Victoires sans opposition pour les deux pilotes

Jean-Noël Tournay n’a pas dû aller chercher le dernier carat pour l’emporter (J. Berger)

Accueillant la huitième manche du championnat de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le petit village de Vellereille-les-Brayeux aura résonné une deuxième fois aux sons de moteurs cette année. Après le rallye, c’est le rallye-sprint qui était organisé autour des éoliennes d’Estinnes. En modernes, Jean-Noël Tournay et Vincent Gallet se montraient une nouvelle fois intraitables sur ce parcours très rapide. Finalement, c’est en historique où l’on retrouvait le plus de bagarre avec Emile Tollet qui prenait l’avantage sur Frédéric Quoniou, très impressionnant pour ses débuts dans la catégorie.

Parmi les différents clubs du Hainaut, l’Estinnes Auto Club est peut-être celui qui doit le plus se battre pour réunir un plateau leur permettant d’équilibrer les importants frais d’organisation. Finalement avec 82 voitures au départ après une bonne promotion auprès des équipages, cette petite équipe très motivée se montrait plus que satisfaite par le plateau réunit en mémoire de « Balou », surnom de Bernard Grégoire disparu il y a quelques années et très actif au sein de l’écurie. Sur une spéciale show d’un peu plus de 15 kilomètres, Jean-Noël Tournay se régalait avec sa Mitsubishi Lancer Evo8 au sein d’une Division 4 réservée aux montures de hautes performances comme sa quatre roues motrices turbo, également équipée de pneus réservés à la compétition. Sur le podium de l’épreuve, on ne retrouvait que des Evo8 dont celle de Laurent Stassin qui avait l’honneur de porter le numéro 1. Et on peut dire que ce dernier lui aura porté chance puisqu’il signait sa plus belle performance depuis ses débuts en compétition. Quant à Fabrice Gomet, il continuait l’apprentissage de sa monture. Avant d’être mis hors course suite à des délais trop longs entre deux pointages, Thierry Defontaine et sa jolie BMW 130i s’offraient un joli duel avec la quatre roues motrices de Gomet. Finalement, la première deux roues motrices était celle de Jordy Rousselet (Citroën Saxo) qui effectuait la bonne opération au championnat FWB, vu l’absence de Philippe Dewulf, tout en signant d’excellents chronos avec des pneus qui restaient « de tourisme ». Il précédait son ami Frédéric Lentz, pour l’occasion au volant de la Citroën C2-R2 de son copilote Nicolas Lamy. Ils précédaient Mehdi Leeuw et son originale Daewoo Lanos à mécanique Opel, vainqueur de sa classe 13 devant Jimmy Payen et sa Peugeot 206.

Nouvelle victoire à Estinnes pour Vincent Gallet (J. Berger)

Au même titre que Tournay, Vincent Gallet et sa Peugeot 306 étaient intouchables sur ce tracé. Pilote et monture se montraient très à l’aise pour signer des chronos très proches du vainqueur de la Division 4. Dans ces Divisions 1-2-3 où les pneus de tourisme sont obligatoires, Marcel Wirtz (Mercedes 190) et Jérémy Delchambre (Peugeot 205) s’offraient une fameuse bagarre. Si le jeune Jérémy prenait d’abord l’avantage, le pilote de la propulsion parvenait à reprendre l’avantage pour quelques secondes. Derrière eux, c’est Xavier Lefebvre, moins présent ces derniers temps, qui suivait avec une autre 306. Leader du championnat malgré une sortie de route au dernier Condruzien, Sébastien Soyeurt s’alignait au départ avec une Citroën C2-R2 de location. Même s’il pouvait difficilement suivre les deux litres sur ce parcours, il compensait avec les points de la victoire en 3-9. Derrière l’autre 306 performante de Hugo Page, on retrouvait un des organisateurs, Marvin Lejeune, qui enfilait son casque pour prendre une belle septième place avec sa « petite » Clio. Il précédait Jean-Louis Delogne (Peugeot 207) et deux autres vainqueurs de classe : Jean-Julien Gaudin (Peugeot 106 en 2-5) et Fabrice Delogne (Honda Integra Type en 2-6).

Christophe Masse s’est adjugé la classe 8 (J. Berger)

Large vainqueur en Division 2, Jean-Julien confortait sa deuxième place au championnat FWB après les abandons mécaniques de ses adversaires Cédric Mirguet (boîte sur l’Opel Astra) et Cédric De Clercq (problème électrique sur la Suzuki Swift). A une excellente 13ème place du général, Christophe Masse (205) remportait la terrible classe 8 où 16 voitures étaient engagées. Si Philippe Brion (problème de boîte sur la VW Polo) ne terminait même pas la première boucle, Christophe brillait à domicile pour s’imposer six secondes devant l’excellent Patrick Scaufaire (Opel Corsa) au même titre que Guillaume Meunier (205), tous dans le top 20 du général. Sans trop de concurrence, les Swift d’Olivier Gillard et Luc Delfosse s’imposaient dans les classes 4 et 1 tout en terminant respectivement 29ème et 33ème du classement général. Avec Adeline Clemmen et Catherine Hoppe, les dames étaient également dans la course et terminaient 38èmes sur leur Skoda Félicia.

