Bedoret, Gallet et Jacob, les favoris ont assuré, Delleuse s’impose en Prov’Historic SR

Sébastien Bedoret a idéalement préparé le Rallye de Wallonie (J. Fiasse)

Alors qu’il ne comptait uniquement que pour le championnat hennuyer de la discipline, le Salamandre Rally proposait une affiche de grande qualité. Si les étrangers étaient nombreux et attendus, leur mécanique voyait les choses autrement et ils n’inquiétaient finalement pas les références locales pour la victoire. Assurément, la région de Beaumont pouvait être fière de ses représentants puisque ce sont ces derniers qui s’illustraient tant en moderne qu’en historique.

Au terme d’une épreuve ensoleillée de bout en bout, les organisateurs du Salamandre Rally étaient ravis du week-end passé. Malgré la période pascale, les quinze spéciales au programme ont pu être disputées par une très grande majorité des concurrents. Pourtant le parcours délicat de la région de Beaumont ne manquait pas de pièges, de quoi en surprendre plus d’un à l’une ou l’autre occasion. Ouvrant la route, les véhicules historiques offraient un fameux apéro aux nombreux spectateurs qu’ils soient occasionnels ou passionnés. Avec des équipages venus du Luxembourg, de France, du Pays-Bas, d’Allemagne, de Suisse, du Royaume-Uni, d’Irlande ou encore du Danemark face aux Belges de toutes les communautés du pays, l’affiche était de toute beauté.

Christophe Jacob était doublement heureux, tant comme pilote que comme organisateur (J. Fiasse)

N’arrivant malheureusement pas au terme de la première spéciale suite à des soucis d’injection, le Suisse Florian Gonon et sa Ford Escort MK2 ouvraient la liste des abandons. Malgré un premier chrono identique à celui du local Christophe Jacob sur une autre MK2, l’Allemand Georg Berlandy devait aussi en rester là suite à un souci de pont sur son Opel Kadett GT/E. Pendant ce temps, Raphaël de Borman n’avait pas attendu la concurrence et on s’attendait à un beau duel d’Escort avec Christophe qu’il précédait de 10 secondes avant des soucis de direction. De quoi faciliter une nouvelle victoire, malgré un embrayage récalcitrant efficacement résolu par son assistance, de Jacob par ailleurs très investi au sein de l’organisation. Pour l’ensemble de celle-ci, la venue de Jimmy McRae et son originale Vauxhall Magnum était un réel honneur. Et du haut de ses 75 ans, le papa de Colin se classait quatrième derrière son compatriote anglais Tim Freeman et un Christophe Devleeschauwer ravi de compléter un podium de MK2. A domicile, Marvin Jussiant et son Opel Corsa rentraient dans le top 10 et gagnaient la classe devant ses nombreux supporters. Du côté du classement PH/SR qui réunit les anciennes qui ne sont plus conformes à la fiche d’homologation de l’époque, Christian Delleuse faisait briller son MK2 sur une épreuve qu’il affectionne particulièrement. Orphelin de sa cinquième vitesse en dernière boucle, il parvenait néanmoins à contenir Chris White et Rik Vannieuwenhuyse. Une nouvelle fois en Escort mais très surpris de se voir reclassés en SR en cours d’épreuve pour cause de non-conformité des lames de ressort sur leur Escort.

En moderne, Sébastien Bedoret était le grand favori sur une épreuve qu’il abordait comme une belle séance d’essais à domicile avant le Rallye de Wallonie. Même s’il n’a pas cherché le dernier carat, le pilote de Donstiennes n’avait aucune difficulté à s’imposer avec près de cinq minutes sur la concurrence ! Excellent deuxième avec sa Suzuki Swift Maxi 2000 Evo en première boucle, le Danois Kenneth Madsen devait ensuite ranger sa fameuse monture après des soucis d’embrayage. Au terme de la première boucle, il précédait Johnny Vanzeebroeck (Mitsubishi Lancer Evo10) de dix secondes tandis que son compatriote Roland Poulsen (Fabia R5) n’était qu’à une de la Japonaise. Finalement Johnny s’imposait pour sept secondes seulement. A l’aise sur une épreuve qu’il affectionne, Manu Cantraine et son Evo9 précédait l’Evo7 de Stefan Vancraenenbroeck qui terminait dans la même seconde que Mathieu Lapaille. Avec sa jolie Peugeot 207, l’ancien vainqueur de l’épreuve gagnait sa classe 13 et finissait à une belle sixième place devant Sébastien Luis, impressionnant avec sa Citroën C2-R2 Max, qui l’imitait en 4-12.

Jamais 2 sans 3 pour Vincent Gallet avec une 3° victoire à Beaumont en D1-2-3 (J. Fiasse)

Dernier classement souvent très fourni, celui réservé aux utilisateurs de pneus de tourisme a vu la domination des Peugeot 306. Et particulièrement celle de la référence locale, Vincent Gallet, qui accrochait une troisième victoire à Beaumont avec plus de deux minutes d’avance. De retour sur l’épreuve après de longues années, Laurent Mottet contenait l’autre lionne de Cédric Pétrisot pour 18 secondes. Pourtant, ces deux derniers ont eu chaud face à une Opel Omega efficace et spectaculaire qui remportait d’ailleurs le prix dédié. A son volant, un excellent Stéphane Hubin qui surprenait tant par sa maîtrise que sa sympathie en dehors de l’auto. Une nouvelle fois, l’ambiance et le fair-play étaient bien présents. Marc Delfosse (Suzuki Swift) le confirmait en offrant ses coupes à l’excellent Gauthier Paquet (Peugeot 205) qui aurait dû occuper le top 5 et prendre la victoire de classe sans une correction de temps oubliée. Parmi les 10 premiers, Xavier De Ro remportait la classe 5 avec sa Citroën DS3 diesel pour seulement 11 secondes face à un très bon Lucas Martin (Peugeot 106). Les dernières classes étaient remportées par Thomas Cheron (Seat Ibiza en 2-6), Julien Biltresse (2-7) et les Swift de Joel Borgnet (2-4) et Luc Delfosse (1-1). Un dernier mot également sur la victoire de Benoit Coulon (Opel Corsa) en 3-9 après l’abandon d’Anthony Kirsch qui se battait pour le podium avant de casser un cardan.