Essai Opel Corsa 1.2 Turbo 100 GS Line

La nouvelle Corsa marque l’histoire d’Opel, puisqu’elle est la première de la famille à être lancée depuis sa reprise par le groupe français PSA. Nous l’avons découverte au travers de sa version GS Line, motorisée par un 1200cc qui devrait constituer le plus gros des ventes de ce modèle. (Marc Lacroix)

 

DEHORS

Nous vous avons déjà présenté la nouvelle Corsa. En gros, sa découverte en « chair et en os » n’a fait que confirmer les premières impressions, ce compris que cette finition GS Line apporte sans doute un plus au look de l’auto. Question de goût…

 

DEDANS

L’intérieur nous a en revanche un peu déçu, notamment le tableau de bord. Certes, l’affichage est digital mais les dimensions de l’écran TFT restent en deçà de ce que l’espace disponible permettait (ne couvre pas toute la partie sous casquette). Ensuite, si l’interface a le mérite d’offrir une navigation fluide et intuitive, l’écran central nous a paru trop incliné vers le haut ; en tous cas, là est notre ressenti… Enfin, sans doute les graphismes auraient-ils pu être plus « sympa », un peu plus « d’actu »… Heureusement, l’ensemble demeure très ergonomique et sans doute est-ce là l’essentiel !

 

Dans des sièges confortables et au bon maintien, la position base du conducteur plaira à ceux qui aime « sentir » leur voiture. La position de conduite est en tous cas idéale. Globalement, l’habitabilité n’est pas la meilleure de la catégorie. On déplorera notamment les « petites » portes ne facilitent pas nécessairement l’accès aux places arrière, a fortiori en raison de leur angle d’ouverture assez limité et d’un seuil étroit, surtout pour les grands gabarits, même si une fois à l’intérieur ceux-ci devraient trouver un confort de bon ton. Mais dans l’ensemble, les finitions sont correctes, même si l’on pourra déplorer un trop grand recours aux plastiques durs.

 

SUR LA ROUTE

Techniquement, la petite Corsa 1.2 essence turbo 3 cylindres de 100 ch nous a plu. Il suffit en tous cas déjà largement eu égard à son poids mesuré. Autre excellente nouvelle, le châssis, excellent (voilà qui nous change des Opel que nous avons connues…). Soudée au sol, la Corsa jouit d’un comportement routier exemplaire, ce à quoi contribuent des trains roulants bien calibrés, agiles et accrocheurs. D’autant mieux que tout ceci se vérifie en haussant sensiblement le rythme. Seule la direction très assistée et manquant un tantinet de consistance viendra sensiblement modérer ces bonnes sensations.

 

Roulis et mouvements de caisse bien maîtrisés, le confort est de bon ton, mais bien entendu plutôt typé allemand, à savoir un peu ferme, davantage en tous cas que la cousine Peugeot 208. Rien de bien gênant en tous cas… A noter aussi une pédale de freins un peu trop spongieuse à notre goût.

 

05BILAN

Au final, cette nouvelle Corsa n’est pas exempte de lacunes mais ce qui importe finalement, c’est qu’elle fait un énorme bon en avant par rapport à sa devancière. Sérieuse et pragmatique, elle trouvera assurément sa clientèle, parmi celles et ceux qui recherche une petite citadine sympa qui met en confiance.


Présentation Opel Corsa 6/ »F » (22.01.2020)

Modèle important s’il en est pour Opel, la Corsa s’est écoulée à plus de 13 millions d’exemplaires depuis son lancement en 1982. Mais la génération sortante (2014) n’étant qu’une simple évolution de sa devancière (2006), cela lui a fait prendre un peu de retard face à une concurrence qui est loin de s’endormir sur ses lauriers. Aujourd’hui, le produit-phare de la marque au blitz se renouvelle totalement avec une 6e génération qui marque une étape importante de sa vie, puisqu’elle est le premier modèle de la famille de Rüsselsheim développée sous l’égide de PSA, qui a racheté Opel en 2017. (Marc Lacroix)

 

DESIGN

Le dessin est totalement nouveau et très différent de la génération sortante. Pourtant, assez bizarrement, mais peut-être est-ce « psychologique », la nouvelle Corsa nous fait directement penser… à une Corsa.

