ESSAI AUDI A3 SPORTBACK S LINE 40 TFSI e 204 S Tronic (10.03.2030)

Lancée au printemps 2020, la nouvelle Audi A3, la 4e génération, a depuis sensiblement étoffé son offre. Après la berline Sportback (5 portes), a suivi la berline à coffre séparé, tandis que techniquement apparaissaient des versions fonctionnant au gaz (g-tron), d’autres avec le soutien de l’électricité, par le biais d’ensembles techniques plug-in hybride. C’est précisément l’une d’elles que nous avons découverte. (Marc Lacroix / illustrations constructeur)  

Notre version : 40* TFSI e ; S Line ; boîte S Tronic ; prix TVAC de départ / de notre exemplaire : 40.390€ / près de 56.000€. NB : autre version hybride : 45* TFSI e 245 ch dès 43.770€.

 * Pour rappel, depuis environ 3 ans, la marque allemande a remplacé ses simples et efficaces dénominations relatives à la puissance du moteur (ex. TDI 140 pour 140 ch), par deux chiffres (de 25 à 70 par tranches de 5) qui font référence… à la fourchette de puissance du moteur en kilowatts (kW) ! En dépit de la communication d’Audi qui claironnait que cette décision était prise « pour une meilleure lecture des puissances », force est de constater que le public ne s’y retrouve plus… Belle idée que voilà !

La finition S Line compte notamment jantes alliage 17 pouces à 5 branches et bouclier plus sportifs avec diffuseur spécifique. Parmi les options qui font grimper la note, citons par exemple : Alcantara / similicuir (660€), teinte métal (840€), phares LED avant/arrière et clignotants arrière dynamiques (1060€), sièges avant électriques avec fonction mémoire pour conducteur (1430€), MMI Navigation Plus (2140€), …

 

La nouvelle A3 IV assure, sans surprise, la continuité du style de sa devancière, à laquelle elle reprend forme générale des optiques et calandre SingleFrame à l’avant.

 

Latéralement, les flancs sont un peu plus travaillés mais la ligne générale reste celle d’une hatchback avec 3e vitre latérale et aileron qui prolonge le toit. Le fait qu’elle paraissent plus encombrante n’est pas qu’illusoire, puisqu’elle prend des centimètres partout : 3 en longueur (4,34m), 3 en largueur (1,82m) et 2 en hauteur (1,45m). La prise de recharge spécifique à la version plug-in est intégrée dans l’aile avant gauche.

 

Latéralement, les flancs sont un peu plus travaillés mais la ligne générale reste celle d’une hatchback avec 3e vitre latérale et aileron qui prolonge le toit. Le fait qu’elle paraissent plus encombrante n’est pas qu’illusoire, puisqu’elle prend des centimètres partout : 3 en longueur (4,34m), 3 en largueur (1,82m) et 2 en hauteur (1,45m). La prise de recharge spécifique à la version plug-in est intégrée dans l’aile avant gauche.

 

A BORD

Le style intérieur à lui fortement changé : instrumentation digitale, matériau moussé recouvrant le dessus de la planche de bord, inserts alu de très bel effet ; ouïes face au passager intégrées dans la composition tout en largeur ; ouïes face conducteur proéminentes (irions-nous jusqu’à dire disgracieuses ? A chacun d’apprécier…) de part et d’autre du combiné d’instrumentation.

 

Certes très jolie, la finition noire « black-panel » dudit combiné et de la console centrale (malheureusement en plastique dur) reste très délicate à l’entretien ; on y voit la moindre trace de doigt… Le dessin des poignées a beau être inédit, il n’en est pas moins compliqué » ! Il n’est en tous cas pas le plus ergonomique / naturel à l’usage que nous ayons vu !

 

L’écran central intégré qui remplace la tablette est certes plus joli, mais au détriment du confort d’utilisation (plus possible d’y agripper les doigts pour naviguer !) ; compteurs face au conducteurs configurables à l’envi ; unité de commande de climatisation indépendante (bonne idée) mais logique douteuses pour certaines commandes (pousser le bouton pour descendre la température et tirer pour la monter ; la monter… vers le haut et la descendre… vers le bas furent assurément plus logiques et intuitives… ; affichages/ fonctions spécifiques à cette motorisation électrifiée intégrées au système (autonomie, état de charge de la batterie, flux d’énergie…).

 

Système réglage volume bouton circulo-tactile un peu différent de ce que l’on connait dans le groupe VW mais ne nous a pas vraiment davantage séduit ! ; commande de boîte comparable à celle de la Golf par exemple ; avec un empattement inchangé à 2.64 m, l’habitabilité reste tout à fait correcte et ne suscite guère de commentaire ; l’ensemble jouit d’une qualité de fabrication sérieuse. Audi quoi !

 

SUR LA ROUTE

Ensemble technique qui associe moteur 1400 essence et électriques ; batterie lithium-ion ; 204 ch au cumul ; 227 km/h en pointe ; 7″6 au 0-100 km/h pour plus de 1,6 tonne. Quatre modes sont à disposition : purement électrique (EV), avantage au moteur essence (Hold) ou augmenter (Charge) la charge de batterie en vue d’une conduite électrique ultérieure, et bien entendu Hybride. Via Virtual Cockpit : Performance totale du système, mode de conduite, charge de batterie restante, autonomie, compteur de puissance, récupération d’énergie ; câble de charge standard mode 3 (pour bornes publiques de 11 kW) livré d’office ; comme pour toutes les voitures du genre, l’autonomie 100% électrique annoncée reste optimiste.

Démarrage systématique en EV. Point d’à-coups ne se font ressentir. Adhérer au jeu du frein moteur permet, dans de nombreuses situations, d’éviter le recourt à la pédale de frein, tout en récupérant déjà de l’énergie, processus forcément accentué lorsque pression est exercée sur la pédale de gauche. Amortissement allemand, c’est-à-dire plus sec, encore sensiblement accentué en S Line, ce qui n’a au demeurant rien de dérangeant ; peut même s’avérer plutôt sympa en rythme plus soutenu ; par contre, dans ce cas, il faut composer avec le surpoids enregistré par cette version hybride rechargeable, qui sans altérer démesurément le comportement, se fera toutefois ressentir (pour rappel batterie lithium-ion intégrée dans le soubassement, au niveau des sièges arrière). Diverses aides à la conduite efficaces de mise (série ou option) tels cruise control adaptatif, maintien de ligne, reconnaissance de panneaux, assistant de stationnement…).

Une Audi bon cru, qui n’est toutefois pas exempte de réflexions, tant esthétiques (subjectif), que pratique (manipulation de certaines commandes et complexité du MMI). A ce sujet, une fois de plus, et au risque de se répéter, cette auto nous laisse l’impression qu’à force de vouloir tout simplifier, une propension clairement marquée chez certains constructeurs, concrètement, cela devient en fait plus compliqué… Reste l’usage : à vous d’évaluer le réel intérêt d’opter pour une hybride rechargeable… Nous soulignerons qu’une 150 ch essence ou diesel (donc une… 35 ! ; oui, nous savons que ce n’est pas clair…), moins puissante mais nettement plus légère, est déjà affichée dès 33.000€, ceci en S Line pour comparer ce qui est comparable, et à niveau de puissance égale, donc une… 40 (si l’on vous dit un TDI 200 ch ce sera plus simple), qui plus est quattro, nous ne sommes toujours qu’à 38.400€ ! Nous vous laissons le soin de calculer la rentabilité de la TFSI e et ses réels avantages au cas par cas…