Pour la première fois de la saison, Ugo de Wilde est rentré bredouille d’un meeting allemand dont il attendait pourtant beaucoup. En difficultés avec leurs réglages, les monoplaces Arden Motorsport ont été « à la traîne » durant trois jours. Seul point positif : le Belge a devancé le samedi son équipier référence Alex Quinn. Maigre consolation à l’issue d’un week-end à oublier au plus vite.

La Nordschleife, le grand Nürburgring, est surnommé l’ « Enfer vert ». Mais ce week-end, le petit tracé utilisé par les F1 depuis 1977 a aussi eu des allures d’enfer pour le pauvre Ugo de Wilde et ses deux équipiers.

Pourtant tout avait bien démarré jeudi dès la première séance d’essais privés avec un deuxième chrono en vieux pneus à 3 dixièmes seulement de Victor Martins en 1.55.472 dès son dixième tour avec des gommes de 150 kilomètres. « Et bien vous savez quoi ? Cela a été mon meilleur tour du week-end ! Après on est allé beaucoup moins vite en pneus neufs alors que devant les meilleurs descendaient leurs chronos. Je ne comprends pas. Lors des deux séances d’essais collectifs, les deux qualifications et les deux courses, on n’a pas trouvé la solution. Soudainement la voiture est devenue inconduisible. En fait, on avait beaucoup de train avant. Mais elle ne tournait pas, pas moyen de la faire pivoter. Et dès qu’on voulait attaquer, pousser comme on doit le faire, on était victime de survirage, l’arrière décrochait. C’était horrible. J’ai failli me sortir plusieurs fois tout seul. Mes ingénieurs se sont arrachés les cheveux, mais n’ont, hélas, jamais trouvé la solution. Cela allait un tout petit peu mieux dans la deuxième manche mais rien de ouf. En plus, j’ai perdu trois places au départ en raison d’un souci d’embrayage. J’ai même failli caler. Concernant le comportement de l’auto, mes équipiers se plaignaient exactement du même phénomène. C’est d’autant plus incompréhensible que l’an dernier, Arden avec Alex Quinn s’était qualifiée en première ligne ici et était montée sur le podium. Et cette fois, il pointait comme moi à plus d’une seconde. »

Pour être tout à fait clair, il faut savoir que lors d’un débriefing, les pilotes donnent leur ressenti aux ingénieurs qui analysent ensuite les datas, regardent les vidéos puis se réunissent seuls pour définir un set-up que les pilotes ne connaissent pas. Mais cette fois, la recette n’était pas bonne.

Onzième puis douzième en qualifications, il n’y a pas eu de miracle en courses où les monoplaces Arden Motorsport étaient les moins rapides des sept teams présents. Résultat, deux fois douzième sous le drapeau sur un tracé où l’on a assisté à deux processions, Ugo est rentré avec un gros zéro pointé pas du tout mérité.

« Le team s’est planté ce week-end, c’est clair. Ils sont désolés bien sûr et ne comprennent pas pourquoi. Maintenant je sais que nous étions compétitifs à Monza et Imola et je veux croire que ce sera à nouveau le cas dans le futur. On doit continuer à bosser. Je ne cède pas à la panique ni au découragement. J’ai confiance dans l’équipe Arden Motorsport et dans mon ingénieur Jack. Cela a été un week-end noir pour nous, mais heureusement je ne devrai pas ruminer longtemps. Dès mercredi prochain, j’aurai l’occasion de remonter dans l’auto pour des essais entre 17h30 à 20h00. Et j’espère que cette fois on partira directement dans la bonne direction. En tant que pilote en tout cas, je suis content de moi. Je sens que je monte en puissance. J’ai soutenu la comparaison avec mon équipier durant tout le week-end. Avec des bons set-ups, on va se battre devant. Il n’y a eu que trois courses sur dix. Je reste confiant pour le futur. On va se racheter dès vendredi prochain…»

En raison d’un meeting hyper chargé, le programme sera étalé sur cinq jours avec très peu de temps de piste quotidien. Les deux séances de tests collectifs se dérouleront le jeudi à 14h35 et 18h05. La première séance qualificative pour la course 2 se déroulera le vendredi à 17h15. Le samedi il y aura la seconde qualif à 10h30 et la première course à 17h20. La deuxième aura lieu vingt-quatre heures plus tard, à 17h30 le dimanche.
« J’ai déjà roulé à Magny-Cours deux années de suite en F4 et lors des tests hivernaux l’an dernier en Eurocup. Ce n’est pas ma piste préférée, mais je me souviens m’y être élancé en première ligne aux côtés de Caio Collet. Ce serait pas mal de pouvoir répéter cela… »

Mais pour y arriver, il faudra absolument trouver les bons réglages…

Source: Com