 

A 4,06 m, la nouvelle Corsa gagne 4 cm en longueur et 3 à l’empattement (2,54 m). Suivant la tendance du marché, elle n’est plus disponible qu’en carrosserie 5 portes, sous une ligne douce et plaisante à regarder. A noter la version GS Line encore plus pétillante, notamment grâce à une peinture biton, des jantes plus larges ou encore la double canule d’échappement.

 

HABITACLE

Le tableau de bord paraît épuré. Il comprend un écran TFT de dimension restreinte et un central orienté vers le conducteur. On remarque que, plus bas, Opel a conservé des commandes de climatisation à boutons. Peut-être pas plus mal ! Côté coffre, les 309 litres annoncés font mieux que la génération précédente (280 lit), une valeur qui est la moyenne de la catégorie. En plus de l’entrée en gamme « Corsa », sont proposées 3 autres finitions : Edition, Elegance et GS Line.

 

TECHNIQUE

Effet de la nouvelle alliance avec PSA, la plateforme est la CMP aussi utilisée pour les DS3 Crossback et Peugeot 208.

Quatre moteurs sont au programme, tous avec Start/Stop :  1.2 atmosphérique 75 ch et turbo de 100 ou 130 ch, plus un diesel 1.5-102 ch. Y sont associées des boîte manuelle 5 (75 ch) et 6 vitesses (100 ch et diesel), ainsi qu’une unité automatique à 8 rapports optionnelle pour la 100 et montée d’office pour la 130 ch. Signe des temps, une variante électrique s’ajoute à cette offre (100 kW/260 Nm de couple, batterie de 50 kWh et autonomie de 330 km).

PRIX

Le tarif s’étend de 15.995€ à 23.995€, hors options.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Histoire Opel Corsa (15.10.2019)

Commercialisée dès 1982, notamment en guise de riposte aux Ford Fiesta et VW Polo lancées quelques années plus tôt, l’Opel Corsa a tenu le rôle de citadine d’Opel jusqu’à l’arrivée de l’Adam, en 2012. Après une évolution normale au gré de 4 générations simplement désignées de « A » à « D », la 5e du nom née en 2014, pourtant annoncée totalement nouvelle, ne le fut pas ; elle se présentait juste comme une adaptation basée sur le modèle sortant. La Corsa « F » (ou 6 !) rectifie le tir avec cette fois une toute nouvelle voiture. (Marc Lacroix)

 

10/1982 : Présentation Corsa « A » (Paris) ; traction au look sympa disponible en 3 et 5 portes/hayon et 4 portes/coffre ; assemblée à Saragosse (Espagne) ; version GSI 1.6-100 ch.

1993 : Corsa « B » ; lignes carrées abandonnées pour plus de rondeurs ; 3 et 5 portes ; apparition de diesel 1.5-67 ch et 1.7-60 ch.

 

10/2000 : Corsa « C » ; lignes carrées abandonnées pour plus de rondeurs ; 3 et 5 portes ; GSi 1.8-125 ch.

10/2003 : Restylage : Premiers diesels CDTi à injection directe par rampe commune (1.3-70 ch et 1.7-100 ch).

 

2006 : Corsa « D »; développée du temps de la coopération avec Fiat, repose sur plateforme commune avec la Grande Punto ; toujours en 3 et 5 portes/hayon.

 

2008 : Première Corsa OPC (Opel performance Center) 1.6-192 ch.

 

2011 : Edition Nürburgring de l’OPC ; puissance portée à 210 ch.

 

2014 : Corsa « E » ; 3 et 5 portes/hayon ; évolution profondément remaniée de la Corsa « D », toujours sur plate-forme de Fiat Grande Punto ; dernière génération de l’ère GM.

 

2015 : OPC 1.6-207 ch (Genève).

 

03/2018 : GSi 1.4 150 ch pour remplacer l’OPC, arrêté en 2017 en raison des normes anti-pollution plus sévères.

 

2019 : Corsa « F » ; première sous l’ère PSA depuis le rachat d’Opel par le groupe français ; plate-forme modulaire CMP de PSA ; uniquement 5 portes ; version Corsa-e électrique .