Essai Toyota Yaris GRMN (29.08.2018)

    

Pour son retour en WRC l’an dernier, après 17 années d’absence, Toyota a développé une petite Yaris qui se montre des plus redoutables sur les routes des épreuves routières de par le monde. Il était dès lors assez logique d’attendre une version sportive commerciale de cette sage citadine et c’est précisément ce que le géant japonais a fait. Découverte de la Yaris GRMN, une série limitée exclusivement basée sur la carrosserie 3 portes et limitée à 200 exemplaires pour le Japon et 400 pour l’Europe (22 en Belgique). Mais ne vous précipitez pas, tout est déjà réservé ! (Marc Lacroix)

 

Story

1999 : Yaris (1ère génération) ;

2003 : facelift ;

2005 : Yaris 2e génération ;

2007 : Yaris TS (132 ch) ;

2009 : Facelift ;

2011 : Yaris 3ère génération ;

2014 : Facelift ;

2017 : Facelift & GRMN (pour Gazoo Racing Master of Nürburgring ; z’auraient pas pu trouver plus tordu !).

 

Dimensions

A : 3.96m

B : 1.70m

C : 1.51m

D : 1.51 m

 

 

Equivalents

Toyota Yaris GRMN 3.96m 212 ch dès 31.290€
Renault Clio RS Trophy 4.06m 220 ch dès 31.025€
Ford Fiesta ST 4.04m 200 ch dès 23.000€
VW Polo GTi 4.05m 200 ch dès 27.670€

 

Prix

Dès 31.290€ (hors options) ; TOUT EST RESERVE !

 

Design

Rien de bien précis sur la face avant, si ce n’est les Striping rouge/ noir du capot, que l’on retrouve aussi sur les flancs ; jantes alliage de 17 pouces.

 

A l’arrière, l’aileron de toit est imposant et un diffuseur fait son apparition ; sortie échappement centrale.

 

Moteur

Le 1.8-212 ch présente une spécificité inédite puisqu’au contraire de ses rivales, qui recourent au turbocompresseur, le bloc japonais adopte un compresseur ; Traction avant ; Différentiel à glissement limité Torsen.

 

Habitacle

Dans son ensemble repris à la Yaris traditionnelle, avec ses défauts (plastiques durs, présentation moyenne) et qualités (habitabilité arrière étonnamment pour le gabarit).

 

La GRMN s’en distingue à des éléments de personnalisation liés à son caractère sportif : volant de la GT86 (avec point milieu), bouton de démarrage siglé GRMN, compteurs, sièges baquets assez efficaces, pédalier et pommeau de levier de vitesses alu.

 

Coffre

286-768 lit.

 

Sur la route

Premier constat en s’installant à bord, la position n’est pas évidente. Le siège (un bon baquet) est un rien haut et, surtout, la direction n’est pas suffisamment ajustable longitudinalement (il manque un bon 5 cm mais c’est une récurrence chez Toyota en ce moment… Allez savoir pourquoi !)

Bouton poussoir. Start ! La sonorité est sympa sans en faire trop. Par contre, le moteur affiche une fâcheuse propension à prendre de l’inertie ; extrêmement désagréable… 1ère, c’est parti. D’abord, la boîte accroche un peu et, surtout, manque de consistance ; pas très en phase avec le typage de l’engin… Dommage. Pour le reste, bon étagement.

 

Plus on monte dans les tours, plus c’est chouette mais les reprises sont parfois un peu décevantes, « lourdes ».

 

Rapidement, on ressent la dureté de la suspension ; pas anormal pour une sportive. Les amateurs du genre apprécieront même ! Assez bizarrement, plus on la bouscule, plus la suspension paraît… souple, ce qui entraine un manque de rigueur dans le comportement.

 

A noter aussi le manque de sensibilité au touché pour écran central. Agaçant…

Ce que nous retiendrons de cette Toyota Yaris GRMN, que nous avions hâte de tester, c’est qu’il s’agit d’un petit joujou sympa, qui ne manque pas d’attirer les regards et attiser la curiosité. Malheureusement, elle pêche un peu par quelques lacunes (boîte, position de conduite, suspension en usage « viril »…). La faute sans doute à un budget développement serré, serré. Mais cela ne devrait pas trop tracasser Toyota, puisque tout est vendu…