Après deux week-ends sur le circuit italien de Misano et son homologue britannique de Silverstone, le Blancpain GT Sports Club se trouve à l’aube de son troisième rendez-vous sur le tracé français du Paul Ricard. Avec la Blancpain GT Series Endurance Cup et le Lamborghini Super Trofeo, le GT Sports Club s’inscrit dans le cadre d’un superbe week-end au Castellet, pas très loin de Marseille. Avec ce troisième meeting, on en est déjà à la moitié du championnat, ce qui permet de dresser un premier bilan.

Vice-champion au terme de la saison 2016, Nicolas Vandierendonck, qui a gagné en performance la saison dernière avec la Corvette C6 ZR1 GTE de l’équipe SRT, revient avec des sentiments mitigés sur les deux premiers meetings de l’année à Misano et Silverstone, n’ayant pas décroché un seul podium. Lors des tests hivernaux, Vandierendonck avait dû choisir entre Lamborghini et Mercedes, échangeant finalement la Corvette GTE contre une Lamborghini Huracán GT3 de l’équipe Ombra Racing.

Nicolas Vandierendonck: “Vu le déroulement sportif du coup d’envoi de la saison à Misano, nous avons été rapidement fixés. La concurrence est très solide, et lors des qualifications, nous étions 10 voitures dans la même seconde. Durant la Course de Qualification, j’étais dans le rythme, mais un autre concurrent m’a touché. Lors de la Course Principale, il m’est arrivé une aventure similaire. J’ai de nouveau été accroché, ce qui m’a laissé sans le moindre point au bout du week-end.’’

A Silverstone, les actions de l’homme d’affaires flamand sont reparties à la hausse. Il signait le 3ème meilleur chrono des qualifications sur un total de 22 voitures présentes. Lors de la Course de Qualification, il croisait le drapeau à damier en 4ème position, à 29 centièmes de seconde du podium. C’est également une 4ème place qui l’attendait lors de la Course Principale. Ce qui a permis au pilote belge de revenir à la 6ème place du championnat, quand bien même ce n’est pas cela qui retient son attention pour l’instant.

Quand les résultats suivent, les classements s’améliore de lui-même, explique Nicolas. Pour l’heure, on fait tout notre possible pour apprendre dans ses moindres détails la Lamborghini, et ainsi déterminer un bon set-up. Un troisième temps derrière deux autres Lamborghini à Silverstone, sur une piste mouillée, constituait un bon résultat, mais nous n’avons pas été en mesure de le traduire cela en course par un podium, avec au bout du compte deux 4èmes places. J’ai perdu une place sur le podium en commettant une erreur lors d’un freinage. Pour le reste, la voiture constitue un grand challenge. Elle génère énormément d’appui aérodynamique comparé à la Corvette, ce qui permet de freiner beaucoup plus tard dans les virages. Nous nous sommes bien entraînés au Paul Ricard, mais on doit composer avec des brides plus petites que lors des premiers meetings. Il faut donc faire preuve de patience. Le passage de la Corvette à la Lamborghini est gigantesque. Je dois reconnaître que la Corvette, avec son couple monstrueux, était une super voiture qui m’a permis de décrocher consécutivement deux titres de vice-champion en Supercar Challenge et en GT Sports Club. Mais l’auto a vieilli et ne peut plus se défendre face aux GT3 de la dernière génération, surtout en termes d’appui aérodynamique.’’

A terme, je pense que je peux me rapprocher des chronos de l’expérimenté Cédric Leimer avec sa Lamborghini. Mon objectif est de signer des podiums avec cette voiture, et au moins remporter une course. Ce sera difficile et on va beaucoup travailler pour y parvenir. Je trouve par contre assez dommage que les pilotes réguliers du championnat doivent abandonner des points à des concurrents qui ne font qu’une ou deux apparitions, à l’exemple de Minshaw et Perfetti. Il faudrait évoluer vers un système précisant qu’il faut prendre part à un nombre minimum d’épreuves afin de pouvoir prétendre à une place au classement du championnat’’, conclut Nicolas Vandierendonck.

Rendez-vous sur l’une des marches du podium du Paul Ricard ?