En terminant à la 7e place du Haspengouw Rally, épreuve d’ouverture du Championnat de Belgique, Sébastien Bedoret a rempli sa mission. Au volant de la Peugeot 208 T16 de l’équipe Pevatec, le jeune pilote de Donstiennes a affiché une belle progression sans jamais se mettre de pression. L’apprentissage se poursuivra au Spa Rally, dans moins de deux semaines.

Sébastien Bedoret affiche le sourire au moment d’en terminer avec le Haspengouw Rally. Pour sa toute première course avec une quatre roues motrices à moteur turbo, le gaillard de 22 ans a fait ce que l’on attendait de lui. « Avec mon entourage, nous avions convenu que j’avais comme seul objectif de rejoindre l’arrivée », précise-t-il. « J’avais même l’interdiction formelle de regarder les classements. Je voulais juste m’améliorer au fil des spéciales, à mon rythme, sans prendre de risque. »

Le scénario s’est déroulé comme prévu. Parfaitement copiloté par Thomas Walbrecq, Sébastien a pris son temps. « J’avais certes effectué une soixantaine de kilomètres jeudi avec cette Peugeot 208 T16 de l’équipe Pevatec », explique-t-il. « Mais c’était sur une base d’essais assez courte qui était en fait du circuit… Une vraie spéciale de rallye, c’est forcément différent. Cette voiture est un régal à piloter. Elle est efficace, accélère fort, tient bien la route et, surtout, freine très fort ! Je pense avoir freiné 90% du temps trop tôt… Quand je savais qu’il y avait une échappatoire, j’ai essayé de reculer mes points de freinage, ce qui m’a notamment valu un tout-droit dans la première spéciale. Mais c’est normal… C’est comme ça qu’on apprend ! »

Tout au long de la journée, Sébastien et Thomas n’ont cessé de diminuer l’écart par rapport aux meilleurs. « Au début, nous étions à environ 2 secondes au kilomètre », confirme le copilote. « Puis cette différence a diminué. Dans la toute dernière spéciale de Horpmaal, alors que Kris Princen et Vincent Verschueren étaient au plus fort de la bagarre pour la victoire, nous n’avons concédé que 14 secondes sur un peu plus de 12 km. Sans prendre le moindre risque, c’est un très bon signe. »

Calme, posé, réfléchi, Sébastien sait qu’il doit se laisser le temps : « Au Spa Rally, dans moins de deux semaines, j’aurai exactement le même objectif. Nous avons un programme sur l’année et, ce qu’il me manque aujourd’hui, ce sont des kilomètres au volant d’une voiture aussi performante. Au Haspengouw, on a débuté le rallye à 60% pour le terminer à 80%. À Spa, nous essayerons de repartir de là… Mais, pas une fois, je ne serai au départ d’une spéciale en me disant que, cette fois, je dois attaquer. Ça, ce sera pour plus tard… »

Source : Com