Jamais une Acura ne s’est imposée au classement général des 24 Heures de Daytona. Là où Penske Racing a échoué ces dernières années, Wayne Taylor Racing l’a réalisé dès sa première tentative avec le constructeur américano-nippon ! Une fois de plus, le Rolex 24 a réservé une course haletante avec de nombreuses neutralisations, des bagarres à couteaux tirés et des écarts rikikis au baisser du drapeau à damier. Cinq DPi ont ainsi terminé dans la même tour, trois étant seulement regroupées en six secondes. Magique !

A l’issue de cette guerre de Floride, c’est l’Acura ARX-05 n°10 qui a tenu bon. Felipe Albuquerque, Ricky Taylor, Alexander Rossi et Helio Castroneves ont vécu une course quasiment sans problème pour s’assurer la victoire pour seulement 4 petites secondes.

Dans le fief du Ally Cadillac Racing, on pouvait surement regretter l’accrochage survenu à quelques heures de l’arrivée et qui a impliqué Kamui Kobayashi. Le Japonais, épaulé par Jimmie Johnson, Simon Pagenaud et Mike Rockenfeller, s’est arraché les tripes en fin de course pour souffler in extremis la médaille d’argent au nez et à la barbe de la Mazda DPI n°55 de Jarvis-Tincknell-Bomarito. Toutefois, cette troisième place est inespérée dans le clan nippon, le prototype blanc ayant entre autres perdu trois tours suite à un problème d’éclairage. Le quinté de tête est complété par l’Acura n°60 Meyer Shank Racing de Montoya-Cameron-Pla-Almendinger et la Cadillac n°01 Chip Ganassi Racing de Magnussen-Dixon-Van der Zande qui aurait pu s’imposer sans moult péripéties dont une crevaison à cinq minutes de l’arrivée.

Triplé des Oreca-Gibson en LMP2 avec un triomphe pour l’exemplaire du Era Motorsports engagé pour Paul-Loup Chatin, Dwight Merriman, Kyle Tilley et Ryan Dalziel. Malgré quelques soucis électriques, le quatuor a eu le dernier mot face à Farano-Aubry-Buret-Vaxivière (Tower Motorsport) et Lux-Defrancesco-Schiller-Mies (Dragonspeed). L’unique podium belge de cette édition 2021 est pour Mühlner Motorsports. L’équipe de Bernhard Mühlner a cueilli la troisième place en LMP3 avec la Duqueine n°6 de Krantz-Hörr-Koch-McAleer derrière la Ligier n°74 Riley Motorsports de Robinson-Andrews-Spigot-Askew et n°33 Sean Creech Motorsports de Willsey-Barbosa-Boyd-Clairay.

En GTLM, si on retiendra surtout l’incroyable accrochage entre la Porsche 911 RSR n°79 WeatherTech Racing et la BMW M8 n°25 Team RLL qui a semé la panique dans le peloton des GT, c’est Corvette Racing qui s’offre un implacable doublé avec la n°3 de Garcia-Taylor-Catsburg devant la n°4 de Milner-Tandy-Sims. BMW complète le podium avec la M8 n°24 de Krohn-Edwards-Wittmann-Farfus. Quatrième place pour la Ferrari 488 GTE n°62 Risi Competizione de Gounon-Pier Guidi-Calado-Rigon.

Nos deux Belges de service n’ont pas été vernis en GTD. Jan Heylen termine au pied du podium sur la Porsche 911 GT3-R n°16 Wright Motorsport qu’il partageait avec Trent Hindmann, Klaus Bachler et Patrick Long. Un accrochage avec une autre GTD a bien failli anéantir la course de la Porsche bleue. En soi, voir l’équipe de Ryan Hardwick finir à cette position est positif au vu des déboires rencontrées depuis le ROAR. Laurens Vanthoor n’a pas vécu le plus beau week-end de sa vie. La Porsche 911 GT3-R n°9 du Pfaff Motorsports que pilotait le Limbourgeois a définitivement perdu pied après qu’un souci mécanique l’ait longtemps immobilisée à son stand. Vanthoor et ses équipier Zac Robichon, Matt Campbell et Lars Kern finissent à la 12ème place d’une catégorie dont Mercedes-Benz se fera un plaisir de régler l’addition. La marque allemande signe le doublé avec une victoire implacable de l’AMG-GT3 n°57 Winward Motorsport de Engel-Ellis-Ward-Dontje devant la n°75 Sunenergy1 de Marciello-Habul-Stolz-Grenier.

Prochain rendez-vous pour le WeatherTech SportsCars Championship à la mi-mars avec les 12 Heures de Sebring.

M.B