ESSAI TOYOTA YARIS HYBRIDE (27.02.2021)

La Toyota Yaris a succédé à la Starlet au passage au nouveau siècle. Depuis, elle a pesé de tout son poids dans les ventes de la marque. Fabriquée à Valencienne, elle est même devenue la voiture la plus produite… en France ! Aujourd’hui, elle se renouvelle avec une 4e génération qui, en ligne avec la philosophie développée par le géant japonais, joue la carte de l’hybride. Voyons voir ce que cela donne. (Marc Lacroix / illustrations constructeur)

Dans sa livrée biton (rouge-toit noir), notre exemplaire est assez plaisant à regarder.

 

A BORD

Avec des sièges avant implantés assez bas, position de conduite assez réussie qui laisse s’attendre à un certain dynamisme. Claire, ergonomique et facile à l’usage, la planche de bord intègre des commandes de chauffage isolées (implantées en bas de console) ; assurément une bonne idée ! En revanche, graphisme de l’écran central un peu has been… Dommage aussi ce plastique bon marché (sauf sur dessus de tablier de planche de bord), et ces panneaux de portes rikiki… un « faux » tissu manifestement délicat à l’entretien au vu des taches y imprégnées.

 

Très correct pour la catégorie, l’espace de vie profite de petits espaces de rangement bien pratiques. Un petit accoudoir sépare les deux sièges avant, dont nous avons apprécié l’efficacité du système de chauffage. Les places arrière sont étriquées. Comme souvent chez Toyota, une seule poche aumônière est prévue sur le dossier du siège passager.

 

Le coffre, à double fond, est d’une capacité correcte.

 

SUR LA ROUTE

Sous le capot, dérivé du 180 ch de la Corolla Hybride, l’ensemble composé d’un moteur thermique à essence (1.5-92ch / 120 Nm, contre 75 ch / 111 Nm auparavant) et une unité électrique fournit 116 ch. La nouvelle batterie lithium-ion se veut plus puissante et gagne 20 kg.

 

La nouvelle déclinaison GA-B de la plateforme modulaire TNGA dédiée aux citadines, qu’inaugure la Yaris IV, gagne en rigidité (+37%), permet une meilleure répartition des masses et un abaissement du centre de gravité (-12mm). Géométries train avant / suspensions fortement remaniées.

 

Démarrages 100 % électrique par défaut ; le travail entre l’unité électrique et le 3 cylindres essence est pour ainsi dire imperceptible. Trois modes sont proposés : EV Mode (100% électrique), Power et Eco. Notons que la fonction « B » de la boîte (qui favorise la régénération de l’énergie au freinage) ne fonctionne pas si le Cruise Control est activé.

 

Si la ville reste forcément son terrain de prédilection, sans être sportive, la Yaris IV hybride révèle un tempérament assez dynamique et une belle agilité, qui la rend très agréable à l’usage en toutes circonstances. Direction précise et informative.

 

L’assistant de maintien de voie agit « bien », sans trop en faire. Le niveau de performance est correct pour une voiture qui dépasse la tonne, avec par exemple un 0-100 km/h abattu en 10″3 (-1″5 que Yaris III). L’affichage tête haute est efficace.

 

Entièrement nouvelle, joliment dessinée et bénéficiant d’une bonne qualité globale de fabrication, cette Toyota Yaris Hybride conserve la sobriété qu’on lui connaissait, mais ajoute ce soupçon de dynamisme qui en fait un véhicule plaisant à mener en toutes circonstances. Pour le prix, voyez avec votre concessionnaire ; impossible de d’y retrouver sur le site de la marque…

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