La lutte pour le titre RX2 se déroulera en Afrique du Sud d’ici quelques semaines (le 24-25 novembre), avec deux prétendants à la couronne si convoitée. Actuellement deuxième au championnat – et donc en position de ‘chasseur’ – Guillaume De Ridder a pleinement l’intention de continuer de se battre jusqu’au dernier tour d’une saison palpitante.

Au Circuit International de Killarney au Cap – où l’année dernière il a dominé la première journée de compétition – De Ridder tentera de prendre le dessus sur son co-équipier de chez Olsbergs MSE, Oliver Eriksson, qui mène avec un avantage de 14 points.

Après deux abandons dans les deux premières épreuves – un accrochage chez lui, à Mettet, suivi d’une casse moteur à Silverstone – De Ridder a dû rattraper les points perdus. Aucun drame – il a gagné deux fois d’affilée pendant l’été à Hell en Norvège et Höljes en Suède, deux courses qui favorisent traditionnellement les spécialistes scandinaves.

Malchanceux à Lohéac – où il était le plus rapide de la catégorie RX2, mais a seulement terminé troisième suite à une finale mouvementée – le Belge (25 ans) se dit prêt à rebondir en Afrique du Sud, promettant de donner un beau spectacle pour les milliers de spectateurs enthousiastes.

« J’ai vraiment hâte de retourner au Cap, » dit le champion du RallyX Nordic 2018, qui habite Paris pour son métier d’ingénieur (groupe motopropulseur) chez Renault F1. « L’année dernière, c’était un weekend spécial, avec des fans très engagés et une ambiance sympa. J’y retournerai plein de confiance. »

« Il est vrai que je suis à 14 longueurs d’Oliver, mais d’un autre côté, il est plus facile d’être chasseur que d’être chassé – même si je préférerais évidemment avoir ces points en poche. J’ai beau gagner chaque course du weekend, si Oliver marque un minimum de 16 points, il sera couronné, alors mon destin n’est pas entre mes propres mains. »

« Plus qu’être des équipiers et des rivaux, nous sommes amis et travaillons bien ensemble, donc je ne veux pas qu’il rencontre des problèmes. Je veux le battre sur la piste, mais c’est vrai que j’aurai besoin d’un peu de chance. »
 
« Je connais assez bien le tracé de Killarney. Oliver l’a fait l’année dernière en Supercar, donc il se peut que j’aie un petit avantage à ce niveau-là mais c’est un pilote très rapide dans toutes les circonstances. On connaît tous les deux les forces et faiblesses de chacun – grâce à mes dix ans passés en karting, je suis plus à l’aise sur l’asphalte mais sur la terre, c’est lui qui a le plus d’expérience. »

« Mais bon, rien n’est encore joué et tout ce que je peux faire est viser la victoire dans toutes les courses, des manches qualificatives jusqu’à la finale pour conclure la saison en beauté. Pour le reste, je n’y peux rien. Il est sûr que cela va être une lutte acharnée jusqu’au tout dernier mètre… »

Source: Com