Nous sommes en 2007 et Nissan va faire preuve d’audace pour remplacer ses insipides Almera et Primera. Le nouveau Qashqai est en effet présenté sous les traits alors inédits d’un SUV. Un pari réussi, puisqu’assez rapidement, le principal initiateur de ce typage va voir déferler une belle brochette de concurrents. Aujourd’hui, sur un marché européen où les SUV sont devenus les carrosseries les plus vendues (près de la moitié des immatriculations de voitures neuves), le Qashqai fait ce qu’il peut pour rester au plus près d’un leadership aujourd’hui perdu. Pour se faire, la marque japonaise a lancé une 3e génération courant 2021. Après vous en avoir proposé la présentation, nous en avons pris le volant. (11.12.2021 / Marc Lacroix / illustrations constructeur) 

DESIGN 

Sans revenir sur le style, évoqué dans notre présentation, rappelons juste l’adoption de la calandre typique qui orne les Nissan actuelles, ainsi que des mensurations toutes à la hausse (L/l/h/emp.) : +4 cm (4,43m), +3 cm (1,83m et 1,62m) et +1 cm; pour limiter le poids, et par voie de conséquense, consommations / émissions, panneaux portes et capot en alu ; 

Notre exemplaire exhibe un joli Magentic Blue combiné à un toit Black Metallic. 

HABITACLE 

Planche de bord extrêmement classique ; Mixage numérique/boutons ; écran face au conducteur et 1 tactile au sommet console + Tête Haute ; matériaux bon et moins bon, avec les plastiques les plus visibles de qualité correcte (un peu moins en partie basse).  

Avec ce saut de génération, le coffre gagne 74 litres à 504 litres, sous plancher compris (436 lit sans celui-ci) ; banquette fixe mais plancher plat dossier rabattue ; Max 1.593 lit. 

 

ÉQUIPEMENT

Finitions : Visia, Acenta, N-Connecta, Tekna et Tekna+ ; série dès 1er niveau : projecteurs LED, radars stationnement arrière, rétroviseurs extérieurs électriques/chauffants, clim manuelle, régulateur de vitesse intelligent. 

En plus de caméra recul et i-Key (déjà dévolus à la finition Acenta), et de combiné instrumentation digital 12,3″, écran tactile HD 9’, vision 360° / détection objets en mouvement, vitres arrière surteintées (série sur N-Connecta), notre version Tekna ajoutait jantes alliage 19″, affichage tête haute 10.8″, chargeur à induction, ProPILOT avec Navi-Link et hayon mains libres électrique, à quoi s’additionnaient encore quelques options (toit panoramique, rails de toit, sellerie partiellement cuir, sièges avant/volant chauffants…. 

TECHNIQUE/TECHNOLOGIE 

Nouveau moteur Mild-Hybrid « HR13″ ; 1.3-140ch ; 240 Nm ; batterie 12 V ; boîte 6 manuelle. 

A BORD 

L’ambiance n’inspire rien de particulier ; tout est bien « rangé » ; finition, assemblage et maintien des sièges OK ; matériaux moyens (NB : bon point pour cuir moussé sur bords de la console) ; ergonomie menus pas toujours des plus logiques/intuitives ; système navigation plutôt bon. 

Accès places arrière favorisé par généreux angle ouverture portes arrière ; 2e rangée plutôt accueillante (un peu moins place centrale comme souvent avec ce type de véhicules) ; à l’arrière, Nissan annonce des gains aux genoux et aux épaules de respectivement 20 et 28 mm par rapport à la génération sortante.

 

SUR LA ROUTE 

Agréable à rouler sans plus ; rien de particulier à souligner quant à son comportement ; semble mieux amorti que son prédécesseur ; plus confortable et aussi plus agile ; pas de ressenti particulier pour la direction ; commande de boîte 6 manuelle précise ; clairement pas véhicule pour assouvir son besoin de plaisir au volant mais assurément tout assurément bien dans un rôle familial. 

Le 1,3-140 ch reste assez creux sous les 1.600-2.000 t/min ; effet inertie pas très plaisant ; nombreuses aides à la conduite, avec notamment un système de conduite semi-autonome plutôt efficace sur autoroute, et assez progressif dans ses réactions ; la dernière version ProPILOT voit signalisation mais n’adapte pas la vitesse automatiquement. 

La caméra multivue (avant, arrière, latérale et aérienne virtuelle 360°) aide aux manœuvres. 

BILAN 

Depuis 2013, la 2e génération du Nissan Qashqai a fait de son mieux pour succéder à son aïeul, qui lui avait fait un véritable carton. Mais voilà, la concurrence ne reste pas les bras croisés et a pour le moins affûtés ses armes. Qu’en sera-t-il avec la Qashqai 3 ? Il s’est en tous cas assuré un meilleur châssis, un équipement généreux et une tarification qui se veut plutôt contenue (dès 29.650€ ; dès 36.850€ en Tekna). Reste que pour rivaliser avec ladite concurrence, il lui faudra assurément développer son offre de motorisations…

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