Non, Sébastien Loeb ne gagnera pas le Dakar 2018. Et Peugeot se retirant après cette édition, l’Alsacien ne remportera certainement jamais le Dakar.

(Photo Dakar.com)

Après une première séance de jardinage en début d’étape, le duo est tombé dans un trou en voulant éviter un autre concurrent à l’arrêt sur une dune. Suite à ce choc important, Daniel Elena a éprouvé de vives douleurs au niveau du sternum et du coccyx. Il a fallu attendre l’intervention d’un camion pour que la 3008DKR Maxi, néanmoins intacte, puisse reprendre son parcours. Ne pouvant tenir en position assise, Daniel Elena n’avait d’autre choix que de renoncer à l’issue de la première boucle chronométrée.

« Nous sommes tombés dans une sorte d’entonnoir de sable mou qui n’était pas visible. Ce fut un gros choc. J’ai tout de suite ressenti une vive douleur au sternum et au coccyx qui ne s’est pas dissipée, » explique Daniel. « Nous avons dû terminé la spéciale au ralenti tellement j’avais mal. J’étais obligé de me raidir dans l’habitable afin d’éviter la douleur de la position assise. D’habitude, je ne lâche rien mais, là, je ne me sens vraiment pas de continuer un terrain où il y a autant de compressions.  « 

(Photo Dakar.com)

Pour Sébastien Loeb, l’abandon était inévitable: « Notre début d’étape a été très compliqué. Nous nous sommes ensablés rapidement une 1ère fois. Le sable était extrêmement mou et la voiture ne montait pas les dunes. Les traces des concurrents qui nous ont doublés entre temps nous ont aidées par la suite. Nous sommes revenus sur un concurrent bloqué sur une crête. Pour ne pas être obligé de s’arrêter dans la montée, j’ai choisi l’option de le contourner par la droite. Il y avait un trou derrière la crête que nous n’avions pas vu. Nous avons tapé fort. Il n’y avait rien à faire si ce n’est attendre le camion qui nous a sorti en quelques minutes. Daniel a eu très mal suite au choc. Nous avons  fini la spéciale au ralenti pour ne pas aggraver son état. Au vu de la blessure de Daniel, nous n’avons pas d’autres solutions que d’abandonner. »

Ce Dakar sera-t-il finalement une course par élimination? Après avoir perdu Cyril Despres, fortement retardé après avoir arraché une roue la veille, l’armada Peugeot en tête du rallye est passée de trois à deux représentants.

(Photo Weyens)

Devant, Stéphane Peterhansel a une fois de plus fait parler sa science, s’offrant la victoire d’étape et confortant son avance sur son équipier Carlos Sainz, 4e de l’étape du jour à 18 minutes.

« Je ne fais pas une mauvaise opération aujourd’hui, c’est sûr, mais ce n’était pas non plus une course parfaite pour nous, » concédait le leader. « Nous avons perdu de la pression et on a déjanté donc nous avons dû nous arrêter et on a perdu plusieurs minutes. On a aussi fait une erreur de navigation à la fin de l’étape. On n’arrivait pas à trouver un way-point. On a tourné plus de 2 minutes. Donc ce n’était pas parfait, mais comparé aux autres ce n’était pas si terrible. Je suis vraiment déçu pour Cyril, c’est mon ami. C’est décevant aussi pour Sébastien et Daniel, mais c’est la course, c’est le Dakar… »

(Photo Overdrive Media)

Chez Overdrive, c’est Bernhard Ten Brinke qui a réalisé la meilleure performance du jour, signant le 2e temps à 4’52 de Peterhansel, De Villiers suivant à 12’47 alors que Al-Attiyah signait le 5e temps à 24’33.

« On a fait du bon boulot aujourd’hui, se réjouissait Bernhard Ten Brinke. On s’élançait huitième dans l’ordre des départs, et avec Michel, mon copilote, on a su opter pour des pressions de pneus adaptées aux dunes de la première partie. Là où tout le monde s’est planté, nous avons réussi à passer en contournant les uns et les autres. Dans la seconde section, plus caillouteuse, on est parvenus à préserver nos gommes, tandis que Michel a encore effectué une très bonne navigation. Je suis ravi de ce résultat mais la route menant à Cordoba est encore longue. »

Au général, les Toyota officiels sont en embuscade derrière les deux Peugeot rescapées, occupant les 3, 4 et 5e places, Ten Brinke, Al-Attiyah et De Villiers pointant respectivement à 1h15, 1h23 et 1h34.

Associé à Przygonski (Mini), Tom Colsoul est actuellement 8e du général alors que Stéphane Prévot, qui navigue le Chinois Zhou, est 24e.

La vidéo officielle de l’étape 5: