaison arrangerait tout cela).

 

Notre version Performance Line offre une face de planche de bord presqu’entièrement couverte d’Alcantara, tout comme la console centrale et quelques placages. Magnifique ! Le « moussé » de dessus de planche est également appréciable. Notons que les boutons de démarrage (surtout) et de commande de boîte ne sont pas hyper réactifs et qu’il faudra laisser un peu le doigt pour que l’action se produise…

 

Si le confort est tout à fait digne de la marque, on aurait espéré une insonorisation plus soignée… L’ensemble moteur/ boîte se révèle efficace et doux en usage « normal ». Les différences entre les modes sont bien marquées, avec en « Sport » un véhicule nettement plus vif et réactif, avec des rapports maintenus longtemps dans les hautes rotations. Lors des manœuvres, on apprécie un rayon de braquage court (10.5m).

 

BILAN

Cela fait des années que les constructeurs automobiles français proposent des hauts de gamme avec l’espoir de séduire. Que ce soit en style classique ou inédit (Citroën C6, Renault Avantime…), le succès n’a jamais réellement été au rendez-vous. Si lors de sa sortie nous avions adoré la DS5, force est de reconnaitre que sa réussite commerciale reste assez mitigée. Restera maintenant à voir comment sera accueilli ce DS7 Crossback. S’il mise sur un concept en vogue (SUV) et une présentation extrêmement soignée, tout en bénéficiant de belles qualités en comportement routier et confort de roulement, il lui faudra néanmoins se faire une place face sur ce marché très difficile, ce en quoi son positionnement « entre 2 chaises » pourrait lui être favorable. La route qui mène vers la reconnaissance en tant que marque « Premium » est amorcée, reste à savoir la distance qu’elle imposera de parcourir…

Autres vidéos aides conduite DS7Crossback ICI.


Présentation DS7 Crossback (23.03.2017)

 

Avec sa nouvelle DS 7 Crossback, la marque « Premium » française ouvre la seconde génération de ses modèles. (Marc LACROIX)

Charismatique, musclé et sensuel, tels sont les qualificatifs avancés par DS pour sa nouvelle 7 Crossback, dont la face avant verticale et statutaire reprend la calandre hexagonale DS Wings dans une nouvelle interprétation à « effet diamant ».

Les arêtes vives des ailes avant et arrière sculptent le flanc et font ressortir les volumes  musclés du SUV.

Les feux diurnes verticaux dessinés en points perles s’associent aux clignotants à défilement et  affirment la signature lumineuse DS.

Idem à l’arrière, avec des feux arrière traités avec un motif tridimensionnel en forme d’écailles, directement inspiré du style du dernier concept car de la marque DS E-Tense, par le biais de la technologie 3D Full LED.

De profil, on retrouve une découpe dynamique des vitres latérales arrière qui n’est pas sans rappeler celle du C4 Aircross.

Depuis le 7 mars, une édition limitée DS7 est disponible à la commande (jusqu’au 31 décembre 2017) sur un site Internet dédié moyennant des arrhes de 2 000€. Livraison en janvier 2018.

Cette série première édition sera disponible en essence THP 225 ch (54.900€) et une diesel BlueHDi 180 ch (53.400€), tous deux avec S&S (Stop&Start) et la nouvelle boîte 8 automatique EAT8.

Très équipées elles sont proposées avec 7 options (DS Sensorial Drive, DS ConnectedCam, Pack DS Night vision, Pack DS Urban pour le stationnement automatique, Hifi Focal Electra, Climatisation bi-zone étendue, toit ouvrant panoramique) pour une valorisation de 5 300€ pour l’ensemble des options.

Une version plug-in hybrid de 300 ch et 4 roues motrices est prévues pour la gamme commercial (THP 225 ch et 2 moteurs électriques).

Divers types de garnissages intérieurs, parfois surprenants, seront prévus.