Essai Land Rover Discovery Sport D240 S R-Dynamic (17.07.2020)

 

Lancée en 2015, le Land Rover Discovery Sport était arrivé au moment de sa mise à niveau de mi-carrière. Et pour ce modèle à succès (plus de 500.000 exemplaires vendus dans le monde et, en Belgique, il représente 1/5e des ventes de la marque), la firme anglaise ne s’est pas contentée de retoucher quelque peu le dessin et d’améliorer l’espace de vie, mais elle a largement revu des aspects techniques tels que châssis et moteurs. Après vous l’avoir présenté (voir ci-dessous), voici nos impressions à l’usage. (Marc Lacroix)

 

De base, notre exemplaire (S R-Dynamic P240, 4WD et boîte auto) est affiché à 56.800€ (le moins cher est à 38.250€ ; D150 traction et boîte manuelle). Pour ce prix, sont de série Connected Navigation Pro, système d’aide au stationnement en marche avant et arrière, caméra de recul, régulateur de vitesse avec limiteur de vitesse, assistant de maintien de file, contrôle de vigilance conducteur, freinage d’urgence, ou encore système de reconnaissance des panneaux de signalisation avec limiteur de vitesse adaptif et airbag piéton.

 

Diverses options et/ou packs équipaient l’exemplaire mis à notre disposition telles affichages interactif du conducteur et tête haute, rétroviseur intérieur ClearSight, surveillance des angles mort avec assistance active, régulateur de vitesse adaptatif avec assistance de suivi (Stop & Go) et freinage d’urgence à haute vitesse, sans oublier la teinte métal et le toit noir. De quoi faire grimper la note de quelques milliers d’euros…

 

A BORD

En pénétrant dans ce nouveau millésime du Disco Sport, on ressent davantage de raffinement dans cet habitacle qui veille à rester fonctionnel. L’écran digital 12,3 pouces qui fait face au conducteur se double d’un nouvel écran tactile de grande taille (10,25 pouces) placé au-dessus de la console centrale (système d’infodivertissement). Sous celui-ci, subsistent 2 boutons tournants multifonctions (ajuster la température intérieure, sièges ventilés / chauffés, modes de conduite, fonctions tout-terrain Terrain Response) mêlés à un panneau interactif à commandes tactiles. Seul hic, les traces de doigts… On appréciera par ailleurs l’affichage tête-haute.

 

Les nombreux réglages contribuent à une position de conduite idéale. Globalement, l’ergonomie est bien pensée. Les nouveaux écrans digitaux nous ont parus plus intuitifs et plus réactifs. Avant de démarrer, il faudra prendre le temps de procéder aux différents réglages via la commande au volant, notamment les assistances à la conduite. Petit détail, vous pourrez aussi choisir entre indicateurs de direction clignotant ou défilants.

 

Nombreuses configurations d’assises : banquette arrière coulissante à dossiers inclinables et rabattables (2/3–1/3), 2 places dans le coffre possible en option. Capacité de coffre entre 784 et 1.794 litres (1.179 en version 7 places) ; chauffage et ventilation ajustables pour les passagers arrière ; si l’équipement se veut très complet, on s’étonne que le hayon reste non motorisé en série (option à 541€) ! Précisons qu’il peut aussi tracter jusqu’à 2,5 tonnes.

SUR LA ROUTE

Le bloc diesel semble plus silencieux, au bénéfice d’une belle insonorisation (ce qui sera d’autant plus perceptible une fois à bord du nouveau Defender équipé du même moteur, dans ce cas plus « présent »). Le sous-châssis dont profite ce véhicule y est sans aucun doute pour quelque chose. Fort de 240 ch et de 500 Nm de couple, en dépit de ses plus de 2 tonnes, le Disco Sport bénéficie d’une belle souplesse et de réactions alertes. La boîte 9 automatique s’associe parfaitement à ce moteur mais se montrera parfois un peu hésitante lors de sollicitations plus dynamiques.

 

Les mouvements de caisse sont bien contrôlés et l’ensemble est très confortable. Comme on peut souvent lui reprocher avec ce type de véhicule, la direction semble un peu manquer de précision.

 

Nous ne l’avons pas fait, mais le Disco Sport est prévu pour des passages à gués de 60 cm, tandis que son dispositif Terrain Response, combiné à des angles favorables (attaque, crête et de fuite de respectivement 25°, 20° et 30°) et une garde au sol de 212 mm, nous n’avons aucun doute quant à ses aptitudes dans les pires conditions en tout-terrain. Digne d’un Land quoi !

 

Un petit mot sur le fameux rétroviseur intérieur ClearSight. Pour rappel, la vision traditionnelle par miroir peut être remplacée (simple commutateur au bas du rétro) par une image renvoyée par une caméra placée à l’arrière du toit, dans l’antenne aile de requin, ce qui a pour autre avantage de libérer totalement la vue (appuie-têtes, vitre arrière, tête des passagers arrière ou toute autre chose qui pourrait entraver la vue arrière). Si cette vision élargie est tout à fait pratique, elle nécessitera néanmoins un petit temps d’adaptation, au terme duquel vous pourrez pleinement profiter de cette innovation.

 

 

BILAN

Clairement, nous avons aimé ce Disco Sport. Sûr, il a de l’allure. Surtout dans cette finition R-Dynamic. Les mises à jour, surtout technologiques, sont tout à fait probantes. Voilà qui devrait lui permettre de séduire encore bon nombre d’utilisateurs.


Land Rover Discovery Sport 2020 (08.06.2020)

Après 5 ans de carrière (déjà !), le temps était venu pour le Land Rover Discovery Sport de se refaire une beauté. Mais la marque anglaise ne s’est pas limitée à cela… (Marc Lacroix)

 

Retouches cosmétiques visibles sur les faces avant et arrière : nouvelles optiques à signatures lumineuses affirmées, nouveaux feux arrière et nouveaux boucliers.

 

La planche de bord est fortement reconsidérée : nouveau volant, adoption de compteurs digitaux, nouvelle console centrale tactile abaissée qui intègre un nouvel écran multimédia tactile de 10 pouces et retrouve un levier de vitesses classique, nouvelle ouïes d’aération, panneaux de portes arrière redessinés…

 

Techniquement, Land Rover annonce : train avant alu revu, direction plus précise et toucher de route plus doux. Par ailleurs, apparaît la version hybride P300e de 309 ch (3 cylindres turbo essence 1.5-200 ch et moteur électrique).

 


Story : Land Rover Discovery Sport (08.06.2020)

 

Héritier du premier vrai SUV de Land Rover, le Freelander, le Discovery Sport a inauguré la famille Discovery en 2015, parallèlement à l’autre ligne de produits, plus huppés, qui affiche quant à elle la bannière Range. (Marc Lacroix)

 

1997 : Lancement Freelander, 1er SUV Land Rover, pour le 50e anniversaire de la marque ; carrosseries 3 portes « fermé » ou découvrable et 5 portes ;

 

2006 : Freelander II ;

 

2015 : Lancement Discovery Sport ; 1er membre de la nouvelle famille Discovery ;

 

2019 : Mise à jour de mi-carrière.