A sa sortie, l’Opel Insignia nous avait « tapé dans l’œil ». A l’instar des Citroën C5 II et Ford Mondeo IV par exemple, elle faisait partie d’une génération de berlines moyennes supérieures bénéficiant d’une plastique avantageuse. Aujourd’hui, celle qui joue aussi le haut de gamme d’Opel s’est remise à niveau. (29.09.2021 – Marc Lacroix / illustrations constructeur)

 

DESIGN

Élancée et stylée, la robe de l’Opel Insignia est subtilement restylée sur la face avant : nouveau feux, nouveau bouclier avec écopes verticales factices, nouveau dessin pour les antibrouillards, calandre revue (LED à 84 modules au lieu de 16). Les feux arrière ont également été reconsidérés.

 

A BORD

Rien de particulier à signaler concernant l’environnement intérieur, qui résiste plutôt pas mal au temps ; dotation aides conduite et équipements de sécurité revue à la hausse.

 

La mise à jour de l’Insignia s’accompagne d’une nouvelle variante GSi (précisément celle que nous avons essayée) plus sportive, tant d’aspect qu’à l’usage ; on y relève notamment le pédalier alu ou ses beaux sièges baquets, dont la poignée de commande de réglage de l’assise nous a paru un peu trop proéminente.

 

TECHNIQUE / TECHNOLOGIE

L’Opel Insignia 2020 accueille désormais sous son capot des nouveaux moteurs, :

  • Diesel 3 cylindres 1.5-122 ch (au lieu des 4 cylindres 1.6-110 et 136 ch) ;
  • Essence 3 cylindres turbo 1.4-145 ch (au lieu du 4 cylindres 1.5-140 ch) ;
  • Essence 4 cylindres 2.0-200 ch ou 230 ch (GSi, au lieu de260 ch) ; inaugurent désactivation automatique des cylindres ; nous disposions du plus puissant.

NB : Selon Opel, le remplacement des 4 cylindres (diesel 1.5 et 1.4 turbo essence) permettrait un gain pouvant atteindre 50 kg.

 

Un volet aérodynamique actif occulte automatiquement le haut et le bas de la calandre en vue d’optimiser la consommation de carburant en favorisant la montée en température du bloc propulseur. A noter le rouge des disques de freins ; voilà qui fait toujours son petit effet !

 

SUR LA ROUTE

Le 2.0-230 ch qui nous intéresse ici plus particulièrement perd 30 ch par rapport à son devancier, ainsi que 50 Nm (à 350 Nm) de couple, ceci au bénéfice d’une réduction des émissions CO2… et de la charge fiscale ; cela n’empêche pas ce bloc de rester très agréable et disponible.

 

Bien aidées par la transmission intégrale permanente, tenue de route et motricité sont difficiles à prendre en défaut ; amortissement plutôt bien calibré ; les vitesses de passage en courbe peuvent être élevées ; les sièges semi-baquets offrent un bon maintien. En revanche, la différence entre les 3 modes de conduite (dont Sport personnalisable) n’est pas très marquée.

 

Si la boîte 9 automatique remplit parfaitement sa tâche sur autoroute, elle paraît plus « hésitante » sur route ; sans doute aurait-on aussi appréciez davantage de rigueur / précision dans le renvoie des infos de la route par la direction.

 

BILAN

Élégante, de belle qualité générale, spacieuse (y compris le coffre), bien équipée et confortable, l’Opel Insignia GSi reste clairement une routière familiale intéressante. Finalement, son seul gros défaut / handicap reste peut-être un malus écologique peu favorable. Cela dit, d’autres motorisations ont de quoi séduire et permettre à cette très belle auto de terminer dignement sa carrière, en attendant son remplacement, cette fois, en passant par la banque d’organes du Groupe PSA.

 

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