Emile Tollet a profité des erreurs de pointage de Frédéric Quoniou pour remporter le classement historique « Classic » (J. Berger)

Finalement, c’est en Prov’Historic que l’on retrouvait le plus de concurrence entre les premiers. D’abord leader, Emille Tollet était surtout heureux de ne plus rencontrer de soucis avec sa Ford Escort. Mais dès le deuxième passage, Frédéric Quoniou améliorait significativement ses chronos pour se rapprocher des meilleures modernes dans la dernière boucle. Malheureusement, l’équipage de l’Opel Kadett GTE effectuait quelques erreurs de pointage et devait laisser la victoire à Tollet qui reconnaissait les impressionnants chronos de son adversaire. Passé en « historique » comme d’autres, Marc Reynaert (VW Golf) montait sur la dernière marche du podium tout en gagnant la classe 16. Il précédait les Escort de Jean-Claude Simon et Mickaël Daussy qui grimpait dans le top 5 après la dernière boucle pour sa première course avec l’auto.

 

CLASSEMENTS GÉNÉRAUX

Division 4 :

1. J-N. Tournay-L. Mouton (Mitsubishi Lancer Evo8-1er 4/14) en 32’42

2. L. Stassin-D. Michel (Mitsubishi Lancer Evo8-4/14) +1’05

3. F. et J-R. Gomet (Mitsubishi Lancer Evo8-4/14) +1’23

4. J. Rousselet-H. Salamone (Citroën Saxo-1er 4/12) +2’06

5. Fr. Lentz-N. Lamy (Citroën C2-R2-4/12) +2’22

6. M. et V. Leeuw (Daewoo Lanos-1er 4/13) +3’13

7. J. Payen-N. Marseguerra (Peugeot 206-4/13) +3’37

8. V. Vertommen-Kar. Thiry (Ford Fiesta-4/12) +3’54

9. Chr. Clippe-Chr. Etienne (VW Golf 2-4/13) +5’37

10. J-M. Larivière-J. Cuyvers (Peugeot 106-4/12) +7’22

(10 classés)

Divisions 1-2-3 :

1. V. Gallet-M. Lapaille (Peugeot 306-1er 3/10) en 32’54

2. M. Wirtz-K. Mernier (Mercedes 190-1er 3/11) +1’27

3. J. Delchambre-A. Crapez (Peugeot 205-3/10) +1’30

4. X. Lefebvre-J. Legrand (Peugeot 306-3/10) +1’47

5. S. et L. Soyeurt (Citroën C2-R2 Max-1er 3/9) +2’09

6. H. Page-L. André (Peugeot 306-3/10) +2’14

7. M. Lejeune-J. Frica (Renault Clio-3/10) +2’42

8. J-L. et L. Delogne (Peugeot 207 RC-3/11) +3’20

9. J-J. Gaudin-A. Houbotte (Peugeot 106-1er 2/5) +3’29

10. F. Delogne-Fl. Van Den Abbeele (Honda Integra Type R-1er 2/6) +3’42

11. Ph. Talpe-D. De Winter (Peugeot 205-3/10) +3’46

12. J-Chr. Pintiaux-C. Silien (Opel Astra-3/10) +3’47

13. Chr. Masse-J. Derycke (Peugeot 205-1er 3/8) +3’58

14. Gr. Brenta-J. Herzeel (Honda Integra Type R-2/6) +4’03

15. P. Scauflaire-Ph. Boulanger (Opel Corsa-3/8) +4’04

29. O. Gillard-B. Collée (Suzuki Swift-1er 2/4) +6’10

33. L. Delfosse-A. Detré (Suzuki Swift-1er 1/1) +6’58

(39 classés)

Prov’Historic Classic :

1. E. Tollet-Chr. Knott (Ford Escort-1er PH/17) en 35’23

2. Fr. Quoniou-Chr. Van Heirseele (Opel Kadett GTE-PH/17) +59’’

3. M. Reynaert-Th. Brassine (VW Golf GTi-1er PH/16) +1’24

4. J-Cl. et G. Simon (Ford Escort-PH/17) +1’54

5. M. Daussy-M. Detry (Ford Escort-PH/17) +4’49

(7 classés)