Après ceux dédicacés aux Courses de côtes et aux rallyes, c’était au championnat de la Fédération Wallonie-Bruxelles des rallyes-sprint d’effectuer sa rentrée 2021 avec l’épreuve du Condruzien. Se retrouvant au départ presque par hasard, Xavier Baugnet s’adjugeait haut la main la Division 4 tandis que Jonathan Georges l’imitait en D1-2-3. En historique, Émile Tollet l’emportait chez les « classic » alors que  Christophe Le Nouvel en faisait de même en S/R.   

Organisé comme de coutume dans la région de Haversin (Ciney) par l’Automobile Club Namur, le Rallye-Sprint Condruzien permettait aux animateurs habituels de ces compétitions d’en découdre à nouveau après une longue absence. La crise sanitaire ayant contraint la fédération francophone (ASAF) à un étalement des compétitions sur les saisons 2020-2021, l’épreuve cinacienne constituait en réalité la 3ème manche du championnat puisque seules les épreuves de la Lhomme et du Trèfle avaient pu être disputées l’an dernier.

En Division 4 (réservée aux véhicules de haute cylindrée et/ou équipés de pneus de compétition), l’invité surprise s’appelait Xavier Baugnet au départ en dernière minute sur la DS 3 WRC habituellement utilisée par Yves Matton. Présent parmi le nombreux public ce dimanche, le « Monsieur Rallye » de la FIA n’avait finalement pu trouver le temps de se préparer correctement à la course et préférait offrir ce beau cadeau à Xavier Baugnet qui ne tardait pas à faire bon usage de cette ancienne reine du championnat du monde des rallyes. Auteur des 4 meilleurs chronos du jour, malgré 2 têtes à queues, le citoyen d’Ouffet faisait honneur à sa monture et se montrait particulièrement ravi à l’arrivée : « Cette machine c’est vraiment le top. Par le passé j’ai déjà pris beaucoup de plaisir avec des R5 mais c’est différent et difficile à comparer. J’ai pris un pied d’enfer à son volant en améliorant constamment nos temps. Ma dernière spéciale était d’ailleurs parfaite. » Derrière, Laurent Mottet n’avait nul autre but que de s’amuser, lui aussi, avec une voiture au passé mondial, en l’occurrence la Skoda Fabia WRC de la structure RSR qu’il retrouvait après avoir disputé le Rallye de Bourgogne à son volant le mois dernier. Mal réveillé au matin où il calait et concédait du temps, l’ancien double champion communautaire des rallyes retrouvait ses automatismes ainsi que la place de dauphin qui lui convenait parfaitement. Sur la dernière marche du podium, Thibaud Mazuin démontrait que l’épreuve condruzienne lui réussi particulièrement bien. Venu parfaire sa connaissance de la Peugeot 208 Rally4, il en profitait pour s’adjuger la classe 12 en devançant, notamment, la Mitsubishi Lancer Evo9 de François Ferette. Clôturant le quintet de tête, Pierre-Emmanuel Brasseur (Renault Clio RSR Rally5), digne fils de Félix-Marie, remportait pour sa part la classe 13 en dépit d’un bris de cardan lors du 3ème passage de la journée. 

En D1-2-3, où les pneus de tourisme sont obligatoires, la lutte pour la victoire s’annonçait explosive entre divers pilotes de classe 10 ayant plus que fait leurs preuves à ce niveau. Présent au départ pour se refaire une santé…morale, Jonathan Georges se montrait cependant impérial ne laissant que les miettes du dernier passage à ses adversaires. « Après notre abandon mécanique lors de l’annexe Critérium du South Belgian Rally, alors que menions les débats, j’étais dégoûté. J’ai vraiment pensé tout revendre et puis je me suis dit que j’allais venir ici pour voir et…j’ai vu et même vaincu, surtout qu’il y’avait une belle opposition. Me voici regonflé à bloc pour la suite de mon championnat Critérium mais il n’est pas impossible qu’on me revoit aussi sur d’autres courses ASAF », confiait, radieux, le pilote de la Renault Clio RS rouge.

