Essai Subaru Forester e-Boxer (13.03.2021)

 Nous vous l’avons présenté par ailleurs avec le Forester, le système e-Boxer lance l’offensive hybride de Subaru sur le marché européen. Restait à savoir ce que cela donne concrètement ! C’est ce que nous avons voulu savoir en prenant, précisément, le volant du nouveau Forester e-Boxer. (Marc Lacroix)

 

Pas de surprise en découvrant notre voiture, son style particulier, très carré, sera apprécié… ou pas.

 

Une des seules originalités de style est sans doute la forme des feux arrière.

 

A BORD

Accès aisé dans l’habitacle grâce à une porte à large ouverture et une hauteur propre aux SUV ; on remarque d’emblée une belle habitabilité, tant à l’avant qu’à l’arrière ; pas mal de petits espaces de rangement ; sûr que venant d’une Mercedes on enregistre une différence de qualité mais la finition est tout à fait correcte, avec des bons matériaux, même si l’austérité reste de rigueur, comme toujours chez Subaru.

 

Nous ne sommes jamais parvenus à trouver réellement notre position idéale au volant… sans jamais comprendre pourquoi et sans toutefois se sentir mal à l’aise ; la générosité de la surface vitrée rend la visibilité périphérique excellente ; la planche de bord est celle de la petite sœur Impreza et a le mérite d’être claire et simple, en un mot efficace.

 

En plus des 2 affichages que l’on retrouve désormais partout (face au conducteur et écran intégré dans la console, soit dit en passant extrêmement intuitif), un 3e petit écran d’affichage trône centralement tout en haut de la planche de bord et affiche le fonctionnement du système hybride.

 

SUR LA ROUTE

Le Forester e-Boxer n’est pas un monstre de puissance et les reprises s’avèrent parfois un peu paresseuses ; les modestes 11″8 au 0-100 km/h confirment ce constat ; pour cette Forester comme pour toutes les voitures en équipée, la boîte CVT à variation continue (ici désignée Lineartronic) est toujours aussi désagréable à pleine charge… Et ne comptez pas sur sa réactivité en mode ECO ! Autant le savoir… A noter ces palettes au volant à l’utilité douteuse…

 

Certes s’agit-il d’un système hybride « de base » (autorechargeable) mais concrètement son intervention reste très limitée ; il ne permet par exemple pas de démarrer sans le thermique ; le kilométrage en 100% électrique est non seulement extrêmement limité mais vous n’avez aucun pouvoir à ce niveau (pas de mode « EV ») ; tout se fait automatiquement .

 

Un des atouts des Subaru a toujours été leurs 4 roues motrices permanente, ici gérables via le X-Mode qui intègre contrôle d’adhérence en descente et dispositif antirecul.

 

En dépit de son architecture, le comportement reste assez équilibré, neutre, maîtrisable et précis ; soulignons que la batterie est implantée au plus bas, ce qui conjugué aux qualités reconnue d’un moteur Boxer à ce sujet, contribue assurément à ce bon résultat ; le calibrage de la direction nous a plu, tout comme le confort, bien dosé entre fermeté et souplesse.

 

L’arsenal sécuritaire (via le système de caméra EyeSight) est étendu : régulateur de vitesse adaptatif, angle mort, avertissement obstacles perpendiculairement à l’arrière… D’aucuns pourront prétendre qu’il est presque déjà dépassé, sauf que nous avons trouvé tout cela, il fait le taf efficacement : comme quoi c’est possible ! A noter aussi l’aide à la stabilité remorques et la belle qualité de l’image renvoyée par la caméra de recul.

 

BILAN

L’époque a pour ainsi dire imposé à Subaru cette – petite – électrification, d’autant que la qualité première des moteurs Boxer n’est certainement pas leur frugalité, ce qui influe forcément sur la moyenne de la gamme en termes de consommation/émission CO², dont on sait à quel point celle imposée a été drastiquement abaissée par l’Europe ! Une évolution inéluctable qui se paye, avec une différence de budget non négligeable, en dépit de ses effets limités. Pas de quoi booster les ventes dans un pays tel que le nôtre, ceux où la marque aux constellations est surtout appréciée restant principalement montagneux et rudes (ex. Suisse, Canada). Reste que les atouts pratiques (surtout pour les familles), sécurité, fiabilité et traction ne comptent pas pour du beurre…

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