Avec un podium signé dès leur toute première participation aux commandes d’une WRC, une C4 en l’occurrence (3e en 2010), une première victoire remportée dès l’édition suivante, toujours sous les couleurs de Citroën, et deux autres succès amassés depuis, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia ont toujours fait montre de réelles prédispositions sur ce rallye où leur faculté à lire la route fait notamment merveille. Seule autre manche cent pour cent bitume après la Corse, le Deutschland propose toutefois un tout autre challenge où les Rouges ont souvent montré leur savoir-faire (12 victoires, dont 11 en WRC), et c’est avec la ferme intention de reprendre leur marche en avant au championnat que les sextuples champions du monde l’abordent.

« J’arrive en Allemagne, sur un terrain où j’ai toujours été à mon avantage, avec l’objectif d’empocher un bon résultat et d’inverser un peu la tendance au championnat. », commente Ogier. « Nous avons rencontré plusieurs types de conditions atmosphériques en essais et c’est toujours positif. Disputer le camp militaire en sens inverse fait que ça peut redevenir un juge de paix, même si ces dernières années, la nécessaire gestion des pneus nous empêchait de trop attaquer. Cela reste quoi qu’il en soit une portion délicate à négocier, à l’image du rallye lui-même, où le risque de crevaisons notamment, est plus important qu’à l’accoutumée, en raison des nombreuses bordures présentes dans les vignes, comme autant des petites pierres coupantes qui pullulent dans Baumholder. »