Derrière, Fabrice Marcolongo en surprenait quelques-uns en plaçant sa Peugeot 206 RC d’emblée au 2ème rang du classement général, position que la lionne n’allait plus quitter jusqu’ à l’arrivée et qui ravissait totalement son pilote. Avouant un départ trop sage le matin, Eddy Marique se fâchait en réalisant le dernier meilleur temps du jour. De quoi détrôner Laurent Cravillon (Renault Clio RS) du podium final pour 3 minuscules dixièmes de secondes. Pas de quoi, toutefois, entamer la bonne humeur du liégeois, ravi d’avoir pu faire vivre à son fils sa première expérience familiale dans le baquet de droite. Cinquième, Geoffray Vecoven parvenait à nouveau à faire bon usage de sa VW Golf 2 GTi 16v. Il précédait Damien Marée (Peugeot 306 GTi) et Thibaud Janty (Renault Clio 16v). A la 8ème position finale, Axel Docquier (Opel Corsa GSi 16v) se montrait le meilleur en classe 9 et devançait d’ailleurs au classement général son dauphin, Nicolas Colyns, 9ème sur une Citroën Saxo 16v au look de « S1600 ». Fermant la marge du top 10, Bruno Mathieu (DS 3 R3) assurait la jonction et devançait l’inusable Philippe Brion (VW Polo GT) qu’une récente opération de la hanche n’empêchait pas de remporter brillamment, et avec la manière, la classe 8.  

Dans les autres catégories, Sébastien Mauroit se classait au 14ème rang final et profitait du retrait de Christophe Thonon (BMW 325i E36 Coupé) pour imposer une autre bavaroise en classe 11. Concluant sa course à la 21ème place finale, David Bossicart survolait la classe 6 sur sa VW Golf 2 GTi 16v. Il précédait au classement général un autre vainqueur de catégorie, en l’occurrence Michaël Lottefier (Peugeot 106) qui faisait figure d’épouvantail dans une classe 5 pourtant bien fournie. Beau 26ème sur sa Suzuki Swift GTi, Valentin Soupart (le fils d’Emmanuel) décrochait cette fois la timbale en classe 4, une semaine après être passé tout près déjà lors des Boucles Chevrotines. Enfin, Fernand Verdin (BMW 325i) et Sébastien Fréhisse (Renault Clio 3RS) s’adjugeaient respectivement les classes 7 et 2. 

Chez les Prov’Historic, la bagarre faisait rage à tous les niveaux. Du côté des « classic », si Benjamin Defesche était le plus prompt à s’élancer, il devait ensuite faire face à un Emile Tollet des grands jours. Le pilote de la Ford Escort MK2 devançant finalement celui de l’Opel Ascona i240 de 14,2″. Dans le classement réservé aux véhicules ne répondant plus à la fiche d’homologation d’époque (SR), on retrouvait au départ 2 pilotes ayant désormais choisi de jouer la carte de l’historique à savoir Philippe Castremanne et Christophe Le Nouvel. Si leurs moteurs 1300cc n’affichent peut-être pas la plus grosse cylindrée au départ, leur gros cœurs bien connus permettent largement de compenser ce handicap. Parti le plus vite, le pilote de la Suzuki Swift devait subir la riposte de celui de la Peugeot 205, si bien qu’à mi-course ces deux-là n’étaient séparés que de 4 dixièmes de seconde. L’abandon du spécialiste Suzuki (mécanique) mettait fin à un somptueux duel qu’on aurait voulu voir se prolonger jusqu’au terme. Se voyant offrir la victoire sur un plateau d’argent, Christophe Le Nouvel démontrait qu’il n’y a pas qu’en Course de Côte qu’il faut se méfier de lui. Auteur du meilleur temps lors du dernier passage, Johan Van Den Dries offrait le doublé aux Peugeot 205. Sur sa BMW E30, Jean-François Gilles complétait le tiercé final. 

La prochaine manche du championnat verra les animateurs prendre la direction de la province de Liège à l’occasion du Rallye-Sprint « Micky », le dimanche 29 août prochain.  

FICHE TECHNIQUE – RALLYE SPRINT CONDRUZIEN

Troisième manche du Championnat FWB des Rallyes-Sprints 2020-2021

Météo : Alternance de temps sec et de légers passages pluvieux

Participants : 88

Classés : 59 (67 %)

Principaux abandons : L. Léonard (pompe à essence ES1); B. Gillot (roue arrachée ES1) ; P. Bomblé (moteur ES1); E. Debaty (surchauffe moteur ES2); J. Tomballe (cardan ES2); S. Soyeurt (mécanique ES2); P. Castremanne (mécanique ES3); C. Thonon (mécanique ES3);  

Leaders successifs :

D4 : X. Baugnet (ES1-4). 

