Challenge ultime par excellence, le Rallye d’Espagne impose aux équipages de sauter d’une surface à l’autre sans temps d’adaptation. Il nécessite également que les montures soient aussi performantes sur la terre du premier jour que sur l’asphalte des deux suivants, tandis que les équipes techniques doivent accomplir le tour de force de passer d’une configuration à l’autre en un temps réduit.

Double vainqueur sortant de l’épreuve, le Citroën Total World Rally Team a déjà montré son savoir faire en la matière, et compte un total de onze victoires en Catalogne, soit cinq (2010, 2011, 2012, 2017 et 2018) depuis que la mixité de terrain est en vigueur. Avec Sébastien Ogier et Julien Ingrassia, quant à eux auréolés de lauriers à trois reprises sur ces terres (2013, 2014 et 2016), l’équipe des Rouges présente de solides arguments et nourrit donc de légitimes ambitions, même si la deuxième position en piste de l’équipage tricolore le vendredi ne constituera pas un avantage.

Mais confortés par les récents essais effectués à bord de C3 WRC, ils abordent l’événement déterminés à tenter d’inverser la tendance au championnat.

« Je suis partisan de la diversité, aussi j’affectionne ce rallye et je l’aborde avec la ferme intention d’y marquer de gros points. », commente Sébastien Ogier. « Nous n’avons pas d’autre choix que celui de reprendre des unités à Ott pour continuer à espérer. Avec l’influence de la position en piste, la première journée sur terre nous complique forcément la tâche mais je ne vais pas me poser plus de questions que d’ordinaire. Je suis confiant quant au fait que nous serons plus performants sur le tarmac, les sensations en tests étaient bien meilleures que ces derniers temps, mais seuls le chronomètre et l’adversité nous permettront de vérifier si le pas en avant réalisé est suffisamment important. »