Alors que l’édition 2018 du Liège-Rome-Liège prendra son envol depuis le Parc de Sept Heures à Spa samedi soir, Trajectoire, société organisatrice de l’événement, a déjà planché sur l’avenir. Et c’est la carte de la variété qui sera jouée en 2019, avec la première édition d’un Marathon de la Route inédit, exclusivement tracé sur le sol français, et d’une durée limitée à quatre jours…

Historiquement, la notion de ‘Marathon de la Route’ renvoie à une épreuve de… 84 à 96 heures disputée sur la Boucle Nord, la célèbre Nordchleife, du Nürburgring. Après avoir rendu leurs lettres de noblesse à des épreuves aussi légendaires que Liège-Sofia-Liège et Liège-Rome-Liège, Jean-François Devillers, à la tête de l’équipe de Trajectoire, a tenu à varier les plaisirs… en étant à l’écoute de ses participants. « Souvent, on nous dit qu’une épreuve d’une semaine comme le Liège-Rome-Liège que nous nous apprêtons à vivre, est trop longue, explique le maître d’œuvre de ce nouveau Marathon de la Route. Professionnellement, mais aussi budgétairement, il n’est pas toujours facile de consacrer plus d’une semaine à ce qui reste finalement un hobby. En outre, nous évitons qu’une certaine routine s’installe. En écoutant nos concurrents, effectifs ou potentiels, on a tiré la conclusion qu’une épreuve d’une durée de quatre jours, comme l’était le Marathon de la Route à la fin des années ’60 et au début des années ‘70, était davantage abordable. Sous réserve de confirmation, l’épreuve devrait se dérouler entre le dimanche 2 juin et le mercredi 5 juin 2019 ! »

Un Marathon de la Route inédit qui se disputera intégralement sur le territoire français. « Dans l’état actuel de la réflexion menée avec Joseph Lambert et Eric Chapa, on imagine un départ aux environs de Nancy et Troyes, un parcours profitant de ce formidable terrain de jeu qu’est l’Ardèche, et un retour à une distance raisonnable du lieu de départ, pour des raisons de logistique des teams et du staff, poursuit Jean-François Devillers. Ce qui ne manquera pas d’impacter favorablement le montant d’engagement, vu la distance plus courte, et dès lors rendre l’épreuve accessible à un plus large public. Et notamment à des équipages français peu enclins à accumuler les centaines de kilomètres les séparant de villes de départ et d’arrivée en Belgique. Ce qui ne veut nullement dire que le Liège-Rome-Liège ou le Liège-Sofia-Liège ne seront plus organisés par nos soins à l’avenir, car l’idée est de partir sur une règle d’alternance entre ces épreuves différentes les unes des autres… »

C’est donc un Marathon de la Route d’un genre nouveau qui verra le jour l’année prochaine. Preuve que dans les rangs de Trajectoire, on n’est jamais à court d’idées afin de combler les passionnés de très belles épreuves pour anciennes…

Source : Com