Essai Peugeot Rifter (09.04.2019)

Nous ne reviendrons pas sur la présentation du Peugeot Rifter, qui remplace le Partner, puisque nous en avons déjà largement parlé précédemment (voir ci-dessous). Concentrons-nous plutôt pour savoir comment se traduit le souhait de Peugeot de mieux distinguer son ludospace de la version utilitaire dont il dérive. (Marc Lacroix)

 Espace de vie

L’aménagement intérieur continue de mettre en avant modularité et praticité mais l’impression générale fait clairement apparaître que l’écart se creuse entre le monde de l’utilitaire et celui de la familiale.

Le côté berline que Peugeot entendait marquer davantage se concrétise notamment avec le recourt à l’i-Cockpit (instrumentation surélevée, ici non numérique, et petit volant) à quoi s’ajoute une tablette tactile ergonomique et relativement intuitive. Dans son ensemble, La présentation n’est plus réellement comparable à celle d’un utilitaire, même si des plastiques demeurent en partie haute de la planche de bord.

En plus d’un plancher parfaitement plat, le Rifter peut proposer divers rangements, jusque dans le pavillon avec son Toit Zénith® avec son velum électrique, son éclairage d’ambiance à LED et ses véritables espaces de rangement dans l’arche centrale, ou encore le coffre de pavillon, la capucine à l’avant et la cave sous pieds

 

AU VOLANT

Comme déjà constaté au volant des dernières Peugeot, une fois passé un court temps d’adaptation, le petit volant s’avère très agréable et contribue à l’agrément de conduite. Au volant, contre toute attente, l’impression d’être aux commandes d’une berline surprend, en dépit d’une position qui demeure typique (surélevée et très droite, un peu comme sur un tabouret…)

Le Rifter dispose d’une garde au sol rehaussée de 3 centimètres par rapport à celle de son prédécesseur et, par conséquent, son centre de gravité aussi, ce qui n’empêche une tenue de route efficace et stable. On apprécie la précision du train avant et de la direction.

La diesel Blue HDi 1.5-130 ch avec la nouvelle boîte 8 automatique, douce et rapide, incite à mener ce véhicule conformément à sa vocation, c’est-à-dire en bon père de famille.

Avec une plateforme mixée (EMP2 de la Peugeot 308 pour l’avant et partie arrière de l’ancien Partner) et une suspension légèrement adaptées, le Rifter offre un confort qui n’a plus rien avoir avec un utilitaire. Acoustique et filtrage des bruits de roulement sont également soignés.

 

BILAN

Si les monospaces s’effacent au profit de SUV qui ont le vent en poupe, les ludospaces demeurent une solution qui sied parfaitement aux familles qui n’accordent que peu d’intérêt au look de leur automobile. Car s’ils ne sont pas les plus « sexy », les ludospaces restent les rois de de l’habitabilité et de la praticité, tout en restants aussi financièrement sympa, même si dans le cas présent cette progression vers un typage « berline » passe par une redéfinition notoire des tarifs (jusqu’à 2500€ en plus par rapport au modèle sortant). Voilà en tous cas une excellente alternative aux monospaces compacts.

 


Présentation Peugeot Rifter (22.01.2019)

Au moment de remplacer son ludospace, Peugeot a appliqué la ligne de conduite qu’il s’est imposé, à savoir de faire en sorte que son nouveau modèle monte en gamme, ce qui se double d’un changement de nom pour bien marquer le coup. Voici le nouveau Rifter. (Marc Lacroix)

 

DESIGN

Faciès clairement plus séduisant ; les dimensions gagnent 2 cm en longueur (4,40 m), 4 en largeur (1,85 m) et 3 en hauteur (1,87 m).

 

La partie arrière perpétue la tradition de ses prédécesseurs, avec portes latérales coulissantes et grand hayon pour accès faciles.

 

HABITACLE

Inspirée de celle du grand 3008, la planche de bord adopte l’i-Cockpit avec petit volant à double méplat et imposante tablette centrale ; l’espace de vie est vaste et pratique grâce à de très nombreux rangements.

 

Une version longue est également disponible (4.75m au lieu de 4.40m) ; de 775 litres, le coffre passe alors à 1050 (jusqu’à 3500 et 4000 litres banquettes rabattues).

 

MOTEURS

Essence PureTech 1.2-110 ch pour tous, diesel Blue HDi 1.5-75 ch (Active), 100 ch (Allure) et 130 ch (Allure et GT-Line, ce dernier en boîte 6 manuelle ou 8 automatique).

 

FINITIONS/ PRIX

Access Standard, Active Standard, Active Long, Allure Standard, Allure Long, GT-Line Standard & GT-Line Long ; dès 17.672€.

 


Peugeot Rifter story (20.01.2019)

Né Partner en 1996, le nouveau Peugeot Rifter reste l’interprétation familiale d’un utilitaire léger, une architecture inédite dont il est, avec son alter ego et cousin Citroën Berlingo, l’initiateur : le Ludospace. Mais en changeant de nom, l’interprétation Peugeot de ce type entend se défaire de son image « bon marché ». (Marc Lacroix) 

 

1996-2011 : Partner I ; dimensions (L/ l/ H) : 4,37/ 1,72/ 1,81 m.

 

2002 : Restylage.

 

2008 : Partner II ; nouvelles dimensions (L/ l/ H) : 4,38/ 1,81/ 1,81 ou 1,84m (version surélevée).

 

2012 : Restylage.

 

2015 : Restylage.

 

03/ 2017 : Version électrique de 67 ch et 200 NM de couple (batt Li-ion 22,5 kWh)

 

 

2018 : Rifter : nouvelle dimensions : 4,40-4,75 (version longue)/ 1,85/ 1.87 m.

Nouvelle alliance oblige, au duo Citroën-Peugeot s’ajoute l’Opel Combo et sa version anglaise Vauxhall Combo.

 

Habitacle totalement neuf, avec i-Cockpit, petit volant à double méplat et tablette centrale.