Une 2ème place pour Philippe Huart, tel a été le meilleur résultat de Ford Peerlings pour ses grands débuts en tant que team lors de la première manche de la Ford Fiesta Sprint Cup. Sans plus pouvoir compter sur l’assistance des techniciens de Belgium Racing, Philip Peerlings et ses troupes ont pris les choses en main pour leur troisième saison dans la discipline. Tomas De Backer, champion Junior en titre, a joué de malchance au point de ne pas avoir son mot à dire, tandis que le troisième homme Walter Cleynhens s’est vu contraindre de déclarer forfait après les qualifications !

“En dehors du fait que papa Eddy et Tomas De Backer connaissent Philippe Huart depuis l’an dernier, c’était, pour la plupart d’entre nous, la première fois que nous avons travaillé ensemble lors d’un week-end de course, et au bout du compte, tout s’est bien déroulé, explique Philippe Peerlings au sujet des débuts de ce qu’on pourrait appeler Ford Peerlings Racing ! Avec son expérience et son énorme bagage, Eddy s’est imposé en toute logique comme celui qu’on écoute, et il ne s’est pas contenté de gérer la voiture de son fils Tomas, s’occupant avec un égal bonheur, en compagnie de Jan Boon, du bolide de Philippe Huart. Pour moi, c’était un réel plaisir de voir tous ces gens aspirer ensemble à un bon résultat. Les chronos rapides de Tomas et Philippe ont démontré dès les premiers tours que nous étions dans le peloton de pointe, et donc que la base est bonne. Le fait que les choses se soient moins bien déroulées, nous le mettons sur le compte de la malchance. Nous n’avons pas remporté de victoire, mais notre examen d’entrée est clairement réussi !’’

Le meilleur score de Ford Peerlings a donc été l’apanage de Philippe Huart, qui a pris la 2ème place juste derrière Nathan Vanspringel et devant Kenny Herremans, après être parti de la ‘pole position’ suite à l’inversion du top 5 des qualifications.

“Je me suis fendu d’un bon départ et j’ai viré en leader au virage Tarzan, directement pris en chasse par Vanspringel et surtout Tomas, explique le Louvaniste en se remémorant le film de la Course 1. Ils sont parvenus, en plus de De Wit, à me passer, et après la neutralisation, je n’ai pas pu revenir sur Vanspringel, qui a disputé une course très solide. S’il y avait eu un petit tour en plus, j’aurais peut-être pu le menacer et convoiter la place de premier Belge. Lors de la Course 2, je me suis fait surprendre au départ, ce qui m’a renvoyé derrière des garçons et filles moins rapides, ce qui m’a fait évoluer dans le ventre mou du classement, le moteur ne donnant plus sa pleine mesure. De quoi finalement me laisser à l’arrière du classement. Le bilan du week-end reste néanmoins positif. Je suis surtout heureux de la bonne entente et de la collaboration dans le nouveau groupe créé autour de Ford Peerlings. Je me réjouis dès lors de prendre part au prochain meeting à Francorchamps…’’

Pour Philippe, le rendez-vous de Spa a une saveur particulière. C’est en effet là-bas, en 2019, lors du week-end des TCR SPA 500, qu’il avait décroché la victoire après avoir signé la pole et dominé les débats, l’emportant devant David De Saeger et Kenny Herremans !

“Vous pouvez l’écrire : Spa-Francorchamps, c’est ‘mon’ circuit ! C’est une des rares pistes sur lesquelles je me sens comme un poisson dans l’eau, surtout… s’il pleut !’’

Après une qualification solide qui lui a valu la 2ème place derrière Kenny Herremans, Tomas De Backer se retrouvait 4ème sur la première grille de départ, vu la règle du top 5 inversé. Il se fendait d’une rapide remontée, pour se retrouver aux commandes de la course après la disparition de la Safety-Car, devant Vanspringel, De Wit, Huart et Herremans

“Jusque-là, tout allait bien, l’auto était parfaite, et j’étais certain de pouvoir décrocher la victoire, se remémore Tomas. Il semble que le moteur ait quelque peu chauffé lors des tours derrière la voiture de sécurité, sous doute le résultat d’une pierre, ou quelque-chose de similaire, qui s’est logée dans le radiateur. Je n’ai eu d’autres choix que d’emprunter la pitlane afin de réparer les dommages. Je pense n’avoir jamais été aussi déçu de ma vie ! Surtout vu que j’avais les rênes de la course solidement en main…’’

Vu le manque de temps, il était impossible de transférer un autre moteur dans le châssis de la #97, et en accord avec les officiels, Tomas a été autorisé à prendre le volant de la voiture de Walter Cleynhens, qui avait choisi de ne pas prendre le départ pour des raisons de santé. Comme De Backer n’avait pas disputé la qualification avec cette auto, il était renvoyé à l’arrière de la grille de départ.

“Je n’ai jamais cessé de dépasser des voitures, et j’ai fini 4ème derrière Milan De Laet. Un week-end à oublier pour ce qui est des résultats bruts, mais ce que je veux surtout retenir, c’est que tout le monde aide tout le monde au sein de la structure totalement nouvelle de Ford Peerlings, le tout dans une ambiance bonne et relax. Je suis dès lors très confiant en vue du rendez-vous des Ardennes, début juin, bien décidé à offrir à Ford Peerlings, Race Winning Brands et Wiseco une première, et certainement pas dernière victoire !’’

On ne verra hélas plus Walter Cleynhens au volant de la Fiesta #96 ! Après ses problèmes de cœur en 2018, le contraignant à mettre un terme précoce à son retour en compétition, il est contraint de raccrocher le casque sur les conseils de son médecin.

“La santé prime, et nous comprenons très bien cette décision, explique Philip PeerlingsNous sommes désormais en quête d’un pilote de remplacement, et nous avons déjà eu des contacts avec quelques sérieux candidats afin de dompter notre troisième Fiesta.’’

Source: Com