Il se voulait être le Procar du 21e siècle, un nouvel élan pour le circuit belge. Aujourd’hui, le TCR Benelux est en état de mort cérébrale avec le retrait de Kronos Events. Comment en sommes-nous arrivés là? Analyse d’un constat d’échec avec Koen Wijckmans et Xavier Schène.

Alors que les spectateurs présents autour du circuit de Mettet en prenaient plein les yeux avec de belles passes d’armes sur la piste, l’orage grondait dans le paddock du circuit de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Marc Van Dalen faisait clairement savoir son mécontentement face à la santé fragile du TCR Benelux: «Nous ne pouvons pas continuer à perdre autant d’argent. Nous avons essayé, ça n’a pas marché. C’est triste, mais c’est la vie. Dès l’an prochain, nous allons concentrer nos efforts sur la VW Fun Cup et la distribution des pneus Michelin et Hankook.»

L’avenir du championnat se retrouvait ainsi orphelin de son promoteur, qui l’avait pourtant porté sur les fonts baptismaux avec le RACB en décembre 2014. La saison 2016 s’était bien terminée, avec un beau final à Mettet. Tout le monde était enthousiaste. La Clio Cup allait de surcroît se joindre à la fête. La série semblait enfin sur la bonne voie. Et pourtant… Les critiques envers la série sont implacables: trop chère et cadenassée par ces diables de jeunes loups issus du karting qui sont beaucoup trop rapides.

Constat
Chez Kronos Events, on y a cru jusqu’au bout. Notamment dans le chef de Koen Wijckmans, le coordinateur du TCR Benelux, qui a porté ce championnat à bout de bras. Kronos doit une fière chandelle à l’Anversois, qui s’est battu à chaque meeting pour qu’un minimum de voitures puisse prendre le départ. À vrai dire, la saison 2 du TCR des plats pays aurait dû débuter sous les meilleurs auspices. Mais la machine s’est malheureusement enrayée en cours de saison. «Nous n’avons pas été aidés par les circonstances», explique Koen Wijckmans. «Par exemple, Philippe Stéveny devait aligner deux KIA Cee’d. Mais la maison mère ne l’a pas laissé faire en raison de l’arrivée de la Hyundai i30. Le calendrier du WTCC a changé, ce qui fait que Tom Coronel n’a pu participer à toutes les courses. Edouard Mondron a arrêté de courir, ce qui a provoqué le retrait de sa Seat. Stéphane Lémeret a mis sa saison entre parenthèses pour disputer Le Mans. Et l’une des Honda du Boutsen Ginion Racing est partie en TCR International. Au final, nous nous sommes malheureusement retrouvés avec moins de voitures engagées à l’année lors de la deuxième saison que durant la première.» (…) (Texte: Martin Businaro)

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