C’est l’une des épreuves d’endurance les plus prestigieuses au monde. Par leur impressionnante liste des engagés – 150 équipages cette année – et par ce circuit unique de plus de 25 kilomètres empruntant la Nordschleife, les 24 Heures du Nürburgring sont un défi à part. Cette année, la météo est, en outre, venue ajouter son grain de sel, obligeant même la direction de course à interrompre l’épreuve pendant plus d’une heure dimanche midi à cause du brouillard. Dans ce contexte, voir l’arrivée du double tour d’horloge de l’Eifel – qui méritait une fois encore son surnom « d’Enfer vert » – est déjà une performance en soi.
Engagés par l’équipe Dörr Motorsport sur une Lamborghini Huracán Super Trofeo Evo, Nico Verdonck et ses équipiers Marc Basseng et Manuel Lauck ont amené leur voiture jusqu’au drapeau à damier au terme d’une course éprouvante. « Nous avons connu notre lot d’incidents », reconnaît le Belge. « Nous sommes partis de la 36e position sur la grille de départ. À ce moment, il faisait beau et même plutôt chaud… Notre Huracán se comportait bien et nous menions notre course tranquillement quand un arbre de transmission cassé nous a obligés à passer près d’une heure dans notre stand. Sans baisser les bras, nous sommes revenus dans le top 50 alors que l’arrivée de la pluie, vers 5 heures du matin, rendait les conditions de plus en plus difficiles. Tant sur le sec que sur une piste humide, nous avons pu signer de bons chronos et démontrer le potentiel de notre voiture. Malheureusement, c’est cette fois un alternateur défaillant qui nous a de nouveau contraint à un long arrêt… »
L’histoire retiendra donc que le trio Verdonck-Basseng-Lauck a terminé à la 77e position du classement général… mais aussi qu’il a remporté sa catégorie ! « Cette victoire est toutefois un peu spéciale », glisse Nico. « Pour une étrange raison, les organisateurs ne voulaient plus nous intégrer à la classe SP8 et ils ont créé une nouvelle classe SP-Y… rien que pour les deux Lamborghini Huracán Super Trofeo Evo du Dörr Motorsport ! Une situation assez frustrante quand, comme moi, on aime la compétition avant tout. Comme nous avons devancé nos équipiers, nous avons gagné. »
Par contre, ce que Nico Verdonck retiendra de cette 46e édition des 24 Heures du Nürburgring, c’est l’excellente collaboration avec le Dörr Motorsport et avec les ingénieurs de la marque de pneumatiques Giti Tires. « Ce fut une expérience terriblement intéressante », sourit le Bruxellois. « J’ai adoré le travail sur les réglages de cette Lamborghini ainsi que le fait de partager mon expérience pour améliorer les pneus et leur compréhension. Non seulement c’était amusant, mais j’ai aussi pu beaucoup apprendre, une fois de plus. »
Dans le clan de Dörr Motorsport aussi on a apprécié cette collaboration. « C’était une course éprouvante pour nous, mais nous en avons vu l’arrivée », explique Robin Dörr, le Team Manager. « Signer de bons chronos dans des conditions aussi difficiles pour les pilotes n’était pas simple. Mais Nico a fait exactement ce que l’on attendait de lui en se comportant comme un vrai professionnel. Nous avons bien fait de faire appel à lui. »
Pour Nico Verdonck, c’est un premier temps fort de la saison qui vient de s’achever. Mais le Belge – classé Silver sur l’échelle FIA – compte bien encore faire parler de lui dans les prochains mois en relevant d’autres défis. On en reparlera bientôt…