Confirmation pour Stéphane Hubin qui décroche la victoire en D1-2-3

Préparation réussie en vue du Rallye de la Semois pour Eric Cuinin (J. Berger)

Faisant cette année son entrée au sein du championnat de la Fédération Wallonie-Bruxelles des rallyes-sprints, le « Micky » a confirmé qu’il reste une épreuve redoutable pour les hommes et leur mécanique. Venu préparer le Rallye de la Semois, Éric Cunin s’est imposé en Division 4 tandis que Stéphane Hubin en a fait de même dans les divisions 1-2-3. Enfin, Kurt Vanderspinnen (« Classic ») et Lionel Junius (« SR ») se sont montrés les meilleurs dans les classements réservés aux ancêtres.

Depuis longtemps cantonné au seul championnat liégeois de la spécialité, le Rallye-Sprint Micky faisait cette année un retour remarqué au sein du championnat communautaire grâce aux efforts de l’Ecurie « Les Volants ». Copilote expérimenté à ses heures, Stéphane Lambion occupait ici le poste de Directeur de course : « Une première pour moi qui s’est extrêmement bien déroulée même si j’étais bien épaulé en interne. Si nous avons bien dû accuser un peu de retard en cours de route suite aux sorties et à un pont détruit bloquant certains riverains, nous retiendrons surtout la satisfaction générale des participants et, ce, malgré la chaleur accablante. »

Une canicule qui avait pour conséquence de faire souffrir les mécaniques plus encore que d’accoutumée sur ce parcours exigeant de plus de 26 km. Ainsi dès la première spéciale, l’épreuve perdait déjà deux pilotes attendus aux avant-postes en Division 4 (réservée aux véhicules de haute cylindrée et/ou équipés de pneus de compétition) puisque Xavier Bouche (Mitsubishi Lancer E10) et Cédric Hubin (Skoda Fabia WRC) étaient trahis par leur mécanique. Venu préparer un Rallye de la Semois qui s’annonce très disputé la semaine prochaine, Éric Cunin se retrouvait bien esseulé et repartait d’Hermalle-sous-Huy avec le sourire. « Nous n’avons jamais été inquiétés pour la victoire et j’ai pu balayer diverses possibilités de réglages pour notre grand rendez-vous annuel du côté de Bièvre. Evidemment, le manque de références ne permet pas vraiment de nous situer et la concurrence sera autre dimanche prochain mais j’ai été au maximum de mes capacités au volant de cette Skoda Fabia R5. » Deuxième jusqu’à l’entame du dernier passage, Romain Delhez se voyait lui aussi lâché par sa Porsche 997 GT3 alors qu’il était venu se remettre en jambes pour la suite du championnat de Belgique des rallyes. Combatif tout au long de la journée sur une Peugeot 306 GTi, certes bien affûtée mais loin d’égaler les performances de certaines voitures concurrentes, Patrick Thiry en profitait pour hériter d’une place de dauphin qu’il n’aura pas volée. Grégory Orban installait sa Mitsubishi Lancer Evo 8 sur la dernière marche du podium devant Lionel Vanbergen (Peugeot 208 R2) qui profitait des déboires de Jérémy Tomballe (support moteur cassé dans la dernière spéciale sur sa Citroën C2-R2 Max) pour s’imposer en classe 12. Sur une autre Mitsubishi Lancer Evo 8, Éric Lefevre clôturait le quintet de tête.

On sentait de plus en plus venir cette victoire de Stéphane Hubin (J. Berger)

En Divisions 1-2-3, où les pneus de tourisme sont obligatoires, Ludovic Sougnez assommait ses adversaires dès le premier passage mais était ensuite victime d’un bris de cardan de sa Citroën Saxo. Avec son imposante Opel Omega, Stéphane Hubin n’en demandait pas tant et héritait d’un commandement qu’il n’allait plus jamais quitter. Très en vue cette saison dans le championnat communautaire « rallyes », le liégeois décrochait ici une première victoire au général qu’on sentait venir depuis quelques courses. Pressentis pour l’inquiéter pour la victoire, Olivier Docquier (Ford Escort RS2000) et Frédéric Jamoulle (Renault Clio RS) étaient successivement contraints au retrait. Sur une très efficace DS3 R3, Christophe Depreay se montrait finalement le meilleur du reste devant Quentin Clignet (Peugeot 306 GTi). Découvrant à son rythme une autre DS3 R3, Jean-Michel Dumont échouait au pied du podium devant Jonathan Remilly (Renault Clio RS) qui parvenait à prendre le meilleur sur l’autre Clio, Gr.N celle-là, de Corentin Tordeurs qui se consolait avec les lauriers en classe 6. Deux rangs plus loin, à la 8ème place, Loïc Dumont ravisait la classe 9 avec sa Skoda Fabia R2. Sur une épreuve lui ayant déjà souri par le passé, Jean-Michel Lacaille (Citroën Saxo 16v) obtenait cette fois la victoire en classe 5, assorti d’un douzième rang final. Habitués des victoires de catégorie en championnat liégeois, Matis Kremer (16ème sur sa Toyota Yaris) et Benny Engelborghs (35ème sur sa Peugeot 106 Rallye) enlevaient respectivement la 8 et la 4 tandis que Serge Maeck s’imposait en solitaire dans la 1 au volant de son Alfa-Roméo 145.

