La nouvelle BMW Série 4 a fait son apparition. Derrière un style qui fait couler beaucoup d’encre, voyons voir ce que ce coupé bavarois propose. Speed-Magazine a pris, pour vous, le volant de la 430i. (17.04.2021 – Marc Lacroix / illustrations constructeur)

 

NOTRE EXEMPLAIRE

Version : 430i Coupé

L / l / h : 4,77/1,85/1,38 m.

Coffre : 440 litres.

Poids : 1545 kg

Equipement série

Climatiseur automatique 3 zones, LED Headlights, antibrouillard LED, Active Guard Plus, …

Equipement optionnel

– Peinture et aménagement intérieur cuir surpiqué, M Sport Pack Pro, pack extérieur M Carbon, M Sport Pack (jantes alu, freins M Sport bleus, suspension adaptative M, inserts déco alu, volant M, kit aérodynamique M), alarme, téléphonie avec recharge sans fil, BMW Live Cockpit Navigation Professional, ouverture/fermeture automatique du coffre, sièges avant à réglages électriques, chauffants et avec soutien lombaire, siège conducteur à mémoire, Individual Lights Shadow Line, High Beam Assist, Driving Assistant, Head-Up Display, Harman/kardon Surround Sound System, …

Moteur : Essence turbo 2.0-258 ch / 400 Nm.

Boîte : Automatique 8 vitesses (Steptronic).

0-100 km/h : 5″8.

Vit. Maxi : 250 km/h.

CO2 : 160 g/km WLTP.

Prix : 50.650€ (catalogue hors option TVAC) ; notre exemplaire : 72.625€.

Puissance fiscale : 11 CV

 

DESIGN

Trait de style majeur de la nouvelle BMW Série 4, le nouveau faciès avec les gros haricots. Une spécificité déjà vue sur le gros X7, mais ici encore plus imposants !, ce qui est loin de faire l’unanimité. Pour notre part, dans un premier temps, nous n’avons pas adhéré. A force de le voir, on s’y fait peut-être un mais au bout du compte, nous trouvons cela quand même ce style à la « Mad Max » un peu « grossier », ou en tous cas manquant assurément de finesse. Et dire que, voici quelques années, on a critiqué Chris Bangle pour son style osé…

 

Bien proportionné, le style est élancé et s’étend sur une longueur étirée de 4,77m, soit 13 cm de plus que le modèle sortant ; la Série 4 est donc un grand coupé ! En vue arrière, la Série 4 exhibe de longs et fins feux arrière. Au final, et indépendamment de ce que l’on peut avoir comme avis concernant la face avant, un joli coupé bien dans la trempe de sa lignée.

 

HABITACLE

L’ambiance intérieure est très « BM » : belle qualité d’ensemble, gros tunnel entre les sièges avant, ergonomie soignée, excellents sièges baquets… Pavé numérique à vue 3D face au conducteur de 12,3″ pouces diagonale ; se complète d’un écran central de 10,25 pouces légèrement orienté vers le conducteur (commande tactile et via molette circulaire sur console). Un ensemble en fait, assez logiquement, repris à la Série 3. Les nombreuses fonctions dont nous disposions permettaient de trouver sans peine sa position idéale au volant ; appréciable est la petite partie sous genoux ajustable longitudinalement.

 

Si l’ergonomie est excellente, nous avons trouvé que le bouton de volume de radio positionné à gauche de la console n’est en revanche pas des plus logiques ; partant du principe que le conducteur dispose de la commande au volant, le bon sens eut été de le positionner à droite pour ainsi en favoriser l’accès au passager. En tant que grand coupé, la Série 4 dégage à l’arrière un espace au jambes relativement correct, mais la garde au toit « interdit » l’accès aux grands gabarits.

 

Le coffre offre lui aussi une belle capacité pour la catégorie ; rangements individuels de part et d’autre et possibilité de rabattre les dossiers arrière.

 

SUR LA ROUTE

Contact, moteur (via bouton poussoir sur console), et première (grosse!) déception. Peut-être la plus grande de cet essai : la musique… Si l’on pourra comprendre que l’évolution des choses a eu la peau des 6 cylindres, on se désolera de cette pauvre sonorité émise ici par le nouveau 2 litres 4 cylindres turbo. Sans compter que cela empire en prenant les tours… Assurément, aucun charme à ce niveau ! En mouvement, la qualité acoustique est heureusement excellente ; comme toujours chez BMW. A peine perçoit-on un léger souffle aux rétroviseurs.

 

Le volant « M » à gaine épaisse tombe parfaitement en main et renvoie parfaitement les sensations de la route, à laquelle adhère parfaitement cet excellent châssis. Le plaisir au volant reste d’actualité, avec un comportement rigoureux et dynamique. Attention toutefois sur le mouillé, où le « popotin » pourra se rappeler à votre bon souvenir ; en toute sécurité toutefois, puisque bien entendu, l’électronique veille…

 

Au bout des quelques centaines de kilomètres parcourus avec cette BMW 430i, nous pouvons en conclure qu’elle reste globalement une auto sympa et agréable à utiliser au quotidien. Cela dit, il faudra se faire au style de la face avant et, surtout, à ce moteur à la piètre sonorité, et qui ne donne jamais l’impression de « pousser franchement ». Le pire, c’est que pour ravir vos oreilles, il faudra au minimum débourser près de 20,000€ de plus (à partir de 68.250€, contre 50.650€ pour notre 430i) pour bénéficier du 6 cylindres de la M440i xDrive (374 ch), à moins de pouvoir vous offrir les 480 ch de la M4 (510 ch pour M4 Competition), encore affichée 20.000€ plus chère (à partir de 86.300€). Les petits plaisirs simples de l’automobile ne sont désormais plus très accessibles…

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