Vainqueur de la course longue, deuxième du sprint, le Britannique Oliver Rowland s’est rapproché du Monégasque Charles Leclerc. Mais celui-ci, pénalisé après les qualifications, a limité les dégâts.

D’ordinaire, c’est sur la piste que Charles Leclerc fait parler de lui. Mais vendredi soir à Budapest, c’est sa monoplace qui était sur la sellette après la septième Pole Position consécutive du pilote de la Ferrari Academy. La Dallara du team Prema, trouvée non conforme au niveau du différentiel, lui coutait la disqualification et le renvoyait tout au fond de la grille.

Deuxième des qualifications, Oliver Rowland (Dams) héritait donc de la Pole. Et le lendemain, à l’issue d’une course musclée, il la convertissait en victoire. L’Anglais a bagarré toute la course avec le Russe Artem Markelov (Russian Time). Celui-ci prenait la tête au départ et menait jusqu’aux arrêts au stand. Mais le Britannique reprenait son bien en stoppant un tour plus tôt. Rowland creusait ensuite un petit écart jusqu’à l’intervention de la voiture de sécurité pour un accrochage dans le peloton.

A la relance, Markelov restait dans les roues de son rival, et à trois tours du terme, il tentait une attaque par l’intérieur que Rowland contrait rudement. Markelov n’avait d’autre issue que le bas-côté en herbe ; il perdait le contrôle de sa monoplace et heurtait violemment le mur de pneus. Avec la deuxième sortie de la safety-car, Rowland assurait son succès malgré les velléités offensives de son co-équipier, Nicholas Latifi. Le Néerlandais Nyck de Vries complétait le podium, juste devant Charles Leclerc.

Avec une stratégie pneumatique différente, celui-ci avait taillé sa route depuis la 19e place sur la grille. Il gagnait d’abord la bagatelle de huit positions dans la première boucle, puis au fil des arrêts de ses rivaux revenait même en tête de la course. Quand il s’arrêtait à son tour, Leclerc retombait cependant à la onzième place. Mais la fin de course tournait en sa faveur avec la safety-car qui resserrait le peloton. Avec des pneus frais, il débordait Malja (Racing Engineering), Ghiotto (Russian Time) et King (MP Motosport) à la relance, puis Matsushita (ART GP) juste après l’accident de Markelov (Russian Time)… et  juste avant la neutralisation finale. Tout ceci pour arracher la quatrième place.

Dimanche matin, la course sprint a vu la victoire de Nobuharu Matsushita (ART GP) qui surprenait tout son monde en bondissant de la deuxième ligne. Le Japonais n’était pas inquiété pour signer sa deuxième victoire sur le circuit hongrois après celle de 2015. L’intérêt venait de la remontée d’Oliver Rowland. Parti de la huitième position, l’Anglais, lui aussi auteur d’un bon départ pointait rapidement en quatrième position derrière Matsushita, Ghiotto et de Vries ; et devant Leclerc, 5e. Ghiotto, en délicatesse avec sa machine, plongeait alors dans le classement, avant que de Vries ne cède à Rowland dans les tout derniers kilomètres. Leclerc souffrait lui aussi avec sa monoplace, mais conservait sa quatrième place face au retour du duo Nato (Arden), Latifi qui ont bagarré une longue partie de la course.

Malgré toutes ses mésaventures, Charles Leclerc conserve une large marge sur Oliver Rowland avant la trêve estivale.

Course 1: 1. Rowland (Dams) ; 2. Latifi (Dams) ; 3. De Vries (Rapax)

Course 2: 1. Matsushita (ART GP) ; 2. Rowland ; 3. De Vries

Championnat: 1. Leclerc ­206 ; 2. Rowland 158 ; 3. Markelov 123 ; 4. Latifi 113 ; 5. Ghiotto 95 …

Photos FIA Formula 2.