Kurt Vanderspinnen a profité d’une erreur d’Émile Tollet pour s’imposer en PH Classic (J. Berger)

Dans les rangs des véhicules historiques, Emile Tollet (Ford Escort MK2), bien navigué par Stéphane Prévot à sa droite, semblait le mieux parti pour triompher chez les « Classic » avant qu’un excès d’optimisme ne vienne ruiner sa course au dernier passage. De qui offrir la victoire au néerlandophone Kurt Vanderspinnen (Ford Escort MK1). Complétant le tiercé de tête, Sébastien Commençais (Ford Escort MK2) et Antoine Roiseux (BMW 323i Gr.2) s’imposaient dans leurs catégories respectives. Enfin, dans le classement SR, réservé aux voitures ne répondant plus à la fiche d’homologation d’origine, Lionel Junius imposait sa BMW E30 devant l’Opel Corsa de Julien Delleuse himself !

Lionel Junius était à son affaire en PH/SR (J. Berger)

 

CLASSEMENTS GÉNÉRAUX

Division 4 :

1. E. Cunin-V. Palizeul (Skoda Fabia R5-1er 4/14) en 38’32

2. P. Thiry-D. Demoulin (Peugeot 306 GTi-1er 4/13) +1’44

3. G. Orban-E. Wilmet (Mitsubishi Lancer E8-4/14) +2’18

4. L. Vanbergen-N. Dal Molin (Peugeot 208 R2-1er 4/12) +3’21

5. E. Lefevre-J. Loest (Mitsubishi Lancer E8-4/14) +4’26

6. M. Collette-P. Warnier (Subaru Impreza STi-4/14) +5’22

7. D. Delrue-B. Matagne (Peugeot 205 GTi-4/13) +5’25

8. C. Lux-J-F. Sauvage (Subaru Impreza STi N12-4/14) +6’18

9. J. et M. Simar (Ford Fiesta R200-4/12) +6’20

10. M. Cailloux-T. Soetaert (Mitsubishi Lancer E6) +7’07

(13 classés)

Divisions 1-2-3 :

1. S. Hubin-A. Roeland (Opel Omega-1er 3/11) en 41’46

2. C. Depreay-J. Monjoie (DS 3 R3-1er 3/10) +35″

3. Q. Clignet-C. Jaquemin (Peugeot 306 GTi-3/10) +45″

4. J-M. Dumont-N. Docquier (DS 3 R3-3/10) +1’16

5. J. Remilly-A. Galand (Renault Clio RS-3/10) +1’25

6. C. Tordeurs-T. Jadot (Renault Clio RS-1er 2/6) +1’27

7. A. Lejeune-R. Blaise (Renault Clio RS-3/10) +1’46

8. L. Dumont-D. Borlez (Skoda Fabia R2-1er 3/9) +1’49

9. Y. Verdin-D. Saint-Georges (Peugeot 306 GTi-3/10) +3’11

10. M. Chamberlain-A. Gilson (Peugeot 106-3/9) +3’45

11. C. Thomas-E. Schwindt (Peugeot 106-3/9) +3’51

12. J-M. Lacaille-B. Delvaux (Citroën Saxo 16v-1er 2/5) +3’54

13. R. Verboven-O. Leroy (Opel Corsa GSi-3/9) +4’16

14. L. Compère-V. Gordenne (BMW 130i-3/11) +4’20

15. L. Lepaily-C. Berck (Seat Ibiza Cupra-2/6) +4’21

16. M. Kremer-P. Bechait (Toyota Yaris-1er 3/8) +4’26

35. B. Engelborghs-G. Maitrejean (Peugeot 106 Rallye-1er 2/4) +8’38

40. S. et J. Maeck (Alfa-Romeo 145-1er 1/2) +12’00

(48 classés)

Prov’Historic Classic :

1. K. Vanderspinnen-R. Herman (Ford Escort MKI-1er PH/17) en 44’43

2. S. Commençais-E. Bulterys (Ford Escort MKII-1er PH/18) +1’31

3. A. Roiseux-A. Juen (BMW 323i Gr.2-1er PH/19) +1’44

4. C. et T. Panozzo (Opel Ascona B-PH/18) +2’08

(4 classés)

Prov’Historic S/R :

1. L. Junius-X. Colard (BMW E30-1er PH/SR) en 42’25

2. J. Delleuse-M. Wilmet (Opel Corsa A) +43″

3. D. et D. Jacob (Ford Sierra Cosworth) +2’38

4. J-F. Gilles-J. Frankenne (BMW 320i) +2’50

5. L. Van Huffel-I. Wenin (Opel Corsa A) +4’20

(10 classés)