Et de sept ! Sébastien Ogier a donc fait parler l’expérience en remportant le Rallye de Monza et en profitant parfaitement de l’abandon de son rival et non moins équipier Elfyn Evans pour décrocher sa septième couronne mondiale. Le Gapençais n’est plus qu’à deux longueurs de la montagne Loeb.

Présent dans le Temple de la Vitesse, SPEED Magazine a pu s’entretenir avec le pilote Toyota qui a l’élégance de contenir sa joie sachant que son employeur a raté le titre constructeurs face à Hyundai et son voisin de tonnelle s’est mis au tapis samedi après-midi. « L’autre Seb » se bonifie-t-il comme le bon vin au fil des ans et des titres ?

« Que dire ? », souffle Ogier au micro de SPEED Magazine. « Ce fut une saison très particulière. En fait, nous n’avons pas beaucoup eu la sensation d’être dans une vraie saison pour les raisons que l’on sait, hormis en début d’année. Nous avons perdu pas mal de temps pendant l’été alors que la situation était plus ou moins sous contrôle et puis, ça a de nouveau dégénéré. »

« Vu que beaucoup de rallyes sont passés à la trappe, il a fallu prendre chaque manche une par une », souligne-t-il. « Avec Julien, nous nous sommes plutôt bien débrouillés. Nous avons tout donné et fait le travail, sauf peut-être en Suède. Quand nous sommes arrivés à Monza, nous étions loin d’être assurés que ça le ferait pour le titre vu que nous avions 14 points de retard sur Elfyn. »

« Fidèle à notre stratégie, nous avons donné le maximum, mis la pression sur Elfyn et ça a payé. Mais nous n’avons jubilé quand il est sorti car c’était synonyme de perte du titre constructeurs pour l’équipe. A l’arrivée de la Power Stage, je ne me suis pas totalement relâché car cette spéciale était très chaotique. Je me suis contenté d’assurer et je savais que je ne serai pas le plus vite. J’ai quand même préféré attendre le point stop pour être sûr que c’était dans la poche. Jusqu’au bout, je me suis peur, comme avec les essuie-glaces qui se bloquent à 3km de la fin et qui faisaient que je n’y voyais plus rien alors qu’il restait quelques passages très étroits à traverser ! »

« Notre victoire de ce week-end est complètement liée à Toyota. Mine de rien, ils sont très heureux de nous voir champions et dans tous les cas, nous signons le doublé au championnat pilotes. C’est quand même paradoxal que nous ne soyons pas champions chez les constructeurs. Je pense que les règles sont un peu bizarres à ce niveau-là. »

Vous pourrez retrouver la totalité de l’interview du nouveau septuple champion du monde des rallyes dans le numéro 38 de SPEED Magazine qui paraîtra prochainement. En attendant, bravo Seb, Julien et Toyota, et champagne !