C’est désormais officiel : après avoir décroché le titre de champion de France de F4, le jeune Gilles Magnus s’attaquera cette année au championnat Formula Renault 2.0 Northern European Cup au sein de la réputée écurie R-ACE GP pour laquelle roulait notamment notre autre compatriote Max Defourny en 2016.

« Nous sommes très heureux d’avoir pu trouver un accord avec l’une des meilleures écuries du plateau ce qui est toujours très important, » se réjouit l’Anversois de 17 ans. « La FR2.0 NEC constitue une suite logique pour moi après la F4. Après de très bons tests en FR2.0 à Estoril, nous avons décidé de poursuivre notre ascension dans la gamme Renault. Nous avons reçu un bon accueil des organisateurs de ce championnat qui débutera au mois d’avril à Francorchamps en même temps que le TCR Benelux. Il passera ensuite par Zandvoort lors du meeting Max Verstappen, Monza, Assen, Paul Ricard, le Nürburgring avant de s’achever à Hockenheim fin septembre. »

 

Pour le « rookie » de l’année RACB, la FR2.0 représente une grande différence par rapport à la F4 pilotée l’an dernier.

« C’est beaucoup plus rapide comme monoplace effectivement, environ dix secondes sur un circuit comme Spa où j’ai déjà eu l’occasion de rouler en FR2.0, » poursuit le néerlandophone. « En plus de 50 chevaux et deux vitesses en plus, il y a aussi pas mal de possibilités de réglages ce qui n’existait pas sur la F4. Je vais donc devoir apprendre à régler mon auto. Les freins sont également plus puissants et l’appui aérodynamique nettement supérieur. »

Les premiers essais avec une nouvelle équipe basée près de la Rochelle qu’il découvrira cette semaine sont prévus à Monza, début mars.

« Plusieurs journées de tests sont programmées avant le début de saison ce qui devrait être suffisant, » précise encore Gilles. Avec quels objectifs pour cette saison ? « Difficile à dire tant que je ne connais pas les noms de mes adversaires. Mais je veux toujours gagner et je pense que l’on peut encore signer de bons résultats. Je veux continuer sur la bonne lancée de 2016. »

Avec déjà une vue sur l’Eurocup FR2.0 pour 2018 ?

« Ce serait bien sûr l’idéal. On en a déjà discuté avec le team. Mais chaque chose en son temps. Je n’ai pas un plan de carrière à cinq ans. J’ai beaucoup de rêves bien sûr, surtout en voyant où est arrivé Stoffel Vandoorne aujourd’hui, mais chaque année on fait ce qu’on peut avec les budgets dont on dispose. On verra bien jusqu’où cela peut me mener. En attendant, je suis très impatient de débuter ma saison en NEC, chez moi à Francorchamps ! »