Vendredi soir, c’est par une double super-spéciale sur l’Esplanade de la Citadelle de Namur que le Rallye de Wallonie prendra son envol. La quatrième manche du JobFixers Belgian Rally Championship est la seule de la compétition répartie sur trois jours. Raison pour laquelle Kris Princen, vainqueur à Landen et à Tielt, ne sera pas au départ. BMA engage néanmoins trois voitures. Une VW Polo R5 pour Patrick Snijers et une pour Henri Schmelcher. Après sa cabriole du TAC Rally, Grégoire Munster entend retrouver la confiance avec le regard tourné vers son prochain objectif en qualité de pilote Opel Motorsport, le Rallye des Canaries, qui sera disputé la semaine prochaine.

Dès l’entame de la saison, Kris Princen avait annoncé qu’il disposait d’un budget pour sept épreuves, et que le Rallye de Wallonie ne cadrait pas avec ce programme. “Nous pouvons nominer un maximum de huit épreuves sur les neuf que compte le championnat, afin d’y marquer des points. En tant qu’entrepreneur, j’ai l’habitude de rester très attentif aux coûts. Si un choix doit être fait, il me semble logique que j’élimine l’épreuve la plus onéreuse. Un rallye étalé sur trois jours, ce n’est plus dans l’air du temps. Je vais rester très attentif à la manière dont mes concurrents pour le titre se tireront d’affaire ce week-end.’’

“Le week-end dernier, avec Davy, nous avons procédé aux reconnaissances, explique Patrick Snijers. Et je me suis d’emblée senti à l’aise. Une sensation que je n’avais pas lors du TAC Rally, que j’ai entamé de manière trop tendue, sachant que la moindre erreur pourrait se payer cash. L’an dernier, cette épreuve a marqué le début de ma collaboration longue durée avec Davy. Les notes sont bonnes, la confiance est là. Pour moi, la fête peut commencer…’’

“Si Patrick va au bout de ce long rallye, il aura franchi un palier supplémentaire et important dans le processus d’apprentissage de la R5, commente Bernard Munster. Avec Pieter-Jan Michiel Cracco, nous accueillons au sein de la structure BMA un pilote expérimenté. Je me réjouis de cette première collaboration. Henri Schmelcher va de son côté faire connaissance avec une R5. Grégoire est bien remis de son crash au TAC Rally. Avant d’aborder le prochain rendez-vous sous les couleurs d’Opel Motorsport, il veut reprendre le fil de l’histoire au Wallonie, sans pression, afin d’accumuler confiance et kilomètres avant de gagner les îles Canaries la semaine prochaine.’’

“Je suis totalement remis et je me sens bien, ajoute Grégoire Munster. Nous sommes prêts pour notre challenge suivant. J’entamerai l’épreuve tranquillement, afin de progressivement retrouver la forme et la confiance qui étaient là avant ma sortie. Cela prendra un peu de temps, mais ça ira. Le Rallye de Wallonie est sans doute l’épreuve la plus rapide du BRC. La semaine prochaine, il y aura le Rallye des Canaries, autre épreuve rapide, avec pour différence que l’asphalte espagnol offre bien plus de grip, au contraire du Wallonie, où le grip est généralement moins bon.’’

Avec Pieter-Jan Michiel Cracco, Bernard Munster accueille un nouveau pilote au sein de sa structure. Pieter-Jan a déjà disputé quelques rallyes, mais avec l’aide de BMA, il veut franchir une nouvelle étape dans sa carrière. “La raison pour laquelle je vais collaborer avec BMA est très simple : c’est un des meilleurs teams de Belgique, et Bernard Munster est quelqu’un qui possède une énorme expérience. Je vais donc pouvoir beaucoup apprendre à ses côtés. L’objectif est de me permettre de m’améliorer en tant que pilote, sans me mettre la pression. Je me réjouis vraiment d’être au départ du Rallye de Wallonie. La seule chose qui peut tempérer mon enthousiasme, ce sont les conditions météorologiques. Une épreuve sur le sec m’aurait bien arrangé. Je suis très fort et rapide dans les enfilades, et il y en a beaucoup dans la région de Namur. S’il pleut, la vitesse sera moins importante, et une partie de mon avantage disparaîtra. L’objectif du week-end est néanmoins d’apprendre à connaître la voiture, et atteindre l’arrivée.’’

Source : Com