Essai Renault Mégane RS280 EDC (25.10.2018)

Avec sa Mégane IV, Renault nous propose la 3e mouture de sa version R.S. La version sortante avait fait sensation, qu’en est-il de la nouvelle qui, signe des temps, au contraire de sa devancière qui n’était prévue qu’en 3 portes, est a contrario exclusivement commercialisée en 5 portes. (Marc LACROIX)

Story :

  • 2003 : Mégane II = 1ère badgée RS ;
  • 2009 : Mégane III (seulement en Coupé) ;
  • 2016 : présentation Mégane R.S. IV (septembre – Salon de Francfort) ;
  • 2018 : Mégane IV (seulement en 5 portes).

 

Dimensions

A. 4.36m ;

B. 1.80m ;

C. 1.45m ;

D. 2.67m ;

Finitions : Sport & Cup (Différentiel mécanique, Châssis Cup rabaissé, étriers de frein

rouges : 1700€)

Prix : de 35.450 à 37.150€ (hors options)

 

 

 

Equivalents

Renault Mégane RS 4.36m 280 ch dès 35.450€
Peugeot 308 GTI 4.25m 270 ch dès 35.199€
Hyundai i30 N 4.34m 275 ch dès 31.249€
Honda Civic Type R 4.52m 320 ch dès 37.850€
Seat Leòn Cupra R 4.27m 300 ch dès 38.850€
Volkswagen Golf GTI 4.26m 245 ch dès 35.110€
Volkswagen Golf R* 4.26m 310 ch dès 43.280€
Ford Focus ST 4.36m 250 ch dès 31.550€
Ford Focus RS* 4.36m 350 ch dès 40.620€
Audi S3 Sportback 4.24m 310 ch dès 45.650€
BMW M140i 4.32m 340 ch dès 45.350€

* 4 roues motrices

 

 

Design

Exclusivement proposée en 5 portes, la Mégane R. S. se pare d’éléments de carrosserie spécifiques qui lui confèrent un look subtilement dynamique. Par rapport à la Mégane “traditionnelle”, elle s’élargit (+6 cm à l’avant et 4,5 cm à l’arrière) et s’abaisse (5 mm).

Soulignons ces antibrouillards qui rappellent un drapeau à damier à l’avant et l’énorme sortie d’échappement intégrée au non moins imposant diffuseur arrière.

 

 

Habitacle

Mis à part bons sièges Sport, pédalier alu, volant à méplat et point milieu, touches d’Alcantara, tissus « carbone » et surpiqures rouges ci et là, l’habitacle ne se démarque pas beaucoup de celui de la Mégane “classique”.

Moteurs

Le 4 cylindres 1,8 litre Turbo est connu pour être le même bloc que celui utilisé par la nouvelle Alpine A110 mais ici avec 30 ch de plus à 280 ch, associé à boîte mécanique ou EDC à double embrayage (1800€). Le tout pour 1407 kg.

 

Notre version d’essai

41.640€ (options Teinte métal “Orange Tonic » (1600€), Sellerie Cuir/ Alcantara (1000€), Radio/ écran tactile 8”7/ Bluetooth, Jante Interlagos 19”, R. S. Monitor).

 

 

A l’usage

Prenons place à bord ; position de conduite parfaite ; maintien des sièges “sport” excellent ; les commandes tombent bien en main ; la tablette multimédia dressée sur le tableau de bord est toujours aussi ergonomique.

 

Si d’aucuns jugent les palettes de commande de boîte EDC pas suffisamment grandes, cela ne nous a pas vraiment gêné… Et en pratique, les rapports passent à la volée. Sans rupture. Les accélérations sont franches mais le dynamisme s’estompe à l’approche de la zone rouge. Tout ceci se vit sur fond d’un sonorité moteur qui varie selon le mode sélectionné pour se faire pétaradante sur le plus affûté ; de quoi attester du caractère de l’engin.

 

Si a priori 280 ch peuvent paraître un peu juste par rapport à ce que propose la concurrence de nos jours, a fortiori pour plus de 1.4 tonne (ce qui n’en fait pas la plus légère), la Mégane R.S se révèle très affutée. Cela dit, venant d’une Alpine A110 la semaine précédente (pour rappel même moteur mais à 250 ch pour 1080 kg), la Mégane est clairement moins incisive. Pas anormal…

 

Le châssis allie confort et efficacité, notamment grâce aux 4 amortisseurs à butées hydrauliques, une des deux grandes nouveautés de cette R.S. IV. Les mouvements de caisse sont bien maîtrisés, la voiture vire totalement à plat.

 

Autre grosse nouveauté technique, le système de roues directrices 4Control (roues arrière braquent dans le sens opposé des roues avant en dessous de 60 km/h et dans le même sens au-dessus de 60 km/h, 100 km/ h en mode « Race« ) qui complète ainsi parfaitement le train avant à pivots indépendants. Si, comme souvent avec ce type de dispositif, cela peut être un peu déconcertant au début, on s’y fait au fil des kilomètres et l’on en apprécie l’efficacité. Légèrement réactive du train arrière à la levée de pied, la Mégane R.S. n’est jamais brutale. Pour le reste, elle se pose et enroule.

 

Si l’on doit regretter quelque chose, c’est un manque de consistance de la pédale de frein (dosage pas toujours évident), bien que fondamentalement le freinage nous soit apparu plus progressif que sur l’ancienne génération. En usage dynamique, on pourra aussi un peu déplorer une direction qui manque un peu de « mordant ».

 

BILAN

Indéniablement, la force de la Mégane R.S, ce sont ses qualités routières ; même malmenée, elle brille par son efficacité comportementale. Le moteur et la boîte suivent, les performances sont d’un excellent niveau et le confort demeure en usage moins sportif. Bref, cette Renault remplit parfaitement son rôle de sportive polyvalente. Que demander de plus ?