D1-2-3 : J. Georges (ES1-4).

PH Classic: B. Defesche (ES1); E. Tollet (ES2-4).

PH SR: P. Castremanne (ES1-2); C. Le Nouvel (ES3-4).

Prochain rallye-sprint FWB : Micky, le 29 août

CLASSEMENT (www.asaf.be/annee_en_cours/classements/classements.htm)

Division 4 :

1. X. Baugnet-T. Dallo (DS 3 WRC-1er 4/14) en 30’25

2. L. Mottet-B. Falmagne (Skoda Fabia WRC-4/14) +1’13

3. T. Mazuin-K. Fernandez (Peugeot 208 Rally4-1er 4/12) +1’56

4. F. Ferette-J. Deneumoustier (Mitsubishi Lancer Evo9-4/14) +2’53

5. P-E. Brasseur-M. Sevrin (Renault Clio RSR Rally5-1er 4/13) +4’01

6. L. Lemmens-P-H. Duchesne (BMW Compact M2000-4/14) +4’27

7. P. Schrooten-Claassen (BMW Compact 323Ti-4/14) +5’51

8. Grandjean-Godfrin (Opel Corsa C GSi-4/13) +5’51

9. C. Fiasse-B. Mahy (Renault Clio R3T-4/13) +6’22

(9 classés)

Divisions 1-2-3 :

1. J. Georges-P. Lemaire (Renault Clio RS-1er 3/10) en 32’58

2. F. Marcolongo-F-X. Roger (Peugeot 206 RC-3/10) +23″

3. E. Marique-E. Lesire (Opel Astra GSi 16v-3/10) +32″

4. L. et H. Cravillon (Renault Clio RS-3/10) +32″

5. Vecoven-Van Huffel (VW Golf 2 GTi 16v-3/10) +37″

6. D. Marée-N. Tirtiaux (Peugeot 306 GTi-3/10) +1’02

7. T. Janty-C. Jacquemin (Renault Clio 16v-3/10) +1’11

8. A. Docquier-S. Graux (Opel Corsa GSi 16v-1er 3/9) +1’37

9. N. Colyns-N. Kielbasa (Citroën Saxo M1600-3/9) +2’04

10. B. Mathieu-F. Boussifet (DS 3 R3-3/10) +2’20

11. P. et J. Brion (VW Polo GT-1er 3/8) +2’31

12. P. Renard-Praille-S. Haquet (Peugeot 306 GTi-3/10) +2’37

13. P. et C. Hurdebise (Peugeot 106-3/9) +2’39

14. S. Mauroit-M. Poncin (BMW 325i-1er 3/11) +2’54

15. F. Nagel-J. Grandmont (Peugeot 106-3/9) +3’10

21. D. Bossicart-A. Renoy (VW Golf 2 GTi 16v-1er 2/6) +4’16

22. M. Lottefier-L. Gauthier (Peugeot 106 GTi-1er 2/5) +4’25

26. V. Soupart-Y. Robert (Suzuki Swift GTi-1er 2/4) +5’33

40. F. Verdin-M. Hallin (BMW 325i E36-1er 2/7) +8’26

41. S. et A. Fréhisse (Renault Clio 3 RS-1er 1/2) +9’39 

(42 classés)

Prov’Historic Classic :

1. E. Tollet-L. Gillet (Ford Escort MKII-1er PH/18) en 36’55

2. B. et L. Defesche (Opel Ascona i240-1er PH/19) +14″

3. C. Leclercq-C. Doneux (BMW 323i E21-PH/19) +1’13

4. L. Renard-L. Demonté (Ford Escort MKII-PH/18) +2’23

5. M. et X. Doneux (Opel Kadett GT/E-PH/18) +5’50

(5 classés)

Prov’Historic S/R :

1. C. Le Nouvel-C. Focant (Peugeot 205-1er PH/SR) en 34’34

2. J. Van Den Dries-Y. Burlet (Peugeot 205 Rallye) +47″

3. J-F. Gilles-J. Frankenne (BMW 320i) +3’57

(3 classés)

Source: Com